référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2012-04/msg00001.html
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Appels à communication Benoît Gauthier



Chers membres,  
 
Je vous achemine deux appels à communications que prend soin de nous fournir notre collègue Hélène Beauchamp. 
 
Une excellente journée.  
 
Benoît Gauthier 
 
_________________

De : Hélène Beauchamp [mailto:beauchamph@sympatico.ca]
Envoyé : 5 avril 2012 08:37
À : 'mascarene@uqam.ca'
Objet : appel à communications

 

APPEL À COMMUNICATIONS

 

Indignation et engagement social, d’hier à aujourd’hui

 

Colloque annuel d'Histoire Engagée

Samedi 6 octobre 2012

Université d'Ottawa

 

 

CONFÉRENCIERS INVITÉS :

 

Sébastien Ricard, acteur, chanteur et organisateur du «Moulin à Paroles»

 

Jean-Philippe Warren, sociologue et professeur 

 

_________________

De : Hélène Beauchamp [mailto:beauchamph@sympatico.ca]
Envoyé : 5 avril 2012 08:36
À : 'mascarene@uqam.ca'
Objet : appel à communications

 

 

Le siècle du Règlement XVII :

Colloque interdisciplinaire sur l’Ontario français et le centième anniversaire du Règlement XVII

Organisé par le CIRCEM et la Chaire de recherche sur l’histoire de la francophonie canadienne, en partenariat avec le CRCCF et le collège des chaires de l’université d’Ottawa

: 16 et 17 novembre 2012

LIEU : Université d’Ottawa

 

 

Appel à communications

La crise du Règlement XVII

La crise du Règlement XVII (1912-1927), le dernier des grands conflits scolaires postconfédéraux, est souvent présentée, aussi bien dans l’historiographie que dans la mémoire collective, comme le moment fondateur de l’identité franco-ontarienne. S’il est indéniable qu’elle contribue puissamment au développement associatif et institutionnel de l’Ontario français, la crise scolaire, qui se déroule sur fond de guerre et de conscription, appartient également à la grande histoire du Canada et du Canada français. Génératrice de solidarité et de mobilisation politique à grande échelle, elle se situe au carrefour d’un grand nombre d’affrontements dont elle provoque l’exacerbation, non seulement entre nationalistes canadiens-français et impérialistes canadiens-anglais, mais aussi entre « intransigeants » et « modérés » au sein même du Canada français. La crise scolaire déborde même les frontières du pays en obligeant la hiérarchie vaticane à intervenir pour tenter de rétablir l’unité de l’Église canadienne, que menace la division qui sévit entre coreligionnaires canadiens-français et irlandais.

Si les milieux nationalistes d’Ottawa lancent, dans un premier temps, une vaste campagne de désobéissance civile pour combattre le Règlement XVII, ils éprouvent cependant du mal à obtenir le même succès dans le nord et le sud de la province que dans l’est et se voient contraints de composer, par le fait même, avec des régionalismes identitaires représentant autant de forces centrifuges allant à l’encontre de leurs efforts de construction nationale. Ils doivent, de surcroît, composer avec la tiédeur que réserve à leur cause le Saint-Siège, qui voit d’un mauvais oeil qu’on remet en question l’ordre établi alors que rien ne menace, de prime abord, la confessionnalité des écoles séparées. En ce sens, la crise scolaire révèle la limite des efforts déployés par l’élite nationaliste pour construire une identité nationale fondée sur l’union étroite de la langue et de la foi. L’abrogation du Règlement XVII en 1927, que l’on peut attribuer au moins partiellement aux remises en cause que connaît l’élite politique et intellectuelle du Canada anglais au lendemain de la Première Guerre mondiale (1914-1918), annonce, en revanche, l’entrée du pays dans la démocratie « consociationnelle » (Martel et Pâquet, 2010) qui cherchera, au cours des quatre décennies suivantes, à éviter les affrontements et à forger, dans la mesure du possible, de plus larges consensus.

 

Les objectifs du colloque

Le colloque sur le centième anniversaire du Règlement XVII permettra de réfléchir à la crise scolaire dans toute sa complexité, à en proposer de nouvelles interprétations et à en saisir l’impact à court et à plus long terme.

L’objectif des organisateurs est de proposer une réflexion à la fois en amont et en aval de l’évènement. Sans limiter le choix des sujets, les organisateurs de l’évènement aimeraient amener les communicateurs à offrir des réponses à un certain nombre de questions. Quelle est la situation scolaire au Canada avant l’adoption du Règlement XVII? Quels sont les rapports entre les communautés ethnolinguistiques en Ontario avant que ne s’engage cette crise? Quelles sont les représentations de l’Ontario ou du Canada des acteurs avant, pendant, ou après l’évènement? Quelles dynamiques rassemblent, ou au contraire divisent, les principaux acteurs? Est-ce que les conceptions pédagogiques de l’époque ont pu militer en faveur de la volonté de réforme du ministère ontarien? Comment les acteurs, d’un côté comme de l’autre de ce conflit, comprenaient-ils le rôle de l’éducation pour l’individu ou pour la société? Émerge-t-il un clivage dans l’opinion publique uniquement selon des pourtours linguistiques, ou la situation est-elle plus complexe? Comment comprendre les dynamiques politiques, institutionnelles, confessionnelles, identitaires ou linguistiques au moment de l’évènement, à l’intérieur de la communauté francophone, de l’Ontario ou du Canada? Quel impact aura-t-il sur l’identité francophone en Ontario, sur l’Église catholique canadienne, sur les rapports entre la majorité et la minorité linguistique, sur le cours de la guerre ou alors dans la création de l’ordre de Jacques Cartier? Quelle est l’importance de cet évènement dans la mémoire des Franco-ontariens? Quelles en sont les manifestations artistiques, culturelles ou encore littéraires?

 

Modalités de proposition d’une communication

Présentation

La proposition devra être présentée comme suit :

Coordonnées exactes (nom, prénom, fonction, établissement, adresse électronique) de chaque présentateur ou présentatrice.

Texte de 400 mots environ, présentant la proposition comme suit :

1. Problématique générale.

2. Courte bibliographie (max. une dizaine de titres) appuyant la proposition;

3. Biographie succincte (5 lignes par présentateur ou présentatrice).

Soumission des propositions

Veuillez soumettre votre proposition en format WORD par voie électronique à François Charbonneau, fcharbon@uottawa.ca

Date limite de soumission des propositions : 1er juin 2012

Évaluation des propositions

Chaque proposition fera l’objet d’une évaluation. Les auteurs et auteures des propositions retenues seront informés par voie électronique dès que possible, avant le 10 juillet 2012.

 

Publication

Les organisateurs encouragent les participants à soumettre le texte de leur communication sous forme d’article en vue de la publication des actes du colloque. Afin de faciliter et d’accélérer le processus d’évaluation des articles proposés, les textes devront être rendus disponibles au plus tard le 15 janvier 2013.

 

Organisateurs

Michel Bock

Professeur

Département d’histoire

Université d’Ottawa

mbock@uottawa.ca

François Charbonneau

Professeur

École d’études politiques

Université d’Ottawa

fcharbon@uottawa.ca