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RAPPEL: COLLOQUE PERALDI.27.04.07 Louise Grenier



Title: Rapport élégant
N. B. : Voir aussi le fichier joint

colloque du

GROUPE D’ÉTUDES PSYCHANALYTIQUES INTERDISCIPLINAIREs

Université du Québec à Montréal(GEPI)

FRANÇOIS PERALDI  PAR LUI-MÊME

ÉCRITS PSYCHANALYTIQUES, SOUVENIRS D'UNE VOIX

 

27 AVRIL 2007

Salle DS-1950

Pavillon de Sève, UQAM, 320 rue Sainte-Catherine est, Montréal

ENTRÉE LIBRE

  

RÉSUMÉ DE L'ARGUMENT

François Peraldi (1938-1993), psychanalyste franco-québécois, aimait s'entourer d'étudiants, de psychanalystes et d’intellectuels d’horizons divers qui comme lui ne se satisfaisaient pas des discours psychanalytiques normatifs. Lecteur passionné de Freud et de Lacan, de Heidegger et de Barthes, il était mû par un puissant désir de communiquer : homme «de paroles» dans ses séminaires et conférences, homme de l'écrit à travers journaux personnels, articles et séminaires. Ses travaux nous frappent par leurs qualités littéraires et la diversité des sujets étudiés, mais aussi par une élaboration qui lui est propre quand elle interroge certaines conceptions de l'Œdipe, la théorie du sujet chez Freud et le concept de pulsion de mort.

Peraldi ouvrait des champs peu explorés et butait parfois sur des idéologies aujourd’hui délaissées ou remises en cause : féminisme, marxisme, défense de la polysexualité. Une réflexion critique s'imposait donc pour examiner les contenus et impacts de ses travaux alors que s'amorce l'édition complète de l'œuvre de Peraldi sous la direction de Michel Peterson.  Le premier tome s'intitule Le Sujet Le séminaire 1981-1982 et fournit aux participants de ce colloque l'occasion de commenter et critiquer ses textes dans leurs rapports à l'institution, à la norme œdipienne, à la sexualité et au féminin ainsi qu'à la pratique analytique.


Inscription : 09 h 00

 

 

09 h 00     Louise Grenier : psychologue, psychanalyste, coordonnatrice du GÉPI, chargée de cours, département de psychologie de l'UQAM.

 

                 Mot de bienvenue et présidence des conférences

 

09 h 30     Michel Peterson : Psychanalyste, directeur de la collection Voix psychanalytiques aux Éditions Liber et éditeur de l'œuvre de François Peraldi.

 

            «La pensée-Peraldi »

 

10 h 00     Marie Hazan, professeure, département de psychologie de l'UQAM et psychanalyste, Membre fondatrice du GÉPI et de la Libre association de psychanalyse à Montréal (LAPM)

 

                 «François Peraldi et la transmission paradoxale»

 

10 h 30     Pause

 

11 h 00     Robert Pelletier: Psychanalyste en pratique libérale, psychologue

«É-cris psychanalytiques, souvenirs d’une voie ! »

 

11 h 30       Anne Élaine cliche, Professeure, Département d'Études littéraires, Université du Québec à Montréal

 

            L’Écriture Peraldi

 

12 H 00    Échanges et discussion

12 h 30   Paude-midi

14 H 30            Reprise des conférences sous la présidence de Marie Hazan

 

14 H 30            Louise Grenier : coordonnatrice du GEPI, psychologue et psychanalyste

 

«De l'écoute avant toute chose. Place et fonction des récits cliniques dans l'œuvre de François Peraldi »

 

15 h 00             Isabelle Lasvergnas : professeure, département de sociologie de l'UQAM, psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Montréal (section de la SCP).

 

« Entre l’énigme d’une silhouette et le nom propre : l’héritage d’un séminaire »

 

15 h 30             Pause

 

16 h 00             Sylvère Lotringer : Professeur de littérature française et de philosophie à Columbia University, New York

 

                        «L'Instant de mort »

 

16 h 45             Échanges et discussion

 

17 H 30            Marie Hazan : Clôture



 

RÉSUMÉ DES CONFÉRENCES


Anne Élaine Cliche : L’Écriture Peraldi

 

Je travaillerai certains textes de François Peraldi qui mettent en acte la dimension de l’autofiction, pour en dégager l’élaboration d’un certain fantasme : celui d’une transmission singulière que je voudrais mettre en rapport avec son enseignement (les séminaires récemment publiés) et ses «récits de cas». Le recours à l’autofiction comme constitutif d’un savoir analytique n’est pas sans effet sur la scène où doit se produire l’acte analytique. Je voudrais montrer comment la constitution de ce savoir qui s’est élaboré sur plusieurs années à travers une écriture assumée, très stylée et somptueuse, est travaillé par une fascination pour l’Autre jouissance (le féminin). Je dirai, si j’y arrive, le prix de cette fascination.

 

Louise Grenier : De l'écoute avant toute chose. Place et fonction des récits cliniques dans l'œuvre de François Peraldi

 

Sommaire : Les articles et séminaires de François Peraldi comportent de nombreux récits cliniques, réels et fictifs, qui illustrent sa manière singulière d'écouter l'inconscient. Ces récits constituent la matière première d'une théorisation psychanalytique qui entretient avec la pensée lacanienne un rapport critique. Mon exposé en fera la synthèse pour en dégager les thèmes principaux, les dénominateurs communs, ainsi que leurs fonctions didactique et auto-analytique.

