référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2003-05/msg00009.html
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Semaine de Litor (5) LITOR



From:           	"Patrick Rebollar" <berlol@inter.net>
Date sent:      	Mon, 19 May 2003 12:16:10 +0900

Chers membres de Litor,

Ayant accepté d'effectuer depuis deux mois ces sortes de résumés 
des échanges litoriens diffusés à la demande de François Bon sur le 
site Remue.net, en vue d'informer une communauté plus large 
d'éventuels apports de notre liste à différents débats, il me 
semble que Litor devrait aussi en être direct récipiendaire.

Cela ne va cependant pas sans quelques difficultés : outre que
résumer les intervenants n'est souvent pas chose facile, il m'est
par ailleurs presque impossible de rester impartial, d'une part
parce que j'ai aussi un avis personnel, d'autre part parce que
formation et connaissances font en moi le lit de certaines idées et
qu'ainsi d'autres me semblent fausses ou discutables -- de là, me
semble-t-il, l'idée que le modérateur neutre est soit une machine
soit un parfait ignorant, qui laisse tout passer sauf à trouver les
mots d'une liste préétablie de noms d'oiseaux que s'envoient 
parfois les êtres humains.

Dans l'actuel débat Molière-Corneille, il faut que l'on sache que
j'ai refusé des messages des deux bords identifiés, parce qu'ils
s'écartaient de la courtoisie protocolaire. Le dernier message de 
M. Brunet, quelques vers qui promettaient une réponse à venir (que 
nous attendons), sans aménité pour M. Labbé, est passé au crible 
fatigué de ma modération comme une limite acceptable -- limite 
pourtant inacceptable pour d'autres qui me l'ont fait savoir, pour 
d'autres auxquels j'ai refusé le passage litorien.

Au-delà du problème caricatural du chercheur innovant qui 
attaquerait la doxa et que les tenants (les profitants) de la doxa
exécuteraient en place publique pour sauver leurs acquis, il y a
celui plus difficile, et moins médiatique, de la frontière entre
révisionnisme positif et révisionnisme négatif. L'un étant un
renversement des connaissance et des ordres bénéfiques pour tous, à
l'instar de la découverte que la Terre n'est pas plate, l'autre
étant un poison capable de détruire les sociétés les mieux établies
comme les plus fortes amitiés. Or chacun s'envoie à la figure
l'accusation de révisionnisme comme s'il s'agissait toujours du
positif lorsqu'il s'agit de soi et du négatif lorsqu'il vient de
l'autre. Pour cela, l'attaquant d'une doxa doit être infaillible,
alors que partout l'on voit des auteurs qui abondent dans les voies
doxiques, affirmant bien des choses sans preuve (surtout dans le
champ littéraire, serai-je tenté de dire). Mais cette 
infaillibilité n'est pas codée, il n'existe pas de cahier des 
charges de la scientificité des travaux, même si l'on s'accorde à 
dire que la fiabilité des sources, l'intégralité des documents et 
des calculs, la sérénité devant les enjeux et l'admissibilité des 
preuves sont des données minimales.

Et comme tout n'est jamais blanc ou noir, il y a fort à parier que
ceux que l'on nomme défenseurs de positions institutionnelles
(Forestier, Brunet, etc.), ce qui déjà serait discutable, seraient
très heureux de se lancer dans l'aventure des pièces de Molière
écrites par Corneille, qu'il y aurait là quelque chose d'excitant 
et que nulle honte ou crainte ne les retiendraient d'abandonner 
Molière à ses planches, si, SI, je le répète en majuscule, il 
pouvait être prouvé infailliblement que tel était le cas. Et dans 
l'attente de ces preuves infaillibles, ils ont leurs travaux bien 
établis, leurs documents bien expliqués, qu'ils refusent 
d'abandonner. Sans être spécialiste soi-même, on peut les 
comprendre. Et au lieu de ces preuves infaillibles, ils ont trouvé 
des propositions discutables, qu'ils aimeraient bien discuter si 
l'adversaire, car il s'agit tout de même d'un adversaire, voulait 
bien en discuter véritablement et non se poser en victime d'un 
complot, que l'on va monter au bûcher pour le faire taire.

