référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/1996-07/msg00007.html
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Re: Antigone (Anouilh BOURASSA ANDRE G



Nouvelle reponse:

---------- Forwarded message ----------
Date: Fri, 12 Jul 1996 10:11:51 -0400
From: Armine Kotin Mortimer <armine@ux1.cso.uiuc.edu>

On Thu, 11 Jul 1996, Candace D. Lang wrot
> 	Alors que moi, je vois de l'ironie dans ce passage (la tragedie
> 'propre' vs. le 'sale' espoir), il parait que les critiques qu'a lus mon
> etudiante le prennent litteralement comme une louange de la tragedie et
> une critique du drame.  Je ne connais pas la critique de cette piece,
> mais j'ai du mal a croire que je suis la seule a y voir de l'ironie.
> J'aimerais savoir vos reactions et/ou suggestions pour d'autres critiques.
>
> Merci a l'avance,
> Candace Lang
>

D'accord, il y a de l'ironie, mais cela n'empeche pas qu'on apprecie la
tragedie.

Voyez Roland Barthes, Le plaisir du texte, pp. 76-77.  "De toutes les
lectures, c'est la lecture tragique qui est la plus perverse: je prends
plaisir a m'entendre raconter une histoire _dont je connais la fin_: je
sais et je ne sais pas, je fais vis-a-vis de moi-meme comme si je ne
savais pas: je sais bien qu'Oedipe sera demasque, que Danton sera
guillotine, _mais tout de meme_....  Par rapport a l'histoire dramatique,
qui est celle dont on ignore l'issue, il y a effacement du plaisir et
progression de la jouissance."

Armine Kotin Mortimer
armine@uiuc.edu



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