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[MEDIEVALE:265] Informations médiévistiques [18/09/2005] URHM infos



[18/09/2005]

Bonjour à tous,

Voici quelques informations médiévistiques, classées selon
les 6 sections suivantes (dans l'ordre alphabétique) :

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1° Appels à contribution, 2° Articles, 3° Colloques, 4° Informations
diverses, 5° Journées d'étude, 6° Séminaires

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1° Appels à contribution
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1) Appel à contribution
Néant

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2° Articles
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1) Article
L'HISTOIRE N° 301 - Septembre 2005
http://www.histoire.presse.fr/

LES LIVRES
http://www.histoire.presse.fr/

La Fortune de Karol. Marché de la terre et liens personnels dans les
Abruzzes au Haut Moyen Age, par Laurent Feller, Agnès Gramain, Florence
Weber, École française de Rome, 2005, 214 p., 36 EUROS.
Pendant vingt ans, de 850 à 870 environ, à Vico Teatino, petite localité des
Abruzzes, un homme achète de la terre. Son nom, Karol, revendique
l'appartenance
de cette région de l'Italie centrale au monde franc. Sans doute occupe-t-il
une position incertaine, entre le groupe des exploitants ruraux et celui de
l'aristocratie, qu'il aspire à intégrer. D'où, peut-être, sa politique
d'achat
de terres. Mauvaise évaluation du rapport de forces, prise de risque
excessive ? En tout cas, Karol échoue dans son ambition de fonder une
lignée. Et c'est le monastère San Clemente à Casauria qui rafle la mise,
rachetant la fortune de Karol.
L'échec de Karol fait la fortune de l'historien : il explique la présence
d'un
dossier exceptionnel de 97 actes dans le cartulaire de Casauria, qui éclaire
une histoire singulière, mais aussi une aventure collective : celle d'une
région agitée par une forte mobilité sociale, et bientôt disciplinée par
l'État
carolingien.
Mais il ne s'agit pas ici que d'histoire médiévale : dans une démarche
exemplaire d'expérimentation méthodologique, un historien, une économiste et
une ethnographe ont croisé leurs regards sur cet enchevêtrement d'intrigues.
Avec comme ambition de répondre à cette question : que fait-on lorsqu'on
échange de la terre, comment se construit la valeur des choses, la notion de
marché est-elle pertinente pour saisir la réalité sociale des transactions ?
Les conclusions de cette étude méritent réflexion. Certes, les auteurs
montrent comment l'échange de terres s'articule avec les transactions
matrimoniales et le renforcement des liens de clientèle. Mais ils démontrent
également que les acheteurs et les vendeurs n'ignorent pas ce que l'on
pourrait appeler le prix du marché, même s'ils choisissent de s'y conformer
ou non, selon les circonstances. Autrement dit, l'échange médiéval - mais
est-ce propre au Moyen Age ? - mêle inextricablement ce qui est marchand et
ce qui ne l'est pas.

