référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2011-10/msg00032.html
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Re: Critique d'un dispositif expérimental...( temoignage ) benskyr



Chere Anne : 

Je trouve bouleversant de sincerite a la fois ethique et ontique ce que vous venez d'ecrire ici et je tenais a vous le dire face a tous ...

Quelle joie profonde de rencontrer une pensee qui se sait demesuree, qui assume sa demesure de facon tectonique et qui la veut comme sauvegarde d'une mesure vitale d'alterite occultee par ceux qui se reclament d'une fausse clarte theoretique qui favorise la disjonction morcelante. Depuis le fond de la premiere loge collegiale, je dis BRAVA !!

Mais, qu'on ne s'y meprenne point :  Je ne dis pas cela pour crier haro sur le baudet devant tout avis autre exprime dans ce debat multiple auquel nous participons grace a ce chat de bon aloi et de haut niveau. Nenni :) Je le dis plutot parce que je crois, tout comme vous, a deux choses que je voudrais inviolables :  1) le respect de l'integrite d'une oeuvre -- en l'occurrence celle de Gaude, d'autant plus que mon ami Giovanni Vitello en donne actuellement une representation etonnante a vous couper le souffle -- et 2) l'intuition profonde qui fait que le caractere puissanciel, comme le dirait Maldiney,de ce que nous nommons IDENTITE passe inexorablement par l'accueil de l'ALTERITE, c'est-s-dire par la metaphoricite creatrice de la capture de l'humain.

Pensees Vives

Roger-Daniel



                                            " Every wall is a door. "

                                              RALPH WALDO EMERSON  
    

" Every morning, you have to break through the dead rubble afresh to reach the living warm seed ".

                                              LUDWIG WITTGENSTEIN

                