Comme tout n'est jamais blanc ou noir, quelques messages récents
vont dans ce sens de la discussion réelle et M. Labbé a concédé
qu'il pouvait y avoir des "point intéressants" dans les remarques 
de M. Viprey. Comme il y a sans doute des "points intéressants" 
dans les travaux de M. Labbé, soyons tous critiques intraitablement 
et sans amour propre froissable, pour mettre en commun ce qui doit
l'être. Que Molière ait ou non écrit ses pièces, elles sont là et 
jouables quoi qu'il en soit, on n'a donc rien perdu. Mais les
méthodes de traitement des corpus sont, quant à elles, encore très
jeunes et ce sont elles que nous devons élaborer ensemble,
bichonner, polir, discuter. Il faut aussi qu'elles soient
compatibles avec l'histoire littéraire. Sinon, on va tout droit 
vers une double nature de Molière, qui rejoindrait ainsi la 
lumière, à la fois onde et particule.

Pourquoi pas un colloque organisé par Hubert de Phalèse, sur ce 
sujet même ? En laissant les armes au vestiaire et en débouchant 
ensemble quelques bouteilles (car comme chez Astérix & Obélix, tout 
finit par un banquet).

Le résumé qui suit est donc le compromis entre mon impartialité de
modérateur et mon avis, parfois involontaire, d'être humain -- car
toutes choses sont muables et proches de l'incertain, dirait Pierre
Michon. J'espère que l'on voudra bien m'en excuser.

Cordialement.

Le modérateur.

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La petite semaine de Litor - n°5, 18 mai 2003
par Patrick Rebollar

<<< Longuement, Molière baille aux Corneille >>>
Le 20 avril, message de la liste Queatre annonçant la mise en ligne
par Gabriel Conesa, de l'Université de Reims-Champagne Ardenne, 
d'un site entièrement consacré à Molière, avec oeuvres, 
iconographie, bibliographie, chronologie et actualités. Ce site au 
graphisme discret et convivial devrait être un modèle de site 
d'auteur du domaine public. Est-ce par sérieux, mépris ou 
ignorance, il n'est nulle part question dans le site des récents 
travaux de Dominique Labbé, devenus le principal sujet du mois 
entre les litoriens ; alors que la bibliographie recense deux 
titres d'Henri Poulaille et un de Pierre Louÿs, deux des auteurs 
qui ont, par le passé, émis l'idée que Corneille pourrait avoir 
écrit certaines pièces de Molière. On sait, au moins par les deux 
dernières édtions de notre chronique ou par la lecture de l'article 
du magazine Le Point du 11 avril 2003, que Dominique Labbé reprend 
cette idée et la démontre, selon lui, en s'appuyant sur des calculs 
statistiques relatifs au vocabulaire de deux auteurs. 
www.toutmoliere.net/index.html

Le 26 avril, l'éditeur des Impressions Nouvelles, Jan Baetens, nous
annonce sur un ton candide et péremptoire la parution le 15 mai de
"Corneille dans l'ombre de Molière", dans lequel Dominique Labbé
présente ses travaux et ses conclusions. Au passage, il prétend que
les "principaux responsables de la recherche en informatique
appliquée au langage" seraient responsables d'un retard de la 
France dans les industries de la langue, à l'exception, évidemment, 
de Dominique Labbé...
http://www.lespierides.com/in/