Aux origines de Carnaval. Un dieu gaulois ancêtre des rois de France, par
Anne Lombard-Jourdan, Paris, Odile Jacob, 2005, 383 p., 27  EUROS.
Le point de départ de ce « livre neuf et passionnant », pour reprendre les
mots de Jacques Le Goff dans sa préface, est la mention par César, dans La
Guerre des Gaules, d'un dieu « père de tous les Gaulois ». Un dieu qu'il
assimile au dieu italique Dis pater, lié à la terre et qu'Anne
Lombard-Jourdan identifie au dieu gaulois Cernunnos, dieu géant aux bois de
cerf.
Dans un premier temps, Anne Lombard-Jourdan reconstitue le mythe du cerf et
du serpent qui s'attache à Cernunnos, dieu qui délivre l'humanité d'un
serpent ou d'un dragon. Ce mythe sera repris par Rabelais : Gargantua est
bien l'avatar, traité sur le mode parodique, du dieu Cernunnos.
Ce que montre l'auteur c'est que, au Moyen Age, le rituel du Carnaval est
une manière de prolonger, de façon masquée, le mythe fondateur du combat du
cerf et du serpent. A la fin de l'hiver, la chute des bois du cerf annonce
le printemps. Avec le Carnaval sont aussi raillées les cornes des cocus.
Anne Lombard-Jourdan va plus loin. Elle débusque le cerf, bien oublié
aujourd'hui, mais pourtant si présent, dans le légendaire royal français. Le
grand cerf, ancêtre mythique des rois de France, est statufié à la fin du
XIIIe siècle et figure en tête de la série de leurs effigies dans la galerie
du palais de la Cité à Paris. Avec Charles VI, le « cerf volant couronné
d'or
au col » devient l'emblème des rois de France. La force magique et
thaumaturgique du cerf vient donc au service du pouvoir royal.
Même si on ne le suit pas dans toutes ses conclusions, cet ouvrage - doté
d'un
bel index -, aux méthodes souvent virtuoses et parfois risquées (comme
l'usage
abondant de l'étymologie), nous fait voir autrement des pratiques et des
rites venus du fond des âges.

Abbayes et monastères d'Europe, par Bernhard Schütz, Paris, Citadelles &
Mazenod, 2005, 492 p., 174  EUROS.
Les réseaux monastiques constituent sans doute, pour le Moyen Age, la
préfiguration la plus parlante de ce que ce que sera l'unité européenne. De
Moissac à Westminster et de Saint-Gall à Belem, c'est à un somptueux tour
d'Europe
en images que nous convie l'impeccable érudition de cet ouvrage.

Hugues de Saint-Cher. Bibliste et théologien, dirigé par Louis-Jacques
Bataillon, Gilbert Dahan et Pierre-Marie Gy, Bibliothèque d'histoire
culturelle du Moyen Age, Turnhout, Brepols, 2004, 524 p.
L'histoire intellectuelle du XIIIe siècle occidental commence à être mieux
connue : de grands livres nous ont appris qu'Aristote et les penseurs arabes
et juifs renouvelaient alors la matière philosophique, que la théologie se
constituait en science, que les ouvres d'art se trouvaient irriguées par
cette pensée en mouvement et qu'avec les universités, les « intellectuels »
faisaient entendre leurs voix dans la cité et dans l'Église.
Certains des hommes qui ont joué un rôle primordial dans l'évolution de la
pensée du XIIIe siècle sont connus. D'autres, comme Hugues de Saint-Cher,
ont été négligés. Ce dauphinois est né à Saint-Chef, dans l'actuel
département de l'Isère, vers 1190. Encore étudiant à Paris, il est entré
chez les Dominicains vers 1225. Il a mené ensuite la carrière classique d'un
prêcheur alternant enseignement et charges administratives, soit dans la
province de France, soit à Paris. Il a été nommé cardinal en 1244, et a été
légat du pape à Liège et en Allemagne. Il est mort en 1263.
Hugues, dans son commentaire du Livre des Sentences de Pierre Lombard - un
texte inlassablement repris par les maîtres - a participé à la construction
de la théologie comme science, quand elle se détachait de l'étude de la
Bible pour devenir une discipline propre.
Mais surtout, il a mis au point un instrument de travail fondamental pour
l'étude
de la Bible. Il a rassemblé une équipe au couvent Saint-Jacques et s'est
lancé dans la confection, jamais tentée jusque-là, de concordances
bibliques. Invention géniale ! Chaque mot de la Bible, de « Aaa » à «
Zorobabel », se présentait dans l'ordre alphabétique, entouré de son
contexte. De quoi relancer pour des siècles l'étude de l'Écriture !
Ce livre d'une grande érudition est une introduction ardue mais passionnante
et concrète à la constitution des savoirs au XIIIe siècle et à la production
collective de nouveaux outils de recherche. Hugues de Saint-Cher a donné à
sa génération les moyens d'opérer une mutation majeure en théologie.
Qu'auraient fait, sans lui, Bonaventure ou Thomas d'Aquin ?

