référence : http://listes.cru.fr/arc/liste-gepi/2011-05/msg00006.html
     Chronologie       
     Conversation       

Annonce Séminaire "QU'EST-CE QUE SAIT UN PSYCHANALYSTE ?" 19 MAI Annick Passelande GEPI




QU’EST-CE QUE SAIT UN PSYCHANALYSTE ?

 

 

S'il est impossible de mettre en boîte le savoir du psychanalyste (il n'y a pas de « formation » qui en délivrerait le « titre »), ses bords peuvent être identifiés. En Septembre, je me propose de tenir un séminaire une fois par mois sur cette question. Les troisièmes jeudis du mois, y sont conviés ceux qu’elle intéresse et qui ont envie d’ajouter leur contribution aux débats.

A première vue, la question n’en est presque pas une puisqu’on pourrait se contenter, à la question « Qu’est-ce que sait un psychanalyste ? », de répondre et ce ne serait pas faux : « pas grand-chose ! ».

On peut quand même de ce pas grand-chose dire quelque chose. Ce savoir pourrait s'appréhender selon 3 ou 4 propositions qui ne se conjuguent pas l'une sans l'autre et se nouent sans doute de diverses façons qu’il nous faudra appréhender :

-          Les ressources de doctrine, le corpus, celui qu'on découvre, qu'on déchiffre, chacun à sa façon. Pour ma part, c'est et ce sera, pour ce séminaire encore, en lisant Freud avec Lacan.

-          Le savoir issu de sa propre cure, ce qui permet à l'analysant de s'expliquer avec son rapport au réel, puis de se prêter à l'expérience  et de rester, pourquoi pas, analysant, de « rééditer ce qui dans son fonctionnement propre sert à chacun de boussole » (P. Bruno)

-          Le savoir issu de la clinique. C'est à partir de la clinique et pour la rendre intelligible, que Freud a remanié sans cesse sa découverte, sa métapsychologie, voire ses fictions et ses mythes. Elle s'avère être non pas l'application d'un savoir (auquel cas elle se dessèche et rate le sujet) mais sa découverte.… La clinique ne se maintient que dans la radicale singularité du cas.
C'est dans la cure qu'il peut se mesurer combien il y a une sorte d'antinomie entre sujet et savoir. Son trajet commence par une sorte d'amour en un certain savoir (supposé ailleurs), se laisse porter par le réel du symptôme, seul qui sache (Qui sait ?), se ponctue dans une destitution du savoir…

-          Lacan nous propose une formule plus énigmatique, le seul savoir du psychanalyste serait celui qui concerne son désir et le désir de l'analyste est une notion que nous devrons déplier.

-         

 

De chacun de ces aspects on peut dégager des sous-questions :

-          Comment éviter qu'un corpus théorique vire au dogme ?  Comment rendre compte de ce qui, dans une doctrine, échappe au symbolique ?

-          A partir de quoi opère l'analyste ? S'il se sert d'un point d'incompréhension comme boussole, ce point faut-il l'élucider ? Quel est son usage ? En quoi l'objet a en position d'agent renvoie-t-il à sa vanité toute position de maîtrise ?

-          De quoi la découverte freudienne tire-t-elle sa « certitude » ? « Il n'y a pas d'Autre de l'Autre », quelles conséquences quant au savoir peut-on en tirer ? Quels rapports la psychanalyse entretient-elle à la science ? à la vérité ?…

-           

 

Je propose donc un petit séminaire qui se ferait en marchant, en tentant de ne pas prendre de raccourcis, mais en vous invitant sur des sentiers déjà aperçus dont l'exploration réservera, je l'espère, des découvertes.

 

 

Annick Passelande

Psychologue – Psychanalyste

membre de l'APJL

Le séminaire se tiendra à 19h.30 au : 326 St Joseph est #6, les jeudis :

- 16 septembre

- 14 0ctobre  

 - 18 novembre

- 16 décembre

- 20 janvier

- 17 février

- 17 mars

- 21 avril

- 19 mai

Le tarif est de 5 $ par soirée.


N.B. : pour vous désabonner de cette liste, envoyez un message à gepi.psa@internet.uqam.ca

QU 'est-ce que sait ANNONCE.doc