Le 4 mai, Benoît Peeters, auteur notamment de "Paul Valéry, une vie
d'écrivain" (1989), apporte sa "petite contribution". Il souligne
tout d'abord que les travaux de Labbé ont été attaqués avant même
que le livre soit paru (omettant de dire que les travaux ont 
circulé depuis des mois entre les spécialistes avant que 
"l'affaire" ne devienne médiatique). En fait, pour Benoît Peeters, 
il ne s'agit pas spécialement de défendre Labbé, mais d'attirer 
l'attention sur les travaux de Pierre Louÿs qui, vers 1919-1920, à 
la fin de sa vie, jamais pardonné de la mystification qu'avait 
constituée ses "Chansons de Bilitis", écrivait des lettres 
passionnées sur ce sujet (Molière/Corneille) à un Paul Valéry peu 
enclin à lui répondre.
Benoît Peeters n'en conclut pas moins à "des querelles internes au
monde de la linguistique quantitative, monde sur lequel le livre de
Labbé apporte un éclairage passionnant."

Le 6 mai, Dominique Labbé confirme lui-même que le travail effectué
avec l'aide de son fils "est paru, il y a plus d'un an, dans une
revue de statistique appliquée au langage" et que "l'exemple de
Corneille et Molière était pour nous secondaire". Il estime que 
"dès le début, le débat a été mal engagé : arguments d'autorité,
quolibets, insultes, rumeurs malveillantes ont été répandues dans 
la presse écrite et sur le net" et souhaite que les publications 
mises sur son site permettront de revenir à des propos plus 
scientifiques et à la sérénité.
http://www.upmf-grenoble.fr/cerat/Recherche/PagesPerso/Labbe

Le 8 mai, François Lematre nous donne copie de la longue lettre
qu'il a envoyée au magazine Le Point le 24 avril, en réponse à
l'article mentionné ci-dessus. Relevant quelques raccourcis et
arguments mélangés dans l'article du magazine, ainsi qu'une
présentation plutôt négative de Corneille, il rétablit de nombreux
détails et enchaîne, à peine au conditionnel, sur la possible
rédaction de "Dom Juan" par les frères Corneille, avant de poser
"l'interrogation centrale de la carrière de Molière : un auteur
médiocre, qui subitement produit chefs d'oeuvre sur chefs d'oeuvre
avant de replonger dans la médiocrité" (sic). Accusant le
journaliste de "dévotion envers les universitaires" qui "condamnent
la thèse cornélienne" pour "protéger leur réputation", il affirme
que "les études informatiques ont une caractéristique dont nous
sommes sûrs, c'est qu'elles progressent. Les ordinateurs doublent
leur puissance tous les 18 mois, c'est la fameuse loi de Moore. Les
études d'aujourd'hui sont forcément très inférieures à celles qui
pourront être présentées dans quelques années, le temps travaille 
en faveur de la vérité." Cette dernière affirmation, qui n'est pas
fausse, m'avait parue être ironique, évoquant la possible erreur 
des résultats de Labbé devant ceux que l'informatique de demain
apportera... mais je n'en suis plus si sûr.

Le 13 mai, Jean-Marie Viprey nous envoie l'adresse de travaux 
publiés sur le site du Laseldi (Laboratoire de Sémio-Linguistique,
Didactique, Informatique) de l'Université de Franche-Comté. Il y
propose un historique de l'affaire, et montre successivement : "(1)
Que l’indice de distance proposé par MM. Labbé dans leur article, 
si nous avons bien compris sa formulation et les deux compléments 
qui sont indiqués dans le texte, mais non intégrés à la formule
elle-même, n’est pas fiable. (2) Que la lemmatisation des textes,
présentée comme un préalable nécessaire, n’a qu’une incidence
mineure sur les résultats et semble destinée à ralentir ou bloquer
les tests de vérification envisagés par les autres chercheurs. (3)
Que l’échelle de pertinence qui a permis à MM. Labbé d’affirmer
détenir une preuve pour l’attribution certaine à Corneille de 16
pièces faussement signées de Molière, est inopérante et absurde. 
(4) Que la démarche de MM. Labbé se situe aux antipodes de la
scientificité et relève d’une imprudence rarement rencontrée à ce
stade en sciences humaines ; qu’ils confondent allègrement preuves
et présomptions, présomptions et faisceaux de présomptions. (5)
Qu’il existe des méthodes éprouvées, simples et transparentes,
unanimement reconnues, pour comparer les vocabulaires de nombreux
textes en corpus et présenter clairement les résultats de ces
comparaisons. (6) Que ces méthodes sont sans doute à utiliser en
première intention dans l’aide que la statistique lexicale peut
apporter aux vraies recherches d’attribution." Je renvoie au site
pour les détails de ces démonstrations. Relevons tout de même une
expression de M. Labbé lui-même qui affirme que son fils et lui
"establish the […] distance scale empirically" avant de l'appliquer
au corpus Molière-Corneille (et visiblement sans comparer ce corpus
avec un plus large corpus d'oeuvres du XVIIe siècle). Cet
"empirically" sera le mot de l'affaire, n'en doutons pas !
http://grelis.univ-fcomte.fr/morneille.htm