LE PORTAIL
http://www.histoire.presse.fr/portail/ressources/301.asp

 Le Louvre virtuel, enfin
Le site Internet du Louvre fait peau neuve. Le voilà enfin à hauteur du
musée, de ses collections.
Après dix ans d'une présence sur le Web tristement institutionnelle, le site
du musée du Louvre fait peau neuve grâce au mécénat. Profondément repensé et
formidablement enrichi, ce site est enfin à la hauteur du musée, de ses
collections, de sa réputation et des sites des autres grands musées du
monde.
Au-delà des contenus obligés, mais remarquablement revisités (histoire,
panoramas, jardins, fonctionnement, info du public, etc.) et de l'accès aux
bases de données (130 000 ouvres exposées, 140 000 dessins du département
des arts graphiques), plutôt réservées aux spécialistes, c'est vers la «
valeur ajoutée culturelle » que ce Louvre en ligne s'oriente. Les contenus
proposés intéresseront non seulement un large public amateur d'art et
d'histoire
mais aussi les élèves, les étudiants et leurs professeurs.
Le kaléidoscope présente des approches transversales et thématiques des
collections (reproductions et notices) très bien faites, mais plutôt d'ordre
touristique.
Plus avant, la description des collections et des départements s'appuie sur
un nombre limité d'ouvres choisies et généreusement commentées (par exemple,
180 ouvres pour présenter les antiquités orientales) qui en font un passage
obligé pour une visite profitable du musée.
Pour en savoir vraiment plus, la section des dossiers est particulièrement
prometteuse. On y a naturellement remarqué un « Code de Hammourabi à la
loupe » qui complétera magnifiquement les matériaux cités page de gauche.
Les deux autres rubriques « à la loupe » s'intéressent à La Joconde et à une
vierge romane auvergnate récemment exposée lors de l'exposition sur « La
France romane ».
Comme tout site très interactif, le Louvre en ligne requiert une petite
période de prise en main pour une navigation sans écueil.
Le Louvre en ligne affiche de grandes ambitions, tant pour les contenus que
pour les services. A suivre.
http://www.louvre.fr/llv/commun/home_flash.jsp


2) Article
[à la suggestion d'Hérold Pettiau, que nous remercions]
Point de vue
Archives nationales à l'abandon
LE MONDE | 10.09.05
EN juillet, chose inédite, le ministère de la culture se mit à faire de la
publicité jusque dans le métro parisien pour inciter le public à se rendre
aux Archives nationales. Las, il n'était pas question d'archives, mais de
danse ! L'hôtel de Rohan, siège des Archives nationales, accueillait le
prestigieux San Francisco Ballet. On applaudit aux Archives ­ - pour la
première fois depuis longtemps.

Car le reste de l'année, chercheurs, étudiants et généalogistes, qui
attendent des heures pour tenter d'obtenir une place puis des cartons, n'ont
rien à y célébrer. Ce prestigieux service public, ou ce qu'il en reste,
s'est enfoncé depuis plus de dix ans dans une crise dont la mesure n'est pas
prise. Un monde feutré meurt en silence.

Dans un rapport au premier ministre, en mai 1996, le conseiller d'Etat Guy
Braibant (fils d'un ancien directeur des Archives de France), avait déjà
établi un diagnostic sans concession de la manière dont l'Etat laissait se
détériorer son outil de conservation et de communication des archives
publiques, mettant en péril tant la sauvegarde de la démocratie que le
développement du savoir. Des moyens d'action matériels, juridiques et
organisationnels étaient suggérés, aptes à renforcer le poids d'une
direction en proie à une grave crise d'identité et en voie de
"balkanisation".

