référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/1998-10/msg00000.html
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[QUEATRE:1047] La Révolte de Villiers de l'Isle-Adam Bertrand Vibert (by way of Andre G. Bourassa)



        A signaler, la reprise en tournée de La Révolte de Villiers de
l'Isle-Adam par Le Studio-Théâtre de Vitry (dirigé par Alain Ollivier).
- à Tours du 29 septembre au 2 octobre
_ à Lyon, du 7 au 25 octobre
- à Strasbourg du 4 au 8 novembre
- à Évreux, Cherbourg et Sens (MALLARMÉ s'en fût réjoui) du 12 au 20 novembre
- à Grenoble du 24 au 28 novembre
- puis à Poitiers, Roanne, Saint Quentin en Yvelines et Dijon jusqu'en
janvier 1999.
        Le spectacle, qui a eu droit aux honneurs de la critique et du
public,a été prolongé lors de sa création au Studio-Théâtre de Vitry au
printemps 1997 puis repris à l'automne au Théâtre de la Bastille. Belle
revanche donc sur l'échec de mai 1870.
        Une édition séparée de la pièce a été préparée par les soins de
votre serviteur, afin d'accoùpagner l'événement, et, sifaire se peut, de le
prolonger.

Je joins la présentation de la quatrième de couverture:

La révolte, c'est celle d'Élisabeth, une jeune femme éprise d'idéal, contre
son mari - le bien nommé Félix -, dont la bonne conscience et l'égoïsme
candide incarnent les principes étriqués et le matérialisme de la vie
bourgeoise. C'est pourquoi elle entend rompre, et partir. Mais avec La
Révolte , drame en un acte en prose créé au Théâtre du Vaudeville le 6 mai
1870, Villiers de l'Isle-Adam faisait bien plus que représenter une scène
de ménage d'un genre inaccoutumé : il lançait aussi le manifeste du
Parnasse au théâtre. La pièce est ainsi la première offensive déclarée d'un
théâtre en quête de renouveau contre les citadelles bien protégées du
mélodrame ou du vaudeville. Sur le plan esthétique, Villiers y tient la
gageure d'une pureté dramatique peut-être jamais atteinte dans l'intrigue,
et joue savamment dans les registres indissociablement mêlés du lyrisme, de
l'ironie et de la mélancolie : on comprend que la pièce ait déconcerté ses
contemporains. Mais c'est à nous qu'elle s'adresse aujourd'hui, et le
succès confirmé de La Révolte à la scène, depuis quelque temps déjà, montre
assez que la pièce a enfin rencontré son public. Et puisque nous sommes
désormais la postérité à laquelle en appelait le futur auteur d'Axël, nous
lui devons au moins cette justice tardive de lui répondre, et - dirait-il -
de nous prononcer à la fois sur lui et sur nous-mêmes.