référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2002-12/msg00002.html
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Re: Molière=Corneille? denis hue



    Il faut élargir le débat et citer la passage rituel de Prévert sur cette question voisine:
"William Shakespeare n'a jamais existé.
Toutes ses pièces ont été écrites par un inconnu qui, justement, s'appelait William Shakespeare"
        Molière a bien le droit d'être l'auteur des pièces qu'il a jouées, et je remercie André Bourassa d'avoir donné des réponses scientifiques et précises à ce qui relève de la rumeur ; même si le débat est réactualisé par sainte informatique, il me semble qu'il avait été évoqué comme poussiéreux il y a près de 40 ans...(J'avais lu cela dans L. Thoorens, _le Dossier Molière_,  Marabout 1964, quand j'étais lycéen...)
 




BOURASSA ANDRE G wrote:
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Bonjour!
J'ai hésité à lancer aur Quéâtre ce vieux débat ravivé par Roger Duchêne
à la suite de nouvelles allégtations supposément appuyées sur une étude
informatisée. Mais, aux réponses que j'ai lues, j'aimerais finalement
apporter quelques arguments additionnels. La génétique des textes mrite
qu'on les prenne à la lettre.
1- Molière a la même formation jésuite que Corneille, bien que ce ne soit
pas au même collège, ce qui est une cause inévitable de ressemblances
linguistiques et rhétoriques.
2- Molière a joué Pierre Corneille; il a collaboré avec lui à une ¦uvre
commune (_PsYché_), et sa femme a demandé à Thomas Corneille de préparer
l'éditon posthume de _Don Juan_. Rien n'empêche que Molière ait déjà
demandé à l'un ou l'autre des frères Dorneille de revoir des textes
avant leur publication. On sait qu'il a demandé l'avis de Boileau à qui il
a lu pe premier acte du _Misanthrope_ et que Boileau lui a soumis une
satire. Ces collaborations entre auteurs étaient tout à l'avantage du
progrès de la littérature dramatique.
3- Les classiques avaient les mêmes censeurs et les mêmes éditeurs, et ils
étaient suivis de près par la même Académie. Il s'ensuit forcément des
rapprochements dans les signes susceptibles d'être analysés par
informatique.
4- Je n'ai rien contre les analyses infromatisées du texte littéraire. Les
algorythmes peuvent fournir d'étranges rapprochements formels. Mais, dans
le cas présent, il me paraît y avoir de sérieux problèmes méthodologiques.
Il est en effet incorrect de faire ce genre d'études sur les versions
actuelles, car elles ont toutes été passées sous le rouleau compresseur
des normes dontemporaines de l'orthographe et de la ponctuation. Avant de
prétendre faire quelque rapprochement que ce soit, il faut travailler sur
les écitions parues du vuvant des auteurs et autorisées par eux, ou même
sur l es manuscrits pour contourner l'apport des censeurs et des éditeurs
souvent trop zélés.
Pour l'instant, ce genre de contestation de paternité me paraît tout aussi
faux qu'inutile.
Amitiés, André G. Bopurassa.

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En ce moment, en France, est à nouveau sorti le famaux serpent de mer
lancé naguère par Pierre Loys sur Corneille qui aurait écrit des pièces
de Molière (d&eacut

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n'en sai plus dire.
Denis Hüe, professeur à l'Université de Rennes 2
Visitez le site des médiévistes de Rennes 2 ! http://www.uhb.fr/alc/medieval