référence : http://listes.cru.fr/arc/medievale/1998-07/msg00024.html
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Re: Les metiers Rony



Merci pour cette reponse aussi preciseuse que prompte.
-----Message d'origine-----
De : Loïc & Julien <jacobyeh@club-internet.fr>
À : Liste de discussion sur l'occident medieval <medievale@uqam.ca>
Date : mercredi 29 juillet 1998 10:49
Objet : Re: Les metiers


>Rony,
>
>Sans être spécialiste de la question, je me permets de vous communiquer
>ces quelques éléments :
>
>Vous devez certainement connaître « le Livre des Métiers » ou «
>Etablissements des métiers de Paris » (1268) d’Etienne Boileau qui
>constitue une source de renseignement extrêmement intéressante et
>précise. Boileau, devenu prévôt de Paris en 1261 fait compiler quelques
>années plus tard les règlements d’environ cent vingt métiers
>(c'est-à-dire la presque totalité des métiers organisés qu’on trouve à
>Paris).
>
>Je vous renvoie, pour quelques remarques et observations intéressantes
>concernant les métiers et leur organisation à quelques ouvrages généraux
>se rapportant à divers domaines (droit et société, ville, guerre) qui
>vous mettront sur des pistes fameuses j’espère :
>
>Georges Jehel et Philippe Racinet, « La ville médiévale - de l’Occident
>chrétien à l’Orient musulman, Vè-XVè siècle », Armand Colin, coll. U,
>Paris, 1996 (particulièrement chap. VI, pp.238-255). [Les auteurs
>placent ici leur analyse des métiers et guildes dans une relation à la «
>société urbaine » qu’ils perçoivent comme étant « au service de
>l’économie ». Vous y trouverez un résumé des éléments importants
>concernant les « métiers et organisation professionnelles » en Occident
>et quelques mots sur les mêmes thèmes pour l’Orient].
>
>Jacques Bouineau, « Histoire des Institutions, Ier-XVè siècle », Litec,
>Paris, 1994 (particulièrement pp.303-310). [J. Bouineau y note par
>exemple : « si l’on regarde les vitraux de la Cathédrale de Chartres,
>donnés par les métiers, on se trouve devant une réalité politique :
>c’est en effet à travers les images des saints patrons des artisans et
>des activités professionnelles que la lumière pénétrera dans le temple
>où l’homme cherche à s’approcher de Dieu. Les marchands sont dans le
>temple et diffusent la lumière sur les fidèles et le clergé lui-même...
>». Ceci, parmi d’autres remarques plus juridiques].
>
>Dans une approche peut-être un peu plus large, vous pouvez prendre en
>considération les miniatures et enluminures médiévales qui sont d’une
>telle richesse pour les métiers de l’agriculture et de la terre en
>général et pour les métiers de guerre. Sur ce dernier point, là encore,
>un ouvrage général qui dit bien quelles sont les origines des armées
>permanentes, qui évoque aussi les contrats, les salaires et le
>volontariat des hommes d’armes du Moyen-Age : Philippe Contamine, « La
>guerre au Moyen Age », PUF, coll. Nouvelle Clio, 4è éd., Paris, 1994.
>Le site de la Bibliothèque Nationale offre un très bel échantillon de
>miniatures ou d’enluminures : http://www.bnf.fr/enluminures/accueil.htm
>
>Bien sûr, ce ne sont là que quelques indications d’ordre général. Vous
>trouverez dans chacun des ouvrages mentionnés une bibliographie qui vous
>permettra d’aller plus avant dans votre entreprise.
>
>Bien à vous
>
>Loïc
>
>