référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/1996-02/msg00077.html
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Dichotomies du theatre WHITELEY DAVID




Je suis un de ses fameux lecteurs silent de ce discussion, mais j'ai
trouve le debat jusqu'ici tellement stimulant que je ne peux plus
resister a offrir mes commentaires.  Je demande pardon pour mon francais
de deuxieme langue, et egalement pour la confusion d'etudiant de maitrise
qui va s'introduire dans mon debut-d'analyse qui suit:

Premierement, au sujet du mot anglais "performance", je voudrais ajouter
mon perspectif personnel d'anglophone.  Il me semble, dans l'usage
courrant de ce mot, que les divers sens ont en commun l'application ou la
mise en marche d'une machine, un processus, du savoir-faire, etc, et une
activite dont on peut mesurer l'efficacite.  On peut parler de la
"performance" d'une auto, d'une compagnie, d'un partenaire sexuel
(surtout d'un homme du point de vue de la femme).  Est-ce que le lien est
plutot la productivite d'une ideologie capitaliste plutot que le rituel?
Est-ce que c'est toujours le meme sens qu'on trouve dans ces divers
application du mot?  Je ne suis pas convaincu.

Maintenant, aux sujets des dichotomies, j'aimerais explorer les liens
entre les divers dichotomies qu'on a propose, notament

mot/geste -- esprit/corps
allographie/autographie
virtuel/materiel



Il me semble qu'on a essaye de separer des pratiques concrets, notamment
le theatre "classique" et la commedia dell'arte par l'opposition de mot et
geste (ou plutot movement, le corporel...) et d'allographie et
autographie.  Je m'excuse si je critique une simplification ou distortion
que j'ai fait, mais il me semble que c'est plus compliquer que ca.

La conception que j'avais de la commedia etait logocentrique et alors
allographique (??) puisqu'on m'avais appris que ces presentations etait
des applications d'une scenario et des regles de jeu, donc un contenu
idealiste qui se manifestait dans une representation concret.  La
desinclination de publier et la preference d'oublier les details d'une
production pour mieux trouver la vitalite et la spontaneite dans une autre
production ne demontre pas necessairement qu'il n'existait pas une volonte
de re-creer ou de re-incarner un logos, mais seulement que le texte ecrit
et la repetition exacte de certains elements n'etait pas convenable a
cette re-incarnation.  Est-ce possible que la difference essenciel entre
le style italien et le style francais etait que l'ecriture etait mieux
adapter a noter les paroles qui dominait le dernier?  En d'autres mots,
est-ce que le lien allographie-texte autographie-geste represente tout
simplement les reflexions des moyens dont les idees etaient transmises?

De l'autre cote, l'interpretation fidele a la lettre d'un texte n'est pas
le preuve d'un logocentrisme qui se veut l'incarnation d'un sens ou un
modele idealiste dont le texte est le "blueprint".  Les divers traitements
des textes qu'on voit quotidiennement temoigne a cela.  L'exercise de la
droit d'auteur (chez Beckett, par exemple), et les productions modeles de
Brecht n'ont-ils pas le but de combatre la possibilite reel de
transformer le texte en autre chose sans necessairement changer un mot?

Que sont, enfin les rapport entre la philosophie allographique ou
autographique des practiciens, les characteristiques des oeuvres
eux-memes et nos classifications apres-coup de ces traditions?


J'ai sans doute mal represente les idees d'allographie et d'autographie en
pretendant que l'allographie=essencialisme=logocentrisme (si c'est ca que
j'ai fait).  Je laisse aux autres de rectifier et depasser ces reflexions
sous-developpes.

Merci de votre patience, et de vos contributions, passees et a venir.

David Whiteley,  m233701@er.uqam.ca

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