référence : http://listes.cru.fr/arc/medievale/2001-06/msg00049.html
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[MEDIEVALE:3351] Penser le corps à l'aube de la science médicale URHM Infos



Cher(e)s Collègues,

Voici le beau programme du colloque que le CESCM - Centre d'études
supérieures de civilisation médiévale. (Université de Poitiers, sous la
direction d'Eric Palazzo) organise en mars prochain.

Cordialement,

Le secrétaire

Programme journées d'études
 PENSER LE CORPS A L'AUBE DE LA SCIENCE MEDICALE

Les mercredi 20 mars 2002 et jeudi 21 mars 2002

Organisées  par le Centre d'Etudes Supérieures de Civilisation Médiévale de
l'Université de Poitiers et l'Espace Mendès France, Centre de culture
scientifique, technique et industriel en Poitou-Charentes.
Lieu :salle Confluence, Espace Mendès France

Mercredi 20 Mars 2002 à 14h

Conférence introductive par Danielle JACQUART, directeur d'Etudes à l'Ecole
Pratique des Hautes Etudes.


La médecine entre science et empirisme

Dés l'Antiquité, la médecine se construit à partir de pratiques empiriques
et de conceptions théorisées du monde, révélant le sens de la santé et de la
maladie. Miroir du rapport à l'autre, le corps apparaît tout à la fois lieu
et objet de connaissance et de mystère.


Placée sous la présidence de Danielle JACQUART

Intervenants : Lydie BODIOU, (maître de conférences en histoire ancienne,
Université de Poitiers), Pierre CORDIER, (maître de conférences en histoire
ancienne à l'Université de Poitiers), Laurence MOULINIER - BROGI, (maître de
conférences en histoire médiévale, Université Paris 8), Cécile TREFFORT,
(maître de conférences en histoire médiévale, Université de Poitiers).

18h30 : conférence plénière  de Jackie PIGEAUD, membre de l'Institut
universitaire de France, professeur de littérature latine à L'Université de
Nantes. : " Le corps humain chez Isidore de Séville "


Jeudi 21 mars 2002

9h30 à 12h30

Le sang entre science et imaginaire

Placée sous la présidence de Eric PALAZZO, directeur du Centre d'Etudes
Supérieures de Civilisation Médiévale de l'Université de Poitiers.

De l'Antiquité au Moyen Âge, le sang relève d'un discours médical
(anatomique, physiologique, thérapeutique.), mais également de
représentations liées au savoir, balisé par des rites, des valeurs, des
interdits : en quelque sorte une oscillation entre imaginaire et science.

Intervenants : Lydie BODIOU, (maître de conférences en histoire ancienne,
Université de Poitiers), Pierre CORDIER, (maître de conférences en histoire
ancienne à l'Université de Poitiers), Laurence MOULINIER - BROGI, (maître de
conférences en histoire médiévale, Université Paris 8), Cécile TREFFORT,
(maître de conférences en histoire médiévale, Université de Poitiers).


 Jeudi 21 mars
14h
 Le corps du souverain au Moyen Âge
 Représentations, imaginaire politique et utopies médicales

Placée sous la présidence de Jean-Claude SCHMITT, directeur d'études à
l'Ecole des Hautes études en sciences sociales.

Intervenants : Alain BOUREAU, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes
en Sciences Sociales, Agostino PARAVICINI BAGLIANI, professeur d'histoire
médiévale à l'Université de Lausanne.

Le corps des papes, par Agostino PARAVICINI BAGLIANI, professeur d'histoire
médiévale à l'Université de Lausanne.

Depuis le XIe siècle, le corps du pape est le centre de stratégies multiples
: la monarchisation de l'Eglise romaine provoque l'élaboration d'un discours
et d'une ritualité autour de la caducité  comme pour aucun autre souverain
de l'Occident. La volonté d'approcher le pape à la figure du Christ, exige
un discours et une ritualité aussi complexe, assurant la " purification
symbolique " du corps du pape. En même temps, dès le XIIIe siècle se
développe l'idée que le corps du   souverain a droit (et besoin) à des
soins, en tant que " persona publica ", la santé du souverain étant liée à
la santé de l'institution qu'il représente.

Le corps des rois, par Alain BOUREAU, directeur d'Etudes à l'Ecole des
Hautes Etudes en Sciences Sociales.

Les souverains français du XIIe au XVe siècle, ont tenté vainement de
sacraliser leur corps, soit par la pratique du toucher thaumaturgique, soit
par le traitement du cadavre royal en relique, soit enfin par un effacement
rituel du corps naturel et individuel au profit de la pérennité du corps "
politique "  et collectif de la lignée royale. La théologie chrétienne s'y
opposa constamment, au nom de la prééminence de l'Eglise et d'une
anthropologie du corps dont on montrera les enjeux à propos des débats sur
le statut du corps humain du Christ.

17h 30 :  conclusion par Jean-Claude SCHMITT



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