référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2000-11/msg00070.html
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versification violaine nicaud



Bonjour,
 
Ayant travaillé avec Nicolas Hocquenghem et la Compagnie Théâtrale de la Cité sur Phèdre et Britannicus, en tant que répétitrice sur la diction des alexandrins, j'ai remarqué un phénomène récurrent, qui me fait me demander s'il ne s'agit pas là d'une règle de versification que je ne connaissais pas :
 
Jusqu'ici, je savais que les mots en -ue, -ie, -ée pouvaient être suivi d'un mot commençant par une voyelle, sans que cela soit considéré comme un hiatus. Après observation, il semble bien que ce soit absolument obligatoire (sauf en fin de vers, bien évidemment), qu'il soit impossible d'avoir une consonne ensuite.
 
ex :    "Le Roi, qu'on a cru mort, va paraître à vos yeux
          Thésée est arrivé, Thésée est en ces lieux"        alors qu'on n'aura jamais : * Thésée vient d'arriver
 
          "Que faites-vous ? Junie, enlevée à la cour,
          Devient en une nuit l'objet de votre amour"
 
C'est le systématisme de ce fait qui m'a particulièrement frappée. Il s'est depuis confirmé au cours de lectures de Rotrou, Molière, Musset, Corneille, Mallarmé... Je confesse n'avoir jamais entendu parler d'une telle règle  auparavant. Quelqu'un aurait-il croisé la formulation théorique de ceci dans un traité de versification ?
 
 
merci d'avance
 
cordialement
 
 
Violaine Nicaud
 
e-mail : violaine.nicaud@laposte.net
site de la Compagnie Théâtrale de la Cité : http://home.worldnet.fr/cietheat