 

Marie Hazan : «François Peraldi et la transmission paradoxale»

 

La publication et la lecture du séminaire de François Peraldi marquent un moment nouveau par rapport à la transmission de sa pensée. Ses articles évoquent à travers ses thèmes de prédilection, des prises de position très marquées, dans des temps différents, le séminaire met à jour le mouvement de sa pensée dans une unité de temps et de  lieu. Et lire le séminaire dans l’après-coup provoque des effets particuliers ; j’y reconnais des idées intimement intégrées à ma pensée et à ma pratique et d’autres qui m’irritent encore.

 

Isabelle Lasvergnas : « Entre l’énigme d’une silhouette et le nom propre : l’héritage d’un séminaire »

 

La publication progressive des séminaires tenus par François Peraldi tout au long des années 80 permet au lecteur qui n’a pas suivi cet enseignement de rencontrer une voix. Une voix soutenue par un nom propre. L’écrit, comme après-coup, produit ici un double mouvement vis-à-vis d’une parole aujourd’hui éteinte : d’une part, il permet à celle-ci de continuer à cheminer, et d’autre part, il prend acte de la clôture que le fait de la mort confère au mouvement d’une pensée singulière. Une telle rencontre en différé fait du lecteur le témoin du vif d’une parole nécessairement datée : non pas tant au sens de ce que serait l’usure éventuelle d’un propos relatif à la conjoncture de l’interrogation psychanalytique d’un temps historique donné ; mais au sens où ce propos s’alimente d’un flux de pensées plurielles, dont l’inspiration transpire en pleins ou en silences dans l’énoncé. Cette rencontre en différé place le lecteur dans la position de l’héritier qui prend acte d’une pensée marquée par la filiation dont elle est porteuse et qu’elle transmet à son tour. Mais qui, afin de mieux en revisiter la part voilée, dépasse la scène originaire du moment de cet enseignement, et s’émancipe de la figure énigmatique du sujet-support-de-transferts - ce qu’est, depuis la scène du Banquet, tout enseignant pour son disciple.

 

Sylvère Lotringer : L'Instant de mort

 

Au tournant des années quatre-vingt, François Peraldi a édité a New York (avec la cinéaste Kathryn Bigelow et l’artiste Denise Green) le numéro «Polysexuality»de Semiotext(e), publie en 1982. Ce numéro proposait, textes a l’appui,  une nouvelle typologie des désirs sexuels inspirée par L’Anti-Œdipe de Gilles Deleuze et Félix Guattari.  Il y était aussi question de la jouissance et de l’instinct de mort.  Ma communication traitera de ce passage, simultanément topologique (de New York a Montréal) et théorique (de Guattari à Lacan) dans le travail de  Peraldi. Elle sera accompagnée de diapositives (du numéro « Polysexuality », de photographies et fragments de vidéos, etc. ainsi que d’une cassette spécialement enregistrée par Peraldi pour le conférencier sur la question de la mort.

 

Robert Pelletier : «É-cris psychanalytiques, souvenirs d’une voie ! »

 

Nous ne pensons que du lieu d’une intersubjectivité, nous n’élaborons que d’un entre-deux de l’inconscient d’une rencontre. Que dire alors des écrits de Peraldi, qu’entendre comme souvenirs de sa voix, si ce n’est que de ses énoncés une énonciation vient faire résonance ?  Et que cette résonance ouvre à ce que la science forclôt : le pas-tout phallique, le féminin, la jouissance, l’être pour la mort, le Réel. Bref que l’énonciation en écho dans l’énoncé peraldien redouble la voie de la psychanalyse inventée par Freud comme réponse à la souffrance hystérique, et fondée par Lacan comme symptôme de la modernité. Les écrits de Peraldi ne sont que contingents par rapport aux cris qu’ils nous font entendre ...en sourdine, et l’écho de sa voix n’ouvre qu’à la seule voie que doit reprendre celui qui prétend soutenir le désir d’analyste : se tenir sur la frange d’écume à la limite des sables et de la mèr(e).

 

Michel Peterson : «La pensée-Peraldi »

 

Quelques mois avant sa mort, François Peraldi lit avec discipline certains des grands penseurs qui auront, outre Freud et Lacan, orienté son travail. Parmi eux, le grand aïeul énorme, celui de sa maturité : Heidegger. C’est à l’impact de ce dernier pour une pensée psychanalytique du sujet comme nouage du temps, de la mort et du monde que je voudrais m’attarder. J’esquisserai ainsi l’analytique de la coupure re-produite par Peraldi, coupure posant la psychanalyse comme activité de pensée dans la perspective d’une critique du jugement d’existence.

 


COMITÉ ORGANISATEUR

 

Louise Grenier

Marie Hazan


ENTRÉE LIBRE



Information : gepi.psa@internet.uqam.ca  et bouchard.valerie.4@courrier.uqam.ca

Site web : http://www.unites.uqam.ca/gepi/



Colloque Peraldi.infos.pdf