---- Original message ----
>Date: Thu, 20 Oct 2011 16:06:56 +0200
>From: owner-mascarene@uqam.ca (on behalf of anne Vernet <jipeva@no-log.org>)
>Subject: Re: Critique d'un dispositif expérimental...  
>To: Liste de discussion en francais sur le theatre <mascarene@uqam.ca>
>
>   Bonjour Alexandre,
>
>   Oui, j'ai passe la mesure, je le sais, je l'assume.
>
>   Vient le moment ou dans un monde `a tel point ecrase
>   de chiffres de l'insignifiance comme seul ethos,
>   comme unique logos, toute mesure, effectivement, se
>   perd. Et la tolerance echoue `a tolerer
>   l'intolerable.
>
>   Je me suis permis un jugement - et en cela, j'ai
>   appele le votre, c'est une bonne chose, je vous en
>   remercie.
>   Car s'il est bien, depuis l'avenement servile de la
>   dictature postmoderne de l'humilite, quelque chose
>   qui est interdit au theatre, interdit entre gens de
>   theatre, interdit sur nous-memes, c'est le jugement,
>   l'expression de la faculte de juger.
>
>   Plus rien ne fait sens - soyons humbles - : et tout
>   delire devient sense. Toute banalite.
>
>   Je ne peux plus.
>   Cela fait vingt ans que j'assiste, comme la plupart
>   impuissante, au depecement du theatre, `a la
>   liquidation des filiations de la creation et ainsi,
>   des conditions de son devenir. Vilar ecrivait en
>   1960: "Les civilisations dont le theatre devient un
>   commerce ne sont pas loin de mourir".
>
>   L'intolerable, dans l'exemple qui nous occupe, c'est
>   cela: qu'Onysos le furieux, l'oeuvre de Laurent
>   Gaude (qui eut merite vraiment une autre publicite,
>   je veux dire par l`a une autre representation) soit
>   demembree, morcelee, remontee en un clip pose comme
>   simple un stimulus au meme titre que l'est un
>   electrochoc administre `a une souris de laboratoire.
>
>   Ou est notre theatre, l`a-dedans? Comment en est-on
>   arrives l`a? Comment oser encore parler d'art, de
>   spectateur, de science, d'un quelconque savoir?
>
>   Et tout, tout ce qui est "Kulturarbeit" - qui fait
>   que l'humanite n'est pas un organisme-colonie de
>   cloportes - tout cela, aujourd'hui, fait l'objet de
>   la devoration de l'interet, qu'il soit convoitise
>   materielle ou hubris d'une pseudo objectivite
>   maitrisee. Dans l'organisation sociale actuelle dans
>   laquelle nous sommes pieges, l'humanite n'a plus
>   d'autre espace `a "conquerir" qu'elle-meme,
>   elle-meme `a devorer - et elle commence par se
>   repaitre de ce qui la signe.
>   C'est une humanite sans "Autre", et incapable d'etre
>   Autre `a elle-meme. Ce qui seul peut la sauver.
>
>   L'alterite est ce qui meurt dans la devoration
>   laborantine. Le laboratoire est precisement
>   constitue pour abolir l'alterite.
>   Or, c'est cela que le theatre porte: que l'alterite
>   est precisement ce qui signe notre identite commune.
>   Pourquoi ai-je passe la mesure? Pour appeler de
>   l'alterite. Merci de l'avoir apportee.
>
>   Sincerement desolee d'avoir outrepasse la mesure de
>   la convivialite - mais cette mesure-l`a  n'est pas
>   qu'un code ou un reflexe neuronal integre. Elle
>   tient aussi `a ce qui la signe (signait?): la
>   dignite de "ceux qui viendront apres", disait
>   Brecht. Non, je ne tolere pas que le "No futur" de
>   quelques papes postmodernes de l'auto-engendrement
>   impose sa "culture" de l'immediatete forclose aux
>   enfants des autres.
>
>   Mais je vous le concede, ma colere est au fond sans
>   objet. Parce que les petits laboratoires ne
>   l'insignifiance ne vont pas faire long feu alors que
>   l'Europe et l'Occident vont sans doute plonger dans
>   une catastrophe dont on n'imagine pas l'abomination
>   qu'elle sera. Et dans la terreur qui va s'en suivre,
>   les regions du monde qui jusqu'ici saignaient le
>   plus seront alors les seules oasis de paix.
>
>   "L'homme est l'indestructible qui peut etre
>   detruit", ecrivait Blanchot dans
>   L'Experience-limite... L'hubris de se penser
>   indestructible est toujours le premier coup que l'on
>   porte `a soi-meme.
>
>   Oui: le theatre peut etre detruit.
>
>   Cordialement,
>
>   Anne Vernet
>
>   Le 19/10/11 15:23, << Alexandre Buysse >>
>   <abuysse@bluewin.ch> a ecrit :
>
>     Bonjour Anne,
>     Je regrette que votre dernier ecrit soit empreint
>     de tant d'emotion qu'elle ne vous permette meme
>     pas de garder un minimum de distance au sujet que
>     vous commentez, ni de preserver un soupc,on de
>     respect par rapport aux recherches menees par
>     d'autres que vous-meme.
>     Bien entendu, vous relevez certains elements qui
>     pourraient etre pertinents si on ne creuse pas le
>     sujet et qu'on ne se renseigne pas `a fond. Vous
>     defendez le theatre et vous avez bien raison de
>     dire que regarder un clip de theatre, sur un ecran
>     dans une situation isolee et artificielle (si on
>     oublie tout ce qui a precede cela dans ce
>     dispositif complexe), n'est pas vivre une
>     experience theatrale (ce que d'ailleurs Bressan
>     souligne). Je ne me permettrais en aucun cas un
>     jugement pareil au votre. Je n'ai pas la
>     pretention d'etre chercheur en sciences
>     cognitives, ni celles d'etre neurologue, ni celle
>     d'etre medecin. Je n'ai pas non plus l'audace de
>     penser que ma glose est moins pretentieuse que
