référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2000-12/msg00028.html
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Congrès de critiques Michel Vaïs



Title: Congrès de critiques
Chers membres de Quéâtre,

J'ai le plaisir de vous adresser l'invitation et l'appel de communications qui viennent d'être envoyés à toutes les sections nationales et aux membres indépendants de l'Association internationale des critiques de théâtre, en vue du XXe congrès mondial de la critique de théâtre, qui aura lieu à Montréal, du 29 mai au 3 juin 2001 (soit pendant le Festival de théâtre des Amériques, lequel se déroulera du 23 mai au 10 juin). L'invitation est signée par Louise Vigeant, présidente du comité d'organisation.

Le colloque qui fait partie du congrès est ouvert à tous; les communications sont cependant réservées en priorité aux critiques membres de l'AICT (ils sont 1500, répartis dans une cinquantaine de pays).

Pour toute information supplémentaire, vous pouvez consulter le site web de l'AICT (www.aict-iatc.org) ou écrire à <info@aict-iatc.org>.

Au plaisir de vous voir à Montréal!
--
Michel Vaïs, secrétaire général de l'AICT
54, avenue Elmwood
Outremont
Québec (Canada) H2V 2E4
Tél.: 514 278-5764
Courriel : mvais@mlink.net
Fax : 514 278-5521
ICQ 452 45194
__________________
Le 12 décembre 2000

Chers collègues,

Il nous fait plaisir de vous inviter à participer au prochain congrès mondial de l¹Association internationale des critiques de théâtre (AICT) qui se tiendra à Montréal, au Québec (Canada), du 29 mai au 3 juin 2001, dans le cadre du Festival de théâtre des Amériques.

Comme la tradition le veut à l¹AICT, chaque section nationale peut envoyer deux délégués officiels à ce congrès, en plus des membres de l¹actuel comité exécutif. Nous vous demandons de transmettre cette invitation à vos membres. Chacun est responsable de trouver du financement pour son déplacement, mais le comité organisateur de l¹événement se charge de l¹accueil à Montréal. Ainsi pourrons-nous vous loger cinq nuits (en occupation double, dans un hôtel du centre-ville ; arrivée le 29 mai, départ le 3 juin) ; les billets de théâtre seront également fournis.

Toute personne qui voudrait venir au congrès sans être délégué officiel ‹ un membre indépendant, un observateur ou une personne accompagnant un délégué ‹ est la bienvenue et pourra le faire moyennant des frais d¹inscription qui varieront selon que ces personnes veulent que nous nous occupions de leur logement et qu'elles désirent participer aux visites et assister aux spectacles.

Le congrès se déroulera en plusieurs parties : un colloque sur le thème ³ Franchir le mur des langues / Breaking the Language Barrier ², où les participants pourront présenter des communications ; l¹assemblée générale de l¹AICT ; une séance spéciale sur la pratique théâtrale québécoise et canadienne avec des auteurs et metteurs en scène locaux, ainsi que des visites à Montréal et à Québec des installations de deux compagnies de réputation internationale : le Cirque du Soleil et Ex-Machina, de Robert Lepage.

Vous trouverez ci-joint un appel de communications présentant le thème du colloque, texte qui a été publié dans le dernier bulletin de l¹AICT et qui est aussi disponible sur le site <www.aict-iatc.org>. Il devrait être source d¹inspiration pour les communications. Vous recevrez, à la fin du mois de janvier, le programme préliminaire ainsi qu¹une fiche d¹inscription au congrès, que chaque participant devra remplir et où il faudra inscrire le titre de la communication qu¹il souhaite donner. Afin de permettre l¹impression du programme définitif, nous demanderons également, à ce moment, des résumés de ces communications qui, nous le rappelons, doivent être faites en français ou en anglais. Ces résumés devront nous parvenir pour le 1er mars 2001. Ultérieurement, le comité organisateur se chargera de la sélection et de l¹horaire des présentations qui vous sera communiqué au début du mois d¹avril.