Dans un plan d'action intitulé "Pour une stratégie d'avenir des Archives
nationales" que présenta, en 1998, Philippe Bélaval, directeur des Archives
de France, figurait la refonte de la loi de janvier 1979 sur les archives.
Ce texte, très novateur à l'époque, avait en effet vieilli, face à la
demande de compréhension du passé proche qui saisit, jusqu'à l'excès
parfois, nos sociétés.

L'accès aux archives cristallise en effet l'exigence contradictoire placée
au coeur de la rel! ation entre l'Etat et le citoyen : transparence de
l'action pu! blique et protection de la vie privée. La question des délais
de communication des archives est devenue symbolique de cette contradiction,
au point que Lionel Jospin signa, à l'automne 1997 ­ - époque du procès
Papon ­-, une circulaire destinée à faciliter l'accès aux archives de la
seconde guerre mondiale, dans l'attente du dépôt du projet de loi annoncé.

L'attente dure, et le flou juridique avec. Les archives des hommes
politiques continuent à n'être régies par aucun texte. Celles des présidents
du Conseil de la IVe République sont gérées comme des archives privées. Il
en va de même des papiers du général de Gaulle de la seconde guerre
mondiale. Un comble, quand on sait l'ardeur avec laquelle celui-ci se battit
pour que la France libre fût considérée comme un Etat !

En outre, les institutions publiques opposent aujourd'hui à l'esprit libéral
de la loi une pratique de plus en plus arbitraire. Dernier en date, le
Conseil constitutionnel, gardien suprêm! e de l'Etat de droit, n'a pas
hésité à s'affranchir de l'esprit de la loi en interdisant de lui-même
l'accès à ses archives pendant 60 ans...

Ces petits arrangements avec les lois doivent cesser. Les archives doivent
être gouvernées. Elles représentent le dossier le plus politique de ceux
confiés aux ministres de la culture. Rares sont ceux qui s'en sont rendu
compte, plus rares encore ceux qui ont oeuvré pour ce secteur. Seul, en
creux, Jack Lang l'aida en favorisant la décentralisation des archives
départementales. Les conseils généraux, plus proches des citoyens que les
administrations centrales, ont donné dans la plupart des cas à leurs
services d'archives les moyens de fonctionner décemment.

L'Etat ne l'a pas fait pour les Archives nationales. Il est vrai que
l'ampleur des efforts à consentir, le peu d'écho que rencontrent ceux,
timides, réalisés, n'incitent pas les ministres à l'audace. La procédure de
décision, par arbitrages internes au ministère de la c! ulture, soumis
ensuite à la direction du budget et au ministre! des finances, n'a jamais
permis d'apporter aux Archives l'effort soutenu et continu dont bénéficient
monuments historiques et musées, portés par l'engouement de l'opinion et des
touristes.

De sorte que c'est au politique de prendre ses responsabilités. Soyons
justes : il l'a fait, et au plus haut niveau, dans les dernières années.
Parfois en paroles, comme Lionel Jospin annonçant, en 2001, une vaste
politique en leur faveur. Mais il n'alla pas jusqu'à respecter l'engagement,
pourtant pris par ses deux ministres de la culture successifs, de présenter
au Parlement un projet de loi, voire simplement de réunir le comité
interministériel des Archives, qu'il avait pourtant institué.

Au printemps 2004, le président de la République, lorsqu'il reçut le Conseil
supérieur des archives, lui annonça sa décision de faire bâtir un nouveau
centre à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Il avait fallu dix ans
pour concrétiser cette décision, en germe depuis 1994, grâce à l! 'effort
intense de sensibilisation mené, notamment, par l'association Une cité pour
les Archives nationales. Le projet, en cours de réalisation, mobilise toute
l'énergie de l'administration. Le bâtiment conçu par Massimiliano Fuksas est
d'une esthétique audacieuse. On espère qu'il se révélera fonctionnel. Mais
un délai d'au moins cinq ans ­ qui risque d'être fatal à la recherche
historique française ­ est annoncé pour son inauguration.

