référence : http://listes.cru.fr/arc/liste-gepi/2012-09/msg00005.html
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Le séminaire

 

QU'EST-CE QUE SAIT UN PSYCHANALYSTE ?

326 St Joseph est #6,

 

A lieu tous les premiers samedi du mois, soit :

 

 - samedi, le 6 octobre 2012

-  3 novembre

-  1 décembre

- 5 janvier

- 2 février

- 2 mars

- 6 avril

- 4 mai

de 10h30 à midi   30

Le tarif est de 10 $ par matinée.

 

 

Le titre général du séminaire reste inchangé « Qu’est-ce que sait un psychanalyste ? » puisqu’il continue à interroger cet objet particulier qu’est un savoir qui s’élabore.

Théorique ou clinique, nous tenterons, ce savoir, de lui garder sa vivacité, ne pas le figer, ne pas nous tenir quitte avec lui, mais en faire vaciller les énoncés à partir de nos lectures et des points d’énigme ou d’incompréhension qu’elles soulèveront immanquablement. Comment ce savoir se déploie-t-il quand l’incomplétude est son appui majeur ? Comment s’en frayent les chemins  théoriques ? Comment la clinique en constitue-t-elle l’objection et l’appui ?

 

 

Le thème de travail de l’année : « Le père et ses noms »

 

L’année dernière nous nous sommes arrêtés sur l’incontournable question de la fonction paternelle. Nous proposons de la revisiter et profiterons de la parution prochaine du livre de Pierre Bruno[1] dont nous empruntons le titre pour notre thème :

« Le père et ses noms »

Il s’agit d’un parcours depuis 1900 jusqu’à nos jours, pour appréhender la logique d’élaboration de cette notion du père… et de ses noms dans la psychanalyse. Je propose que nous choisissions dans ce travail des pistes de lectures, pour les explorer à notre tour, élire parmi les itinéraires proposés, de quoi emboiter le pas aux découvreurs, lecteurs et commentateurs.

 

Plusieurs fils de lectures seront proposés :

- Depuis le père qui interdit, le père qu’on idéalise, le père auquel on indexe un attribut (qu’on le qualifie de séducteur, gentil, humilié, damné,  absent, législateur, …) ; à l’exception-père, mythique, originaire, Père mort enfin, sans plus d’attributs.

- De la fonction paternelle articulée ou non à l’Œdipe, point pivot du complexe chez Freud, au Père entrant en jeu comme signifiant avec Lacan, NDP, opérateur de métaphore, agent, estampille active ou pas dans la structure et efficace de la clinique différentielle.

- Aux « Noms-du-Père », séminaire inachevé à propos duquel Lacan martèlera ensuite qu’il a été empêché de le faire (levée de séance) ;

- A la fonction de nomination, au père nommé, au père nommant et à l’écot du père réel au langage.

 

Les questions, arêtes vives, voire points conflictuels ne manquent pas :

·         Qu’est-ce qui actionne la métaphore paternelle ?

·         Comment le père unit-il le désir à la loi quand la vérité du désir y parait à elle seule offense ?

·         Le meurtre du père résout-il la question du désir ?

·         Comment du père mort conserver le vivant ?

·         Le Nom-du-Père : s’il est, chez les lacaniens, un (sinon le) point de séparation des eaux pour désigner la structure, peut-il pour autant servir de boussole dans la clinique?

·         Symptôme/sinthome et NDP quelles sont les distinctions et articulations logiques de ces termes ?…

                                  

Mais aussi des questions plus en prise avec celles qui se posent dans l’actualité de notre monde :

·         Y a-t-il lieu de déplorer le déclin paternel, voire d’en alimenter la nostalgie ?

·         L’évolution des structures classiques de la parenté est un fait,  jusqu’à la notion moderne d’homoparentalité, objet de bien des débats. La psychanalyse offre-t-elle des pistes pour les enrichir ?

 

 

Lors de notre prochaine rencontre le samedi 6 octobre à 10 heures 30, nous nous appuierons sur

-          Freud, Naissance de la psychanalyse, Puf, p 190-8

-          Freud,  L’interprétation des rêves, Puf.

o        Rêves de Rome p. 172-177

o        Rêve : « on est priés de fermer les yeux » p 273-4

o        le rêve : « Il ne savait pas qu’il était mort » p 364-7

o        Le rêve : « Père ne vois-tu pas ? » p 433 – 453 – 467-8

 

Ces lectures ne sont pas absolument nécessaires pour suivre le séminaire, mais vous êtes invités à aller à l’aventure revisiter, ces lettres, rêves, ou récits pour vous mettre en appétit.

 

 

Le livre  de Pierre Bruno « Le père et ses noms » sera aussi disponible dès sa parution.

 

Annick Passelande

[1] Il s’agit d’une reprise de textes produits par un collectif de travail et paru dans la revue psychanalyse, n0 :12, 13, 15, 16, 19, 22, 23 &24.


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