référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2007-06/msg00016.html
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Appel ŕ communications - Colloque international de la SQET Adeline Gendron



Bonjour,

Serait-il possible de diffuser cet appel Ă  communications?

Merci!

Adeline Gendron

 

Appel Ă  communications

 

Colloque international de la Société québécoise d’études théâtrales (SQET)

Le théâtre de rĂ©pertoire : lieu de mĂ©moire, lieu de crĂ©ation

Montréal

29-30-31 mai 2008

 

Coordonné par Jeanne Bovet (Université de Montréal) et Yves Jubinville (Université du Québec à Montréal)

Avec la collaboration de Louis Patrick Leroux (Université Concordia) et Brigitte Prost (Université de Rennes 2)

 

Patrimoine du texte et de la scène, le rĂ©pertoire intĂ©resse tant la pratique que la critique et l’histoire théâtrales. Il constitue un puissant rĂ©vĂ©lateur des fonctions culturelles assignĂ©es au théâtre, selon qu’il opère sur le mode de la reprise, de la relecture, de la reconstitution ou de l’appropriation. Ă€ la fois institution de mĂ©moire et creuset de crĂ©ativitĂ©, il Ă©claire les relations que tisse la production théâtrale avec la rĂ©alitĂ© contemporaine ainsi qu’avec l’hĂ©ritage historique qui sous-tend les pratiques artistiques. Il participe ainsi Ă©troitement de la « survie Â» du théâtre, en ce qu’il lui permet d’approfondir « les dĂ©finitions de son exercice et de son identitĂ© Â» (Biet et Triau).

Organisé par la Société québécoise d’études théâtrales, ce colloque international sur le répertoire entend aborder le phénomène dans sa double dimension de lieu de mémoire et de lieu de création. Ouvert aux praticiens et aux théoriciens du théâtre, il s’intéresse aussi bien au répertoire national (notamment québécois, français, anglais, américain) qu’international. Sans exclure absolument les autres arts scéniques (danse, opéra), il vise plus précisément à explorer et à confronter les divers enjeux liés au répertoire théâtral à partir de trois grands axes.

 

1. Les dĂ©finitions du rĂ©pertoire :

L’imprĂ©cision de la notion mĂŞme de rĂ©pertoire est un bon indice des tensions Ă  la base des discours artistiques et sociaux qui en fondent la valeur. Pour tenter de baliser le phĂ©nomène, on pourra ainsi aborder quelques-unes des questions suivantes : oĂą commence et oĂą se termine le rĂ©pertoire ; de quel rĂ©pertoire s’agit-il (ancien, moderne, contemporain, personnel, national, international) et pour quelle scène (quel public) ; convient-il de distinguer « Ĺ“uvre du rĂ©pertoire Â» et « classique Â» ; quelles sont les parts respectives du texte dramatique et de la mise en scène dans la constitution du rĂ©pertoire ? S’il y a renouvellement du rĂ©pertoire d’une Ă©poque Ă  l’autre, faut-il en dĂ©duire, enfin, que sa dĂ©finition ne peut ĂŞtre que fluctuante ?

 

2. Le répertoire dans la mémoire collective :

Dans la multiplicitĂ© de ses figures et de ses manifestations (topographiques, monumentales, symboliques, fonctionnelles, etc.), le lieu de mĂ©moire consiste en une actualisation du passĂ© dans et par le prĂ©sent. Il dĂ©signe, plus encore, tout ce qui dans la culture contribue Ă  rendre signifiants les rĂ©sidus du passĂ©. Le rappel du rĂ©pertoire sur la scène théâtrale tĂ©moigne ainsi d’un commerce dynamique avec la mĂ©moire collective qui se manifeste par la rĂ©activation du souvenir dans les formes changeantes et ritualisĂ©es d’une action et d’un discours. Dans cette perspective, on pourra s’interroger sur les diffĂ©rents rapports entre rĂ©pertoire et mĂ©moire comme autant de stratĂ©gies d’appropriation du passĂ©. Cet aspect de la rĂ©flexion soulève des considĂ©rations multiples : enracinement du rĂ©pertoire dans une tradition (mythologie) nationale ; statut du rĂ©pertoire dans un contexte post-national (multiculturel) et post-colonial ; valeur patrimoniale et heuristique du rĂ©pertoire pour la collectivitĂ© (grand public, praticiens du théâtre, mĂ©dias, public scolaire ou savant, etc.). Par ailleurs, il importera d’interroger la dynamique culturelle, sociale, Ă©conomique qui prĂ©side aux diffĂ©rents usages du rĂ©pertoire ainsi qu’aux mĂ©canismes de son renouvellement par les gĂ©nĂ©rations.

 

3. Le répertoire comme matière et enjeu de la création :

Enfin, au-delĂ  de sa valeur mĂ©morielle, le rĂ©pertoire peut s’avĂ©rer un formidable laboratoire d’exploration et de crĂ©ation pour les praticiens du théâtre. Il apparaĂ®t donc essentiel d’en interroger la place dans le parcours des artistes (auteurs, metteurs en scène, acteurs), des troupes ou des lieux de diffusion, de manière Ă  cerner l’impact d’un tel rapport entre passĂ© et prĂ©sent, mĂ©moire et invention, sur la crĂ©ation théâtrale. GĂ©nĂ©ralement associĂ© aux grandes rĂ©volutions scĂ©niques de l’après-guerre (Vilar, Vitez, Strehler, Stein), le travail artistique du rĂ©pertoire peut aussi chercher Ă  retrouver les codes du passĂ©, comme en tĂ©moignent certaines entreprises actuelles de reconstitution historique. On pourra ainsi aborder la variĂ©tĂ© des usages et appropriations du rĂ©pertoire par les praticiens sous plusieurs angles : modes d’énonciation (traduction, adaptation, rĂ©Ă©criture, production par cycle, etc.); choix dramaturgiques et scĂ©niques (archĂ©ologie, historicisme, actualisation, technologisation). Ce volet de la rĂ©flexion s’articulera autour d’études de cas prĂ©cis portant sur des crĂ©ateurs, des collectifs et des compagnies.

 

Les propositions de communication (250 mots), accompagnĂ©es d’une courte notice biographique (100 mots), doivent parvenir le samedi 15 septembre au plus tard Ă  chacune des deux adresses suivantes :

jeanne.bovet@umontreal.ca

jubinville.yves@uqam.ca



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