Il ne s'agit pas là d'une affirmation rhétorique. Tout se passe comme si on
faisait tout pour décourager la recherche sur l'histoire de la France
contemporaine : un étudiant en mastère perd son temps à quêter une place et
des documents de centre d'archives en centre d'archives. La situation la
plus caricaturale est à Fontainebleau, site des Archives nationales qui
regroupe les archives les plus récentes, mais dont l'accessibilité est quasi
nulle.

A l'autre extrémité de la chaîne du savoir, les historiens américains
spécialistes de! notre pays ont écrit au ministre de la culture pour
dénoncer ! le délabrement de l'accès aux archives publiques françaises et
l'indifférence des autorités de tutelle, en soulignant le risque de
régression, au plan international, de la recherche historique sur la France.
On ne leur a répondu que des paroles rassurantes et formelles.

A quiconque se plaint de l'absence d'ambition nationale pour les archives,
il est invariablement répondu "centre de Pierrefitte". C'est un peu court.
Surtout quand aucune création d'emploi n'est programmée pour accompagner son
ouverture. "Quand le bâtiment va, tout va" est un slogan qui eut son heure
de gloire, mais qui est inadapté devant l'ampleur de la demande adressée
aujourd'hui à l'Etat d'aider la nation à mieux gérer son passé. Il y a cinq
ans, nous publiions -Le Monde du 30 novembre 2000- un article intitulé :
"Archives : il faut une loi, il faut une politique". Sans aucun plaisir,
avec, au contraire, une véritable amertume, nous aurions pu donner à
celui-ci exactement le même titre.
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Marc-Olivier Baruch est historien, directeur d'études à l'EHESS et
enseignant à l'ENA.
Vincent Duclert est historien, professeur à l'EHESS et enseignant à l'ENA.
par Marc Olivier Baruch et Vincent Duclert
Article paru dans l'édition du 11.09.05
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-687793,0.html


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3° Colloques
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1) Colloque
Le vin de Champagne
Histoire d'une politique économique des origines à nos jours
Paris
Date
vendredi 23 septembre 2005 au samedi 24 septembre 2005
http://calenda.revues.org/nouvelle5728.html

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4° Informations diverses
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1) Information diverse
RADIO CAMPUS
HISTOIRE DE SAVOIR
La vie culturelle en Occident aux XIIe et XIIIe siècles
Par Emilie Tournier
Entretien avec Benoît Beyer de Ryke, assistant à l'Université libre de
Bruxelles
1er volet
Mercredi 21 septembre de 18h15 à 19h
Jeudi 22 septembre de 9h à 9h45 (rediffusion)
2ème volet
Mercredi 28 septembre de 18h15 à 19h
Jeudi 29 septembre de 9h à 9h45 (rediffusion)
http://radiocampus.ulb.ac.be/

