référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2010-09/msg00000.html
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Appel à communications guillemette Marot



Bonjour,

Je retransmets votre appel à communications sur le réseau Mascarène.

Mes vœux de bonne rentrée à tous,,

André G. Bourassa

Monsieur le Professeur, 

Membre du centre d'études des théâtres de la Foire et de la Comédie Italienne (Université de Nantes) et stagiaire postdoctorale au CIERL, il m'a été proposé d'organiser un colloque sur le théâtre du XVIIIe les 19-20 et 21 octobre 2011. Je désirerais qu'il y ait au cours de ce colloque une session sur le théâtre en Nouvelle-France à cette époque ; je vous joins l'appel à communications. Sur le conseil de M. Thierry Belleguic et de Mme Chantal Hébert, je me permets de m'adresser à vous pour vous demander si vous connaîtriez des personnes susceptibles d'intervenir sur ce sujet du théâtre en Nouvelle-France au XVIIIe siècle? 

 Veuillez croire à mes sentiments respectueux. Guillemette Marot 

Appel à communications : Diversité et modernité du théâtre du XVIIIe siècle

Colloque organisé par le Centre interuniversitaire d’étude sur la République des Lettres (CIERL, Québec) et le Centre d’études des théâtres de la Foire et de la Comédie-Italienne (Université de Nantes)…

Il y a dix ans, en notant « la manie de la mise en scène » qui affectait, au XVIIIe siècle, toutes les couches sociales qui en avaient la possibilité, David Trott soulignait  « le volume sans précédent de représentations et d’éditions de pièces » qui s’ensuivit, et la difficulté « d’en estimer la portée globale et d’en préciser le sens ». Les découvertes et les publications déjà établies confirment la véracité de ces propos ; loin d’être terminées[1], elles incitent les chercheurs à poursuivre les investigations sur la pluralité des auteurs, des genres et des réseaux du théâtre du siècle des Lumières. La confrontation des manuscrits encore méconnus et des travaux sur les représentations et leur contexte historique permet la prise de conscience des mutations et des innovations qui ont marqué cette période en justifiant la récusation par David Trott du « mythe d’immobilité » qui a longtemps pesé sur ce théâtre.

Nous aimerions solliciter des communications faisant état des dernières recherches sur :

-       Les genres très divers de cette période, leurs mutations et les innovations :

- d’un côté l’attrait du merveilleux et, de l’autre, l’apparition d’une prédilection pour le quotidien et le banal dans la comédie larmoyante, le drame bourgeois ; la naissance de la comédie sérieuse et moralisatrice ; la néo-tragédie et le goût des émotions fortes, voire d’horreur ; l’essor de la parodie dramatique ;
- les métamorphoses du théâtre en musique à l’Académie Royale de musique, sur les théâtres de la Foire (opéra-comique, pièces par écriteaux, pantomimes) et à la Comédie-Italienne.

-       Participation des dramaturges aux grands mouvements des idées politiques, philosophiques de ce siècle à travers leurs pièces.

-       Le désir d’une cohérence dans le domaine scénique (entre texte, musique, jeu naturel et adaptation des salles, décors, accessoires, éclairages, costumes, multiplication des figurants, etc.) donc d’une mise en scène.

-       Une révolution dans la perception de l’illusion théâtrale. Les relations spectateur-comédien et  spectateur-auteur. Activité ou passivité du public. Les questions de la séduction et de la manipulation du public.

-       Le lien entre amateurisme et professionnalisme. L’impact des théâtres de société où les auteurs peuvent « fourbir leurs armes » et la place des professionnels dans ces théâtres privés.

-       L’importance des théâtres d’éducation. Leur influence sur la « théâtromanie » de ce siècle. Leur influence sur les grands auteurs.

-       La reconnaissance de pièces de nombreux auteurs-femmes. La place de la femme dans la littérature théâtrale : prédilection ou contrainte ?

-       Les conditions matérielles de production des spectacles ; monopoles et liberté d’entreprise. 

-       Carrière et circulation des comédiens, des dramaturges.

-       Le rayonnement du théâtre français en Nouvelle-France au XVIIIe et l’impact des voyages dans cette région sur le théâtre français. Les créations en Nouvelle-France à cette période.

Ces communications devront permettre de voir dans le théâtre du XVIIIe siècle un moment-clef de l’histoire du théâtre, de percevoir autrement le fait théâtral actuel et de stimuler la création contemporaine.

 

Afin d’établir un programme provisoire en vue des dossiers de subvention, le titre et le résumé de la communication (environ mille signes) sont souhaités avant le 24 septembre, accompagnés d’un c.v. comprenant le pays d’affiliation, l’affiliation, les diplômes (commencez par le plus récent et précisez la discipline), les postes récemment exercés ainsi que ceux ayant un lien avec l’événement (commencez par le plus récent), les publications récentes et celles se rapportant à l’événement (commencez par la plus récente) à l’adresse courriel : gmarotmercier@gmail.com .

 



[1]. Le projet de la version numérisée des registres journaliers de la Comédie Française de Jeffrey Ravel et le programme de recherche sur les parodies d’opéra sous l’Ancien Régime dirigé par Françoise Rubellin le prouvent.