Le 15 mai, Dominique Labbé nous renvoie à son site pour une réponse
à M. Viprey, qu'il accuse d'avoir menti sur plusieurs points de son
historique, d'avoir négligé des arguments du fait qu'ils étaient
incontestables, d'avoir cuisiné une comparaison Flaubert-Maupassant
à l'instar "d'un de ses complices" (Etienne Brunet) qui avait
comparé Baudelaire et Rimbaud à seule fin de détruire la méthode
Labbé. S'il concède que son "contradicteur soulève peut-être des
points intéressants", il regrette un manque de sérénité et dénonce
une campagne de "harcèlement" menée contre lui.
http://www.upmf-
grenoble.fr/cerat/Recherche/PagesPerso/LabbeReponseViprey.pdf

Le lendemain, Christophe Bonnet, ingénieur d'études à l'Université
Paris 7, s'avoue surpris des propos violents de M. Labbé qui "hurle
au complot". A son tour, il pointe ce sur quoi ce dernier omet de
répondre à M. Viprey (peut-être les "points intéressants" que je
citais à l'instant) : la longueur des textes comparés, la
lemmatisation facultative, les contraintes du genre théâtral. Il
conclue : "Il conviendrait par exemple de ne pas rejeter
systématiquement les critiques en les accusant de mauvaise foi 
voire de mensonge. Ce genre d'attitude n'est pas scientifique ; 
elle est même une des caractéristiques de la pseudo-science. Quel 
dommage de disqualifier de la sorte un travail que l'on veut croire 
sérieux ; quel dommage de refuser la collaboration entre 
linguistes, historiens de la littérature, historiens, etc., chacun 
apportant son propre faisceau d'indices, sans prétendre à la vérité 
absolue..." Le même jour, François Rastier revient sur la 
présentation du magazine Le Point (qui "schématise et enjolive") 
et, plus généralement, regrette que le débat "se déroule encore sur 
deux lignes parallèles : l'histoire littéraire et la lexicométrie, 
et l'on assiste à une regrettable gigantomachie, Littérature contre 
Ordinateur." Relevant quelques questions ouvertes par le débat (et 
notamment celle-ci : "Puisqu'un texte n'est pas une suite de mots, 
son vocabulaire permet-il de caractériser véritablement sa 
spécificité ?"), il estime que Dominique Labbé devrait profiter de 
son erreur car "la connaissance progresse plus par des expériences 
qui ratent que par des protocoles qui réussissent toujours. Encore 
faut-il dégonfler 'l'affaire'..."

Le 17 mai, Jean-Marie Viprey distingue nettement "une AFFAIRE et un
DOSSIER", la première relevant des médias qui jouent sur le
sensationnel, avec l'assentiment implicite de M. Labbé, le second
pour lequel il prépare en ce moment même une réponse qu'il publiera
sur le site de son département dès lundi (19 mai). A suivre...