2) Information diverse
ESPACE 2
LES TEMPS QUI COURENT
MERCREDI 14 SEPTEMBRE 2005
Suso, Tel un aigle
Par Marc Berman
Avec Wolfgang Wackernagel philosophe genevois, spécialiste de Maître
Eckhart, de la mystique médiévale et traducteur-commentateur du texte de
Henri Suso, Sicut Aquila
Qu'est-ce que Dieu? Où se trouve Dieu? Peut-on le connaître? Comment le
connaître? Et qu'est-ce qu'implique cette connaissance dans le quotidien?
Telles sont les questions fondamentales que se pose toute religion.
Dans le christianisme, les voies pour y répondre sont multiples, mais toutes
peuvent être classées en deux catégories: l'une passe par un travail de la
raison - dans cette optique on peut citer Thomas d'Aquin ou Descartes qui
vont tenter de prouver l'existence de Dieu et d'en préciser la nature par un
cheminement intellectuel - cette première catégorie peut être appelée la
voie rationaliste, la seconde étant la voie mystique qui fait appel au
sentiment intérieur de la présence du divin qui se passe du raisonnement
pour saisir le divin.
Bien entendu, il existe une voie vers la connaissance de Dieu qui se situe
entre ces deux catégories: Henri Suso, poète et théologien zurichois du XIVe
siècle, disciple de Maître Eckhart se trouve dans cet intermédiaire.
Wolfgang Wackernagel, philosophe genevois et spécialiste de Maître Eckhart,
vient de faire paraître, aux Editions Rivages Poche dans la collection
Petite Bibliothèque, une traduction commentée d'un texte de Suso, texte
intitulé Sicut aquila, Tel un aigle. Ce texte de Suso est une initiation à
la vie spirituelle, une sorte de mode d'emploi sous forme d'aphorismes et
d'un
dialogue avec une jeune fille cherchant à connaître Dieu. Par ce dialogue
avec la jeune fille, Suso montre comment par l'intellect établir ce qu'on
pourrait appeler une romance mystique avec Dieu.
Wolfgang Wackernagel a déjà fait paraître autour de Maître Eckhart et de la
mystique médiévale toute une série d'ouvrages dont:
Wolfgang Wackernagel, Ymagine denudari. Ethique de l'image et métaphysique
de
   l'abstraction chez Maître Eckhart, Vrin, Paris 1991.
Maître Eckhart, Conseils spirituels, 24 discours du discernement, traduit,
présenté et annoté par
  Wolfgang Wackernagel, Payot & Rivages, Paris 2003.
Maître Eckhart, La Divine Consolation, traduit, présenté et annoté par
Wolfgang Wackernagel,
  Payot & Rivages, Paris 2004.
Henri Suso, Tel un aigle, traduit, présenté et annoté par Wolfgang
Wackernagel, Payot &
  Rivages, Paris 2005.
Poésies mystiques et prière de Maître Eckhart (zweisprachige Ausgabe),
florilège, traduction,
  présentation et notes de Wolfgang Wackernagel, Ad Solem, Genève 1998.
"Image et connaissance de soi", dans Maître Eckhart et Jan van Ruusbroec,
études sur la
  mystique rhéno-flamande (XIII°-XIV° siècle) Ed. de l'Université de
Bruxelles (2004) Edition de
  Alain Dierkens, Benoît Beyer de Ryke. Propose dix-sept contributions à une
étude sur la
  mystique rhéno-flamande au Moyen Age à travers le dominicain Maître
Eckhart (tradition
  allemande) et Jan van Ruusbroec (tradition flamande).
http://www.rsr.ch/view.asp?DomID=1895&language

3) Information diverse
FRANCE CULTURE
DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2005
 19h30 - 20h20 CULTURES D'ISLAM
 par  Abdelwahab Meddeb
 Réalisation : François Caunac
 Au miroir de l'Occident
 Comment l'Europe a-t-elle perçu l'islam à l'époque carolingienne et avant
cette époque ? Nous  nous référons à l'image du Sarrazin aussi bien dans les
textes théologiques, dans les sermons, comme dans les chansons de geste, ou
encore à travers l'iconographie qui commande l'ordre visuel de la sculpture
et de la peinture.
 Avec Philippe Sénac, de l'université de Toulouse le Mirail, auteur de
L'Occident médiéval face à l'Islam, l'image de l'Autre (Flammarion) et Les
Caroligiens et al-Andalus - VIIIe-IXe s. (Maisonneuve & Larose).
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/culture_islam/

FRANCE CULTURE
JEUDI 29 SEPTEMBRE 2005
09h10 - 10h00 CONTINENT SCIENCES
par Stéphane Deligeorges
Réalisation : Brigitte Alléhaut
Les classes zoologiques en Grèce ancienne
D'Homère à Élien, au cours d'un millénaire, les Grecs anciens ont formé des
classes d'animaux, aussi diverses et hétérogènes soient-elles, pour mieux
appréhender le monde animal et en conjurer l'éparpillement. L'analyse des
critères classificatoires et des termes de classement en zoologie, dans la
mesure où elle touche à une activité déterminante dans la structuration
mentale des cadres du réel, met en lumière des caractéristiques plus
générales de la culture.
Avec Arnaud Zucker, maître de conférences à l'Université de Nice, chercheur
au CEPAM, spécialiste de zoologie grecque et de la transmission des sciences
dans l'Antiquité.
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/continent_sciences/

