référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/1999-12/msg00037.html
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Du cinéma et des restes urbains - Dernier appel de communications BOURASSA ANDRE G



Bonjour!
J'ai pensé vous communiquer cet appel de communications parce que le sujet
touche le théâtre par les lieux et les intervanants qu'il a souvent en
commun avec le cinéma. Aussi parce qu'on y espère des experts de
l'extérieur.
Cordialement, André G. Bourassa.

---------- Forwarded message ----------
From: Du cinéma et des restes   urbains <restes.urbains@uqam.ca>
To: restes.urbains@uqam.ca
Dernier appel de communications

DU CINÉMA ET DES RESTES URBAINS
Colloque de Montréal sur le nouvel art de voir la ville et de faire le cinéma

Sous la direction de :
Maurice Amiel (dép. de Design, UQÀM), Mike Gasher (dept of Journalism,
Concordia University), Annick Germain (INRS-Urbanisation), Germain Lacasse,
(AQEC), Charles Perraton (dép. des Communications, UQÀM)

C'est dans le cadre des " Premières rencontres de Montréal sur le cinéma et
la ville " qu'aura lieu, du 10 au 13 mai 2000, le colloque DU CINÉMA ET DES
RESTES URBAINS / CINEMA AND URBAN REMAINS organisé par l'Association
québécoise des études cinématographiques (AQEC). Ce colloque scientifique
entre chercheurs québécois, canadiens, américains et européens sera
consacrée à la réflexion sur la ville et le cinéma et plus particulièrement
au croisement des points de vue sur les rapports de l'un à l'autre et de
l'un sur l'autre. Seront invités différents spécialistes des études
cinématographiques, de l'architecture  et du développement urbain pour
débattre des différents rapports sociaux, esthétiques, et culturels
qu'entretiennent la ville et le cinéma.

Problématiques

1. La forme du cinéma change-t-elle avec la forme de la ville où il se
fait? La forme de la ville change-t-elle avec la forme de cinéma qui s'y
fait?
La ville apparaît comme un lieu cinématographique à part entière; elle en
est non seulement le point de départ, mais aussi le point d'arrivée, en ce
sens que le cinéma part de la ville pour y retourner, mais l'imaginaire
qu'il suscite ne contribue pas toujours à son heureuse reconfiguration.
Étant par nature ce qui permet de voir et expérimenter "l'acte de
regarder", le cinéma ne contribue-t-il pas à la réhabilitation du pouvoir
d'interprétation de l'oeil qui doit tenir sa conscience en éveil en
expérimentant visuellement la ville d'une autre manière?

2. Voir avec détachement serait-il devenu le nouveau mode d'habiter la ville?
Alors que la première tâche du cinéma naissant aura été d'ordre
architectural en construisant un espace virtuel à partir des lois de
l'optique et du code de la perspective, celle de l'architecture et de
l'urbanisme, depuis, a été d'ordre cinématographique en produisant
notamment un nouveau mode d'habiter la ville qui subordonne l'espace public
aux visibilités et à la circulation. Pour Richard Sennett, en effet, la
ville devient à partir du XIXe siècle une suite d'"étalages séquentiels et
linéaires de différences" à laquelle l'oeil du passant ne réagit plus
qu'avec indifférence. Certes la ville s'énonce sous la forme de dispositifs
de visibilité qui orientent les pratiques d'espaces, puisque c'est la
possibilité même de se mettre visuellement en valeur et d'observer les
autres dans un espace urbain qui donne à cet espace son caractère public,
mais on ne saurait la réduire à du décor et du mobilier, ni à des places
publiques de propriété et de gestion privées ou à des mails piétonniers qui
limitent la rue à son usage commercial. L'âme de la ville ne se met pas en
spectacle et l'espace public n'a rien de résiduel.

3. Que reste-t-il de la ville après le passage du cinéma? Peut-on attendre
du cinéma ce que la ville ne saurait offrir?
La ville elle-même n'a-t-elle pas contribué au développement d'une logique
de la vision au détriment des autres sens? Pensons notamment à l'apparition
des panneaux de verre qui prirent la place de petites fenêtres qui
s'ouvraient sur l'extérieur : n'ont-ils pas contribué à la dévaluation de
la réalité tactile et à l'augmentation de l'isolement social - le mur de
verre étant aussi une barrière hermétique - des citadins? Certes la ville
n'est pas vue par le cinéma comme la voit son habitant, mais parce que
celui-ci va au cinéma, il peut revoir celle-là et sa manière de l'habiter.
N'arrive-t-il pas en effet que, loin de se réduire à un simple décor, la
ville devienne au cinéma la matière et la texture même du film? N'est-ce
pas d'ailleurs ce qui oppose Ettore Scola, dont l'inspiration est en prise
directe avec la ville (Affreux, sales et méchants, 1975), à Frederico
Fellini (Fellini-Roma, 1971) qui n'hésite pas à la recréer en studio pour
la rendre plus vraie que nature, pour la transmuer en états d'âme et faire
ainsi que le spectateur se métamorphose à son tour en poète de sa ville, le
sens de la ville se trouvant irrémédiablement lié à son usage?

Les invités :

Georges Adamczyk (Université de Montréal)
Marc Augé (ÉHÉSS, Paris)
M. Christine Boyer (Princeton University)
Edward Dimendberg (University of Michigan)
Anne-Marie Duguet (Université de Paris I-Panthéon Sorbonne)
Anne Friedberg (University of California, Irvine)
Sabine Hake (University of Pittsburgh)
Isaac Joseph (Université de Paris X-Nanterre)
François Jost (Université de Paris III-Sorbonne Nouvelle)
Alain Médam (CNRS, France)
Natalia Nussinova (Institut du cinéma, Moscou)
Brigitte Peucker (Yale University)
Anne Querrien (Ministère de l'équipement, France)
Henrik Reeh (University of Copenhagen)
Will Straw (McGill University)

Comment s'inscrire?

Les personnes intéressées à participer à ce colloque doivent soumettre un
projet de communication traitant de l'un ou l'autre des thèmes énumérés
plus haut ou de tout autre s'inscrivant dans les problématiques du colloque
avant le mercredi 15 décembre 1999. Les communications sont d'une durée
maximale de 20 minutes et sont suivies d'une période de questions de 10
minutes. Elles devront être présentées en français ou en anglais. Le tout
devra nous être envoyé par courrier électronique ou par télécopieur, à
l'attention de :

DU CINÉMA ET DES RESTES URBAINS - Les premières rencontres de Montréal sur
le cinéma et la ville
Département des communications, Université du Québec à Montréal
Télécopieur :   (514) 987-4650
Courriel :      restes.urbains@uqam.ca

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%Appel.W5.1.doc

Appel.W5.1.doc

DU CIN=C9MA ET DES RESTES URBAINS/CINEMA AND URBAN REMAINS
D=E9partement des communications
Universit=E9 du Qu=E9bec =E0 Montr=E9al
Case postale 8888, succursale Centre-Ville
Montr=E9al (Qu=E9bec)
CANADA  H3C 3P8
T=E9l.:   (514) 987-3000 5640#
=46ax:    (514) 987-4650
E-mail:restes.urbains@uqam.ca