référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2006-10/msg00002.html
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Biennale de Paris Olivier Neveux



Biennale de Paris 2006


Mercredi 18 octobre


Université de Paris 1 – Panthéon-Sorbonne
Centre Saint-Charles
Salle Michel Journiac
75015 Paris






10 h – 12 h


De l’art face aux pouvoirs et des pouvoirs de l’art


Aujourd’hui, comme hier d’ailleurs, les artistes (citoyens, travailleurs…) ne se situent pas hors du monde réel. Ils entretiennent, à plusieurs niveaux, des rapports complexes et souvent contradictoires avec les pouvoirs politique, économique, culturel. Comment peut-on analyser les relations qu’entretiennent, de gré ou de force, en ce début de siècle, les artistes avec ces pouvoirs ? Peuvent-ils encore, en recourant à des stratégies novatrices (qui restent évidemment à évaluer d’un point de vue esthétique et politique), prétendre subvertir la domination que ceux-ci imposent et critiquer la réalité établie ? Au-delà, tout en sachant que jamais l’art n’a changé le monde, quels sont encore, malgré tout, dans le contexte des sociétés démocratiques-libérales, les pouvoirs de l’art ?


débat animé par Jean-Marc Lachaud
(Professeur d’Esthétique à l’Université Paul Verlaine – Metz)

avec :

Marc Jimenez
(Professeur d’Esthétique à l’Université de Paris 1 – Panthéon-Sorbonne)
Valérie de Saint-Do
(Directrice-adjointe de la revue Cassandre)
Yann Toma
(Artiste, Maître de Conférences en Arts plastiques à l’Université de Paris 1 – Panthéon-Sorbonne)
Stephen Wright
(Critique d’art, Professeur de Philosophie à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Toulon)







14 h – 16 h

De la radicalité politique de l’art aujourd’hui


Après la chute du Mur de Berlin, certains n’hésitèrent pas à affirmer péremptoirement la fin de l’Histoire. Cependant, face au triomphe de la mondialisation néo-libérale, des résistances se manifestent et s’expriment parfois bruyamment en expérimentant de nouvelles formes de lutte. Si les rapports entre art et politique ne peuvent plus être pensés et pratiqués comme ils le furent tout au long du XXe siècle, certains artistes revendiquent la mise en œuvre de processus de production et de diffusion, suscitant des expériences esthétiques rebelles, politiquement radicaux. Comment aborder de telles intentions et réalisations critiques, voire utopiques qui, sans renouer avec les modèles de l’art engagé du siècle passé, proposent une perspective militante ? Quelles sont leur pertinence et leur efficacité esthétiques et politiques, voire leurs limites ?

débat animé par
Jean-Marc Lachaud
(Professeur d’Esthétique à l’Université Paul Verlaine – Metz)

avec (sous réserve) :

Hélène Fleckinger

(Doctorante en Etudes cinématographiques à l’Université de Paris 1 – Panthéon-Sorbonne)

Olivier Neveux
(Maître de Conférences en Arts du spectacle à l’Université Marc Bloch – Strasbourg 2)
Christian Ruby
(Professeur de Philosophie, co-Directeur de
Raison présente)
David Zerbib
(Doctorant en Esthétique, chargé de cours à l’Université de Paris 1 – Panthéon-Sorbonne)


Des artistes (dont les noms restent à préciser) qui participent à cette édition de la Biennale de Paris, seront également sollicités pour intervenir lors de ces débats.