référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/1998-06/msg00061.html
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Colloque international SQET-CÉTUQ Gilbert DAVID



Cher André,

Merci de transmettre ce communiqué aux membres de Queatre (il s'agit
d'une version "accentuée" : fais-moi savoir s'il me faudrait en faire
une autre sans les signes diacritiques). Amitiés, Gilbert

APPEL DE COMMUNICATIONS :
« THÉATRES D’ICI VUS D’AILLEURS, Diffusion et réception du théâtre
québécois à l’étranger depuis 1968 »

Montréal, Maison de la culture Plateau-Mont-Royal
2, 3 et 4 juin 1999

Membres du comité scientifique conjoint du CÉTUQ et de la SQET : 
Gilbert David, responsable (professeur adjoint, U. de Montréal, et
président de la SQET),
Micheline Cambron (professeure agrégée, U. de Montréal, et directrice du
CÉTUQ),
Josette Féral (professeure, UQAM),
Jean Cléo Godin (professeur titulaire, U. de Montréal)
et Irène Roy ( chercheure post-doc., UQAM)

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PRÉSENTATION 

Les années 1970 et suivantes ont été marquées par la fondation d’un très
grand nombre de compagnies théâtrales au Québec. Aussi, la création
dramatique a-t-elle connu depuis cette époque un essor remarquable. Ces
deux phénomènes combinés ont donné lieu à un grand rayonnement du
théâtre québécois hors de ses frontières, un peu partout dans le monde.

De plus, au cours des trente dernières années, il apparaît qu’au «
régime de la communauté », ancré dans l’expression d’une identité
collective, s’est ajouté un « régime de la singularité », caractérisé
par des auteurs et des créateurs scéniques qui ont, à des degrés divers,
pris leur distance par rapport à la culture commune. Cette situation a
entraîné des tensions inédites au sein de la pratique théâtrale au
Québec — tensions que la diffusion à l’étranger de textes et de
spectacles québécois a peut-être attisées. Les créations québécoises qui
ont trouvé preneurs en dehors du Québec appartiennent-elles à une
catégorie à part ? La reconnaissance hors Québec de certains auteurs et
de certains créateurs scéniques a-t-elle eu un impact sur le
développement du théâtre au Québec même ? Quelles sont les médiations
(programmateurs, festivals, producteurs, organismes subventionneurs) 
qui sont intervenues dans la sélection des spectacles québécois ainsi
appelés à tourner ? Les choix de l’Autre révèlent-ils une « économie de
la grandeur » qui interfère avec des critères proprement nationaux  ?

Chose certaine, le théâtre québécois, de langue et de culture
françaises, a dû une bonne part de son dynamisme durant le dernier quart
de siècle à sa capacité de toucher des publics étrangers, pas forcément
francophones au demeurant. Quelle(s) lecture(s) fait-on ailleurs de la
dramaturgie et de la production théâtrale du Québec ? Du jeu des
acteurs, de la scénographie et de la mise en scène ? Décèle-t-on des
perceptions très différenciées selon que le théâtre québécois est
présenté en Europe, en Amérique latine, en Asie, en Afrique, en
Australie, aux États-Unis ou au Canada anglais ? 

Pendant que nombre de compagnies québécoises se faisaient
globe-trotters, la dramaturgie québécoise a aussi intéressé des metteurs
en scène étrangers qui ont contribué à mettre en contact des textes
d’ici, en traduction ou non, avec des publics particuliers. Quelles
œuvres et, par conséquent, quelles visions de celles-ci ont été dès lors
matérialisées sur le plan du jeu et de la scénographie et, plus
largement, en ce qui concerne la relation aux spectateurs ? 

Quelque trente ans après la création des "Belles-Sœurs", de Michel
Tremblay, en 1968 — une date charnière dans l’histoire du théâtre
québécois —, la Société québécoise d’études théâtrales (SQET)  et le
Centre d’études québécoises (CÉTUQ) du département d’Études françaises
de l’Université de Montréal organisent conjointement un colloque les 2,
3 et 4 juin 1999 à Montréal, durant lequel des conférenciers d’ici et
d’ailleurs se pencheront sur la problématique de la diffusion et de la
réception du théâtre québécois à l’étranger, selon trois perspectives :

A. Dresser le bilan factuel de la diffusion des textes et des spectacles
québécois à l’étranger entre 1968 et 1998, par rapport à l’ensemble de
la production nationale et de manière à comprendre l’impact de cette
diffusion sur l’institution théâtrale au Québec;

B. Caractériser la réception critique (journalistique et spécialisée) du
théâtre québécois dans le monde, notamment à travers des études de cas;

C. Expliciter la dynamique d’appropriation des pièces québécoises par
des traducteurs, des comédiens, des metteurs en scène ou des
scénographes étrangers. 

Dans l’esprit des organisateurs, ces trois volets devraient également
permettre de jeter un éclairage théorique sur les filtres socioculturels
et les critères esthétiques qui interviennent dans la production et la
réception d’un théâtre autre que national.

Par ailleurs, notons que ce colloque se tiendra alors que se déroulera
la huitième édition biennale du Festival de théâtre des Amériques, du 19
mai au 6 juin 1999.

Les projets de communication (titre et court résumé de 25 lignes)
devront parvenir au comité au plus tard le 1er septembre 1998. Ils
doivent être adressés à :

Gilbert David
Département d’études françaises
Université de Montréal
C.P. 6128, succ. Centre-ville
Montréal (Québec) H3C 3J7
Canada

télécopie : (514) 343-2256
courriel : gdavid@odyssee.net