>     celle des autres.
>     Je vous avoue que la mise en evidence - dans le
>     monde de la neuroscience- par ce procede, d'un
>     autre Lebenswelt, monde vecu, que le sujet vit
>     avec les qualites d'un monde reel, m'interesse.
>     Surtout quand on est en voie de demontrer que
>     cette adhesion du sujet `a un monde represente, `a
>     une representation, prend le dessus sur son
>     adhesion `a son environnement << reel >>. On est,
>     meme si le dispositif est tres artificiel, assez
>     proche quand meme de l'effet de l'art, de la force
>     du theatre.
>     Je me permettais donc cette reference aux
>     publications issues de ces recherches (il y a deux
>     livres de parus qui rendent l'experience moins
>     ridicule que votre lecture ne le laisse entendre)
>     en lien avec le questionnement pose sur de
>     possibles effets therapeutiques.... Mesurables. Le
>     veritable probleme que vous soulignez n'est pas
>     celui de ce dispositif, ni de la recherche en
>     neurosciences que vous semblez mepriser, mais bien
>     celui de la mesure. Pourquoi a-t-on besoin de
>     mesurer ? Pourquoi n'ose-t-on plus affirmer que la
>     frequentation d'oeuvres d'art est importante en
>     dehors meme de la transmission culturelle ?
>     Pourquoi tout doit-il etre chiffre pour etre
>     reconnu ? J'aurais certes prefere que l'on tente
>     de voir si des malades qui jouent guerissent
>     mieux, plus agreablement, plus vite, en ayant mis
>     en mots leurs maux, en ayant vecu un autre monde
>     ou la lutte contre le mal, une fois qu'il est
>     nomme, est possible. Je peux comprendre votre
>     indignation et vos craintes de deshumanisation
>     face `a la credulite beate en la technique.
>     Alors, je suis probablement naif de croire que
>     chaque discipline peut contribuer `a mieux
>     comprendre notre monde, et que les sciences
>     cognitives ont evolue depuis leurs balbutiements :
>     il n'en reste pas moins que j'assiste beat au
>     rapprochements tranquilles qui se dessinent.
>     Tout cela etant dit, ethiquement, je ne peux que
>     vous rejoindre, il est triste que des scanneurs ne
>     soient pas disponibles pour des malades mais
>     mobilises pour des recherches qui peuvent sembler
>     futiles. Mais face `a la misere du monde, aux
>     besoins pressants, a-t-on le droit d'etre paye
>     pour faire de la recherche sur le theatre ? Nous
>     avons assurement le droit d'en faire, mais
>     avons-nous l'outrecuidance de nous croire
>     indispensables avec notre verbiage incessant, qui
>     n'apporte pas grand-chose dans l'immediat ni aux
>     createurs ni aux spectateurs ? Ces moyens seraient
>     certainement mieux utilises pour aider les
>     personnes qui ont besoin de soins.
>     Cordialement
>     Alexandre Buysse
>      
>      
>      
>      
>     De : owner-mascarene@uqam.ca
>     [mailto:owner-mascarene@uqam.ca] De la part de
>     anne Vernet
>     Envoye : mercredi, 19. octobre 2011 11:40
>     A : Liste de discussion en francais sur le theatre
>     Objet : Critique d'un dispositif experimental...
>     Bonjour,
>
>     Au risque de fatiguer certains d'entre vous, mais
>     afin d'en terminer avec le sujet, je voudrais
>     decortiquer la qualite "scientifique" du discours
>     de Y. Bressan sur cette experimentation qui parait
>     siderer quelques adeptes.
>
>     Et comme il se trouve que je dois la vie `a la
>     neurochirurgie et autres neurosciences (les
>     serieuses: celles qui s'occupent vraiment des gens
>     malades ou blesses, avec des professionnels
>     competents), et que, du coup,  je parle un peu la
>     technoscience du neurone dans le texte, je me
>     propose de traduire quelques extraits de l'article
>     signe par Y. B. dans le document titre
>     "Cognisciences" que j'ai transmis il y a quelques
>     jours (pp 6 & 7):
>
>     "Le theatral est un excellent tube `a essais. En
>     effet, il est une forme de realite circonscrite
>     dans l'espace et dans le temps `a laquelle un
>     sujet (le spectateur) va conferer une forme
>     d'existence par son adhesion."
>
>     Nous savons tous qu'il n'est jamais "qu'un" sujet,
>     "le" ou "un" seul spectateur, lors d'une
>     presentation theatrale: en general dans ce cas, on
>     rembourse - n'est-ce pas? Bon, passons et entrons
>     dans le tube.
>
>     "Voyons, dans un premier temps et de fac,on
>     succincte, le protocole experimental retenu. Il
>     s'averait fondamental d'integrer le dispositif
>     technique au dispositif artistique des le montage
>     de cette experience."
>     La qualite scientifique de la demarche qui pretend
>     etudier l'effet neuronal objectif de l'art
>     consiste-t-elle apparemment, ici, `a faire danser
>     le microscope...? Il faut croire que oui:
>     "Plus precisement, le travail majeur de la mise en
>     scene etait de jouer avec le lourd environnement
>     medical du scanner, l'integrer dans la
>     representation, et ainsi brouiller les pistes
>     entre reel et fictif."
>
>     Votre machoire s'en decroche d'ahurissement.
>     Barba se retourne trois fois dans sa tombe.
>     Mise en scene de quoi, de qui?
>     C'est avec un scanner qu'on "joue", maintenant?
>     Or, il est dit plus loin "les experimentateurs
