référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2001-05/msg00031.html
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RE: recherche sur le silence Christiane Gerson



Bonjour, de Christiane Gerson,
J'allais répondre quelque chose qui va dans le même sens que les
commentaires de Yannick Legault, mais de façon plus prosaïque.

Quand je fais une mise en scène, j'utilise le silence pour donner du
mouvement, du rythme. Les silences donnent de la profondeur au texte et au
personnage. L'acteur qui permet à son personnage de réfléchir quand il
parle et d'écouter les autres, il le rend humain et vivant. Les silences
permettent aux spectateurs  de se mettre à l'écoute et de réfléchir avec le
personnage.

Les silences au théâtre, attirent l'attention du spectateur comme la
lumière dans une toile.
Merci, pour cette belle réflexion.

>Bonjour, ici Yannick Legault,
>
>Je me suis interesse a la problematique du mouvement lors de la redaction
>de mon memoire il y a quelques annees. J'affirmais alors que la
>representation theatrale etait une suite de mouvements emis par plusieurs
>medias, en succession et en simultaneite. Le son, la lumiere, le mouvement
>des acteurs, ce qu'ils disent, etc., tout est mouvement. Et je donnais
>alors quatre caracteristiques aux mouvement. Chaque mouvement a une duree,
>une amplitude et une force, mais ce qui cree la relation entre les
>mouvements, c'est le rythme. Dans son sens le plus large, on definit le
>rythme comme etant la distribution des pleins et des vides. Le vide et le
>plein ne sont que relatifs (au niveau de la perception) et se definissent
>par effet de contraste. Le silence est au temps ce que le vide est a
>l'espace. Sans silence, sans vide, il est impossible de creer une phrase,
>un tableau, tout est rempli d'un seul mouvement. C'est le vide, le silence
>qui decoupe les mouvements. La juxtaposition et la simultaneite des
>differents mouvements induisent un rythme. La mise en scene est la
>composition d'un rythme caracteristique tenant compte de tous les
>mouvements emis par la representation.
>
>Voila, j'espere que ce point de vue va contribuer a votre questionnement.
>A lire, le Francais Francois Delsarte qui s'est attarde a la problematique
>du silence.
>
>Yannick Legault
>
>
>-----Message d'origine-----
>De:	Philippe Rousseaux [SMTP:philippe.rousseaux@free.fr]
>Date:	16 mai, 2001 14:40
>A:	Liste de discussion en francais sur le theatre
>Objet:	recherche sur le silence
>
>Bonjour, ici Yannick Legault,
>
>Je me suis interesse a la problematique du mouvement lors de la redaction
>de mon memoire il y a quelques annees. J'affirmais alors que la
>representation theatrale etait une suite de mouvements emis par plusieurs
>medias, en succession et en simultaneite. Le son, la lumiere, le mouvement
>des acteurs, ce qu'ils disent, etc., tout est mouvement. Et je donnais a
>lors quatre caracteristiques aux mouvement. Chaque mouvement a une duree,
>une amplitude et une force, mais ce qui cree la relation entre les
>mouvements, c'est le rythme. Dans son sens le plus large, on definit le
>rythme comme etant la distribution des pleins et des vides. Le vide et le
>plein ne sont que relatifs (au niveau de la perception) et se definissent
>par effet de contraste. Le silence est au temps ce que le vide est a
>l'espace. Sans silence, sans vide, il est impossible de creer une phrase,
>un tableau, tout est rempli d'un seul mouvement. C'est le vide, le silence
>qui decoupe les mouvements. La juxtaposition et la simultaneite des
>differents mouvements induisent un rythme. La mise en scene est la
>composition d'un rythme caracteristique tenant compte de tous les
>mouvements emis par la representation.
>
>Voila, j'espere que ce point de vue va contribuer a votre questionnement.
>A lire, le Francais Francois Delsarte qui s'est attarde a la problematique
>du silence.
>
>Yannick Legault
>
>
>
>Bonjour a tous,
>
>Je mene actuellement une recherche autour du role et de l'importance du
>SILENCE au theatre, surtout concernant le silence de l'acteur: non
>seulement son jeu silencieux (non verbal), mais egalement et surtout les
>silences qu'il introduit dans son texte dit ou joue (il peut egalement
>s'agir d'un conteur) et qui l'aident a tenir la force dramatique de la
>situation en train de se jouer.
>J'ai l'intuition que ces silences de la parole de l'acteur (ou de l'orateur
>en general), par analogie, jouent le meme role que les silences en musique,
>qui sont des valeurs musicales et qui font meme exister cette musique (sans
>les silences qui sculptent la musique, qui lui donnent une forme donc, la
>musique n'existerait meme pas). En quoi est-ce effectivement une bonne
>analogie? Ou en quoi est-ce different au theatre?
>Je suis egalement interesse, mais dans une moindre mesure, par les silences
>du public dans son ensemble ou du spectateur en particulier: pourrait-on
>definir une typologie sommaire des differents types de silence du
>spectateur: le silence du suspens haletant, le silence de l'ennui, le
>silence qui precede l'explosion du rire, le silence des larmes, etc.?
>peut-on parler d'une qualite de silence? dans quelle mesure? se
>mesure-t-elle?
>Je vous remercie de m'indiquer des pistes bibliographiques ou d'ecrire vos
>propres reflexions a ce sujet.
>


!!!!!!!!!!!
 ^   ^
 @  @
  ..
  0 ~

Christiane Gerson
PhD, études et pratiques des arts (rédaction)
Universite du Quebec a Montreal

cgerson@rocler.qc.ca
20 rue Recollet
Salaberrry-de-Valleyfield
Quebec, Canada, J6S 2H5
Telephone : 450. 371. 1700

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