Nous espérons que vous serez nombreux à ce XXe congrès de notre association. Veuillez noter que Montréal est dotée de deux aéroports : Dorval et Mirabel, et qu¹il vous faudra donc nous aviser de l¹endroit où vous arriverez. Prenez note aussi qu¹il y a avantage, pour les Européens, à passer par Paris, Bruxelles ou Amsterdam qui offrent de bons services à destination de Montréal.

Louise Vigeant
présidente du comité organisateur

Adresse de retour :
Congrès AICT
a/s Jeu
460, rue Ste-Catherine Ouest, # 838,
Montréal, H3B 1A7
Québec, Canada

Télécopie : 514-875-8827
Adresse électronique : info@aict-iatc.org
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APPEL DE COMMUNICATIONS

pour le congrès mondial de l'AICT
qui se tiendra à Montréal en mai 2001

³ Franchir le mur des langues ²


Nous vous rappelons que les communications, qui doivent être faites en français ou en anglais,  ne devraient pas durer plus de vingt minutes. Nous vous ferons parvenir, à la fin janvier, une fiche d¹inscription où vous devrez indiquer le titre de votre communication et à laquelle vous devrez joindre un résumé de la communication que vous voudriez présenter. Le comité organisateur fera ensuite la sélection des communications et élaborera le programme définitif qui vous sera communiqué en avril.

Le texte qui suit vous suggère quelques pistes de réflexion pour discuter le thème proposé.


Ce thème peut être traité du point du vue du théâtre et du point de vue de la critique.

Du point de vue du théâtre : I a) Cet art est-il celui où se franchit le mur des langues grâce à sa part de langage visuel, de chorégraphie, grâce aussi à la tradition conviviale de la communauté théâtrale internationale ? Mais alors, de quelle qualité de communication parlons-nous ? b) La multiplication des festivals entraîne-t-elle une uniformisation des esthétiques par le recours aux langages non-verbaux ? c) Ou encore, opter pour l'anglais, ou pour une dramaturgie multilingue, est-il perçu comme un espéranto propre à éliminer le mur des langues ? Le théâtre est-il en train de devenir l'art du métissage postmoderne ou un nouveau Babel ?

II a) Par ailleurs, la barrière des langues est-elle essentielle au théâtre du fait qu'elle lui assure son originalité par rapport aux autres arts ? b) Est-elle un rempart nécessaire contre l'homogénéisation et la mondialisation ? En d¹autres mots, ne participe-t-elle pas à la survie de la diversité culturelle ? c) Les artistes et le public tiennent-ils à la langue comme marque de l'identité ? Si oui, dans les cas des théâtres des minorités linguistiques, le théâtre risque-t-il d'être un instrument de ghettoïsation ? L'affirmation des différences est-elle possible sans la langue ? d) On pourrait aussi se demander si le théâtre est fait pour voyager ou si le voyage ne nie pas son essence, qui a longtemps été d'être ancré dans sa société et de s'adresser à un public circonscrit ?

Du point de vue de la critique : a) Comment le critique fait-il face à l'obstacle de la langue ? Jusqu'à quel point sa perception, et son interprétation, des spectacles étrangers sont-elles influencées par ses propres références culturelles ? b) Si nous croyons que la critique doit voyager autant que le théâtre, comment convaincre les critiques, et surtout leurs patrons, de l'importance, voire de l'utilité d'aller à l'étranger pour le bénéfice de leur travail ? c) Le critique est-il un agent de circulation du théâtre ? d) Y a-t-il une uniformisation du langage critique qui irait de pair avec le développement d'une esthétique ³ universelle ², entendons facilement exportable ? e) Les critiques sont-ils toujours ³ compétents ² pour couvrir les festivals où jouent des théâtres de traditions fort différentes ? f) Comment parler de ce que l'on ne comprend pas ?

Comme le congrès suivra de près le premier Sommet des Amériques qui aura eu lieu à Québec en avril 2001, les sections des Amériques sont invitées à présenter un court exposé, avec soutien audiovisuel, sur leur théâtre national. (Le système vidéo au Canada est le NTSC.)