FRANCE CULTURE
10h00 - 11h00 CONCORDANCE DES TEMPS
 par  Jean -Noel Jeanneney
 Réalisation : Patrick Molinier
Quand la Bretagne est devenue française
Avec Joël Cornette, historien
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/concordance/

FRANCE CULTURE
ANTHROPOLOGIE DE L'ORGASME
Du lundi 3 au vendredi 7 octobre de 11h30 à 12h00
> LES CHEMINS DE LA CONNAISSANCE
par Jacques Munier
Réalisation : Céline Ters
Emotion individuelle mais aussi réalité culturelle, l'orgasme n'a pas eu de
nom propre avant le XIX° siècle et le nom d'emprunt qu'on lui a attribué
désignait auparavant et tour à tour l'accès de colère, l'irritation,
l'hystérie
ou l'érection. S'il est du domaine commun à tous, il appartient au plus
intime du territoire de chacun et, en Occident, l'histoire de l'orgasme est
aussi « celle du corps caché, des désirs interdits, de la chair corsetée par
les tabous et les morales ». Robert Muchembled a voulu retracer cette
histoire qui affleure dans une grande abondance de sources.
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/chemins/


4) Information diverse
RADIO EN LIGNE: Canal Académie
Canal Académie est la radio en ligne de l'Académie des Sciences Morales et
Politiques, sous la direction de Monsieur Michel ALBERT, son Secrétaire
Perpétuel.
Ce site a fait l'objet d'un dépôt auprès de la CNIL (Commission Nationale
Informatique et Liberté).
 Fruit des efforts d'une équipe, ce site Internet a été réalisé par:
    * M. Pierre Kerbrat : chef de secrétariat de l'Académie, responsable
éditorial Internet
    * M. Jean-Baptiste Bour : concepteur, chef de projet, production
exécutive
    * Mme Olivia Deslandes : direction artistique et design
    * M. Patrick Prémartin : développement informatique, producteur exécutif
    * M. Alain Gravelet : développement en Flash
Editeur: Académie des Sciences Morales et Politiques, Institut de France, 23
quai de Conti, 75006 Paris
http://www.canalacademie.com/

5) Information diverse
Le manuscrit médiéval
Blog
http://calenda.revues.org/nouvelle5721.html
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Le manuscrit médiéval est un nouveau blog dont l'objectif est de mettre à la
disposition des médiévistes toutes informations sur ce thème : annonces de
colloques, expositions, édition, manuscrits numérisés, outils de travail,
etc. Une "veille électronique" concerne notamment les Livres d'heures
(ventes publiques, libraires spécialisés)
Adresse : http://pecia.tooblog.fr
---------------------------------------------------------------------------

6) Information diverse
Les écrits du for privé du Moyen Age à 1914
Mise en ligne de notre base de données du GDR sur son site Web
Date
septembre 2005
http://calenda.revues.org/nouvelle5765.html

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5° Journées d'étude
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1) Journée d'étude
Néant

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 6° Séminaires
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1) Séminaire
Néant


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Bien à vous,

Benoît BEYER de RYKE
URHM

Site : www.ulb.ac.be/philo/urhm


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Si vous ne souhaitez plus recevoir les "URHM infos", merci d'envoyer un
courriel à l'adresse suivante : urhm@ulb.ac.be contenant ce message : "Je
ne  désire plus recevoir d'infos".

PS : Plus d'informations sur Calenda  http://www.revues.org/calenda
et sur Ménestrel http://www.ccr.jussieu.fr/urfist/mediev.htm

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