référence : http://listes.cru.fr/arc/liste-gepi/2005-02/msg00003.html
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Annonce COJEP Louise Grenier



LE COJEP

Séminaire

Samedi le 5 mars 2005 à 9h30

Lieu : Café Menthe & Persil (5866, de Lorimier)

Nous démarrons le 5 mars prochain une série de rencontres mensuelles sous forme de séminaire.  Pour débuter, nous aborderons le texte de Freud « L'Esquisse d'une psychologie scientifique ». Ce texte sera présenté par Denis Paré, psychologue, psychanalyste.

 

Référence : La naissance de la psychanalyse publiée aux PUF

(À noter qu'il existe une autre traduction de ce texte faite par Mme Suzanne Hommel que l'on peut télécharger sur le site web lutecieum.

 

Bienvenue à tous

Michèle Lafrance : pour plus d’information :

m-lafrance@videotron.ca ou téléphone : 382-2760

 

Présentation du Séminaire

Dans cette rencontre, il y aura présentation de l’Esquisse d'une psychologie scientifique (l’Entwurf, automne1895) de Freud en tant que cette œuvre occupe une place fondamentale dans l'histoire et la naissance de la psychanalyse. Celle-ci nous livre les premiers fondements d’une théorisation du fonctionnement psychique ainsi que les concepts essentiels d’une métapsychologie qui n’a pas encore vu le jour tels que : le principe d’inertie, les processus primaires et secondaires, le préconscient et l’inconscient, l’après-coup, l’inhibition comme fonction du moi, etc. C’est dans l’Esquisse d’ailleurs que Lacan a repéré  « la Chose » (Das Ding), qu’il définira comme étant ce qui de l’objet, de ce premier Autre, la mère, cette étrangère se dérobe à toute symbolisation.

 

Comme nous allons le voir lors de ce séminaire, ce projet de Freud visait particulièrement à représenter le fonctionnement de l’appareil psychique en langage neurophysiologique et ainsi « à faire entrer la psychologie dans le cadre des sciences naturelles », selon ses dires, et par le fait même à lui donner un statut scientifique. Cependant, l’Esquisse ne semble pas avoir conservé, le même investissement pour Freud que ses autres écrits puisqu’elle n’a été publiée qu’à titre posthume. Alors, comment interpréter ce changement concernant la direction donnée à ce projet? Faudrait-il voir dans cette situation que l’approche en terme neuronale préconisée d’emblée n’ait plus été satisfaisante? Ou trop limitative? Ou encore, l’expérience de la clinique et l’attention particulière vouée à l’interprétation des rêves (Traumdeutung 1900, considéré comme la suite de l’Esquisse) ont-ils contribué à privilégier un monde de langage, de mots, de signifiants à celui basé sur la neurophysiologie?

Finalement, en considérant la montée fulgurante et omniprésente du paradigme scientifique de nos jours et celle aussi influente des neurosciences dans le domaine de la psychologie et de la psychiatrie, ne faudrait-il pas s’attendre à voir venir la possibilité de re-découvrir cette œuvre,  l’Entwurf ?

Denis Paré

Louise Grenier
Courriel : grenier.louise@uqam.ca