>     enregistrerent, selon un protocole experimental
>     precis  [non decrit, on doit etre trop nuls], les
>     IRMf des sujets"
>     Petit cours de vraie science: un scanner
>     fonctionne par rayons X.
>     L'IRMf, c'est l'Imagerie par Resonance Magnetique
>     fonctionnelle.
>     C,a n'est pas du tout pareil, et pas du tout le
>     meme appareil.
>     Donc, ici, soit Y.B. a des rayons X qui donnent
>     des images de resonance magnetique...Et l`a, c'est
>     une grande premiere scientifique...
>     Soit son discours releve de la science de prendre
>     ses lecteurs pur des truffes.
>      
>     Mais continuons: il faut "ainsi brouiller les
>     pistes entre reel et fictif": oui, c'est bien ce
>     qu'on se disait, aussi...
>     C'est sur: brouiller les pistes et confondre le
>     reel et la fiction, c'est super scientifique.
>     Un dispositif theatral a donc ete recree en
>     laboratoire.
>     => je n'ai toujours pas compris en quoi le
>     dispositif est "theatral" - sinon qu'il n'est pas
>     du tout scientifique, c,a oui... mais... c'est
>     peut-etre c,a?
>
>     Des representations d'Onysos le Furieux, de
>     Laurent Gaude, furent filmees et diffusees en
>     direct ...
>     => D'ACCORD!!! voil`a: le theatre est dans le
>     laboratoire, avec une grosse machine non
>     identifiee, qui, elle est dans la representation,
>     mais pas dans le meme espace que les spectateurs,
>     qui eux sont ailleurs, et `a qui du theatre (dans
>     lequel il n'y a pas la grosse machine qui, elle,
>     est dans la representation - vous suivez?) est
>     retransmis filme...Aaaaaaaah !!!!! C'est beau, la
>     science.
>     ... `a chacun des 20 sujets- spectateurs qui se
>     trouvaient dans un scanner situe dans une piece
>     voisine. Durant les 14 minutes de la
>     representation,
>     L`a je ne comprend plus: il y a donc une piece
>     avec la premiere grosse machine, qui ne sert `a
>     rien qu'`a brouiller les pistes, et dans l'autre
>     piece, il y a 20 PERSONNES DANS UN SCANNER !!!???
>     C,a existe maintenant les scanners de groupes?
>     Meuh non... : ces 20 personne, elles passent donc,
>     une par une (vous imaginez le boulot, si au
>     theatre il fallait recommencer la presentation
>     entiere pour CHAQUE spectateur, tout seul, dans la
>     salle?) un petit quart d'heure, dans un... on va
>     dire un "machin" et `a qui on projette, dans le
>     machin, un clip de theatre...
>
>     Voil`a, c'est c,a...: en fait, on fait croire `a
>     ces personnes qu'en realite elles sont dans
>     l'autre machine (celle qui brouille les pistes) et
>     que ce sont elles qui vont etre filmees en train
>     de regarder le film, et donc que ce sont elles qui
>     jouent... Et c,a cree du reel fictif... Alors que
>     le vrai reel, ce sera d'observer quand leurs
>     neurones scintillent, parce que comme c,a, et avec
>     tout c,a, on aura la preuve qu'il se passe quelque
>     chose.
>     Qu'on n'est pas que morts, au theatre.
>
>     J'espere au moins que vous aurez un peu ri...?
>     C,a ferait un un bon argument de piece, ou de
>     film: Charlot scientifique, empetre dans les
>     "scanners" et y oubliant les gens trop cuits....
>
>     J'arrete l`a l'analyse - tout le reste etant `a
>     l'avenant, notamment les "resultats" evidemment
>     obscurs (CQFD)
>
>     Ce clip neuronal est denue de toute validite : n'y
>     sont ni le theatre, ni la science. Mais la glose
>     scienteuse, oui, et surtout pretentieuse, qui "met
>     en scene" une pseudo experience dans un unique
>     but: decerveler ses cerveaux refractaires `a la
>     molecule du bonheur et aux puces de
>     securite-pour-tous.
>     Non seulement "l'experimentation" n'y est
>     qu'instantaneite insignifiante mais la theatralite
>     meme de son soi-disant critere est totalement
>     faussee: car il n'y a theatre que lorsqu'il y a
>     simultaneite collective de perceptions
>     individuees: la perceptivite collective influe sur
>     ce que chacun perc,oit, lequel nourrit la
>     sensibilite de l'ensemble [et lorsque je rappelais
>     les "moments" qui m'ont frappee au theatre - et
>     dans lesquels j'ai oublie Kantor, la Classe morte
>     - la qualite de ces instants est indissociablement
>     reliee, dans les faits et le souvenir que j'en
>     garde, `a la sensibilite collective qui, en moi,
>     l'a portee. Et c'est cela, la "grammaire invisible
>     qui nous constitue"...]
>
>     Mais Y. Bressant n'a, il faut croire, jamais mis
>     les pieds au theatre...
>
>     Aucun scientifique serieux ne menerait une
>     recherche selon un "protocole" aussi delirant.
>     Encore moins en tirer fierte. Comment une anerie
>     pareille a-t-elle pu trouver credit, etre
>     autorisee, par qui? Combien cette clownerie
>     pitoyable a-t-elle coute?
>
>     Et l`a, si on ajoute `a cela qu'il se trouve des
>     beats pour y croire, `a ce mauvais spectacle...
>     pendant que des malades attendent, dans ces
>     regions du monde ou n'existent ni scanner ni Irm -
>     et parfois meme pas de radio, faute d'energie...
>
>     On rit moins.
>
>     Anne Vernet
>
>     ------ Fin du message transfere

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