référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2001-04/msg00022.html
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Appel à contribution Carole AUROUET



Bonjour à tous,

Deuxième rencontre internationale et interdisciplinaire sur les Imaginaires du corps contemporain
Université de Grenoble III, Me 4, Je 5, et Ve 6 décembre 2002
 

LE CORPS COMME LIEU DE MÉTISSAGE (ou LE CORPS : SON " TEXTE ", SON DOUBLE)
 

Argument et Appel à communication

Après avoir, dans la précédente rencontre (colloque Corporéité, décorporéisation, virtualité. Un état de la question du corps, 7-8 décembre 2000), circonscrit le corps sur un continuum allant des différentes formes de la corporéité jusqu’à sa dimension virtuelle, tentons à présent d’explorer l’hypo-texte du corps, en considérant ce sur quoi le corps se trame, ce que trame le corps, ce avec quoi il se métisse. En un mot, le métissage ne serait-il pas la véritable réalité (biologique, sociale, esthétique) du
corps? Jamais, en effet, pur ni originel, toujours inféodé à quelque instance du réel, le corps est tissé sur la trame des injonctions sociales et religieuses, hybridé à l’animal ou à la machine, par la médecine, l’art et le fantastique. Texte ou palimpseste, le corps est tramé dans l’œuvre, où l’intime se fait pure extériorité. Le corps paré, à la fois affiché et caché, individualisé et cloné par la mode, est aussi l’œuvre d’un métissage. Voici donc notre terrain. Quelques orientations possibles au débat : qu’en est-il de l’actualité du métissage des corps, littéralement et dans tous les sens ? Implique-t-il nécessairement mutation et futur, ou fait-il aussi retour à un passé ? En quoi dépasse-t-il la simple variation sur un " texte " antérieur ? Ainsi le corps est-il toujours tramé à la production d’un sens - et donc une forme, vide de sens, à imaginer sans cesse ? Ou est-il, au contraire ce qui troue la trame du sens ? Enfin, une question philosophique pourrait être l’horizon de nos questionnements. Le corps métissé, très consensuel, vecteur d’intégration, semble occulter son double : un corps " mulâtre ", corps au " sang mêlé". Des retenues intellectuelles nous empêcheraient-elles de penser ce corps-là, autrement que pour désigner l’ennemi : un corps in-firme, im-propre,
bâtard, barbare, non " glorieux ", qui conteste une pensée qui se voudrait décorporéisée ? Sociologues, philosophes, croisés des lettres et des arts, à vos mêtiers !
Claude Fintz
 

Envoyez, avant le 1-10-2001, vos propositions à :
Gisèle Peuchlestrade,
Université Pierre Mendes-France,
Département de Sociologie
B.P. 47, 38040 Grenoble Cedex 9
ou à Claude.Fintz@wanadoo.fr

Cordialement,

Carole Aurouet
La modératrice
melusine@univ-paris3.fr
Doctorante en Littérature française à Paris III/Sorbonne Nouvelle
Monitrice en Littérature française à Paris VIII/Saint-Denis

Site du Centre de Recherches sur le Surréalisme de Paris III/Sorbonne Nouvelle
http://www.cavi.univ-paris3.fr/Rech_sur/index.html