<<< Imaginaire de la recherche >>>
Ce débat Molière-Corneille assisté par ordinateur réveille tout un
imaginaire de la recherche. A Benoît Muraille qui, le 15 mai, nous
envoyait une liste de "grandes énigmes" (par exemple : "L'eau à une
mémoire, l'air a des trous ; Napoléon souffrait et est mort d'une
crise d'hémorroïdes (Il préférait mettre la main sur son foie que
sur ses fesses)"), Francis Mizio répondait le 17 en appelant à une
discipline qui serait "la fiction appliquée" : si l'on sait que par
la SF "les exemples de capillarité du réel par la fiction si je 
puis dire sont ultra abondants (meme dans le champ social, voire 
Orwell et Huxley)", qu'en est-il du reste de la littérature ? En 
d'autres termes : y a-t-il "des exemples d'arguments romanesques 
qui teinteraient et influenceraient notre quotidien ?", comme il 
semble que la "tolérance zéro" ait pu s'imposer au niveau 
international à partir d'une "fenêtre cassée" commentée et reprise 
à l'infini. Il recherche également des informations sur un roman 
soviétique écrit à la gloire du régime et portant sur la 
construction d'un canal gigantesque, qui serait en fait un texte 
crypté affirmant tout le contraire, selon un article lu il y a 4 ou 
5 ans... Donnant Don Quichotte pour exemple de "figure 
épistémique", Michel Pierssens répond le 18 que l'on peut "penser 
que toute fiction (au sens très large: depuis la poésie juqu'aux 
images, en passant par le roman) joue un rôle dans la formation de 
ce que nous croyons savoir, individuellement et collectivement". 
Même s'il "serait très difficile de mettre en évidence un vrai 
déterminisme individuel (un tel produisant tel travail scientifique 
parce qu'il a lu une certaine phrase vers huit ou neuf ans)", il y 
a tout de même "des phénomèmes de percolation qui permettent de 
repérer les étapes de la diffusion d'une figure 'porteuse' dans une 
époque donnée" et qui peuvent produire "de très grands écrivains, 
de grands scientifiques, des fous littéraires, des politiques 
visionnaires, des artistes majeurs, des maniaques à enfermer, etc. -
 - des gens dont toutes les ressources de créativité se mettent du 
coup au service d'une figure ou d'un groupe restreint de 
figures..."
Cf. PIERSSENS, Michel, "Savoirs à l'oeuvre: Essais 
d'épistémocritique". Lille, Presses universitaires de Lille, 1990. 
STENGERS, Isabelle, "Sciences et Pouvoirs". Ed. La Découverte, 
2002. STENGERS, Isabelle et SCHLANGER, Judith, "Les Concepts 
scientifiques", Gallimard (folio), 1991. 


<<< Lectures réticulaires en vrac >>>
28 avril, Dominique Sigaud est au centre d'un mini-site sur :
http://www.inventaire-invention.com/

29 avril : Michel Lopez met en ligne "Alexandre Dumas fils ou le
marchand juif de Bagdad" :
http://www.curiosadoc.com/modules.php?name=News&file=article&sid=
26&mode=&order=0&thold=0

7 mai, actualisation des liens Perec chez Remue.net :
http://www.associationperec.org
http://www.cabinetperec.org/ 
http://perso.club-internet.fr/magneb/lexperec/plp-accueil.html
http://perso.wanadoo.fr/jb.guinot/pages/home.html

9 mai, vernissage du nouveau site de Christophe Spielberger :
http://www.spielberger.net

10 mai, Denis Bourgeois nous invite à la poésie sonore en ligne
(Bernard HEIDSIECK, Michèle METAIL, Jean-Pierre BOBILLOT, Sylvie
NEVE, Patrick DUBOST, Anne-Marie JEANJEAN, Alain ROBINET) :
http://www.elvir.org

-----Patrick Rebollar-----
Université Nanzan (Nagoya)
Equipe Hubert de Phalèse (Paris 3)
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-----Modérateur LITOR-----
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