référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2009-03/msg00008.html
     Chronologie       
     Conversation       

=?utf-8?B?UmU6ICJsYSBwcm92b2NhdGlvbiBlc3QtZWxsZSB1bmUgY2F0w6lnb3JpZSBk?==?utf-8?B?cmFtYXR1cmdpcXVlPyI=?= Serge Ouaknine



Bonsoir,
 
Il me semble vital de poser  la différence entre l'engagement politique et  la performance d humeur dont la vertu est la  pose le "geste symbolique de discours" plus que le geste assoiffé d'action.
Enfin  sur la genèse du surréalisme faut il voir en Dada  une performativité prophétique du happening etc et du désir anarchiste de  jouissance ici et maintenant par la libération d un inconscient collectif ( quoique  innocent )... donc simple mouvement récursif  bourgeois qui se réapproprie le corps du jouir...
La provocation dont nous parlons est elle idéologique ou récurrente à un statut de privilégiés  ayant accès aux arcanes du discours.... et donc implicitement alliée du pouvoir…
 
En d'autres mots, le langage est-il révolutionnaire ou seulement  signe de révolte... radicalité du désir de changement ou  consommation annoncée du seul paraître.
L 'être est-il en sa demeure métaphysique ou sociopolitique... ? 
La provocation entre la révolte  romantico-bourgeoise avec ses variantes, ou le théâtre peut il échapper au destin d'une tauromachie sociale, rituellement récupérée...
 
Bref ce débat sur la provocation est  provocant car il  demande de clarifier pour soi et pour le monde son entendement du "réel": le juste face au vrai.
 
Faut-il bannir le poète de la Cité afin que sa cause triomphe ?

Serge Ouaknine