référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2002-12/msg00003.html
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Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre Emile Zeizig



Permettez-moi de vous inviter à participer les 13 et 14 décembre 2002 aux
Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre.

Cordialement

Émile Zeizig

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JOURNÉES DE LYON DES AUTEURS DE THÉÂTRE

vendredi 13 et  samedi 14 décembre 2002 - Médiathèque de Vaise - Place
Valmy, Lyon 9ème

 Depuis quelque treize ans, Les Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre
s'attachent à découvrir des textes dramatiques nouveaux, des textes
d'expression française qui n'ont jamais connu les feux de la scène ni de
l'édition.
Un jury d'une quinzaine de personnes (metteurs en scène, comédiens,
journalistes, universitaires et éditeurs) sélectionne six pièces, qui sont
mises en espace par des équipes professionnelles et auxquelles est décerné
le prix des Journées d'Auteurs de Lyon : trois de ces textes sont édités par
les éditions Comp'Act de Chambéry.

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vendredi 13 décembre
Entrée libre dans la limite des places disponibles
à 18h

LE PHARE de Timothée de Fombelle, Mise en scène : Sylvie Mongin-Algan - Les
Trois-Huit Compagnie

Une île. Un homme accroché à un phare qu'il n'a jamais quitté. Auprès de
lui, un père, un frère, une vie ajustée aux saisons et aux jours, un chien,
quelques lapins à piéger, l'horizon obsédant. Ce petit monde bascule le jour
où le frère disparaît sans raison. Le trouble envahit le personnage et fait
vaciller ses repères, mais son entêtement, entre enfance et folie, le lais-
sera debout, ardent, dans les derniers feux du phare.
"Des lapins pris dans des collets, des sucres mangés aux jours de fête...
Tout un quotidien fait d'attente. Bientôt pourtant, dans l'enchaînement des
heures, on sent comme une folie. Nous voilà portés, par le texte remarquable
d'un jeune auteur, à la vacillante limite des certitudes".

à 19h30
CORPS DE BOUE de Fabrice Agret, Mise en scène : Anne Courel - Compagnie
Ariadne
(texte édité aux éditions Comp'Act)

Dans un appartement modeste, la mère d'Éva héberge et nourrit sa fille et
son gendre Mickey. Elle se plaint du manque d'ardeur de Mickey à trouver du
travail. Pourtant, son gendre, jamais à court d'idées, lui propose de monter
un musée. Mais quel musée ? Éva est alors victime d'un grave accident de
voiture qui fait la couverture des journaux. Elle est miraculée mais reste
invalide. Elle reçoit alors quantité de lettres. Les gens lui demandent
conseils et bénédictions. Ils veulent la voir.
Commence alors l'exploitation commerciale d'une Éva "star" ou "ouvre d'art",
d'un "corps spectacle". Une interrogation sur notre société où un certain
voyeurisme conduit à commercialiser la misère humaine. Cette exploitation
s'appuie parfois sur le consentement des victimes.

à 21h
BOBBY de Marc Israël-Le Pelletier, Mise en scène : Élisabeth Macocco -
Macocco-Lardenois Compagnie

La pièce débute le 6 août 1945 lorsque Bobby, un petit américain de cinq
ans, à la suite de la mort de son grand frère, fait un terrible cauchemar. À
dater de cette nuit, Bobby perdra peu à peu la raison et, dans un état de
folie grandissante, vivra des années de douleur, entrecoupées d'abandons
successifs, qui se ter- mineront par un drame. Parallèlement à sa triste
aventure, sous la forme d'une succession de personnages haut en couleur, la
pièce va décrire l'Amérique traversant trente ans d'histoire chaotique et
guerrière.

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samedi 14 décembre
Entrée libre dans la limite des places disponibles

à 10h
LE LIVRE DE THÉÂTRE EST-IL NÉCESSAIRE ?
Édition et décentralisation - Débat animé par Serge Gaubert
Le théâtre a-t-il une existence hors scène ?
Trace d'un spectacle ou prémices d'une création, son édition a-t-elle un
sens dans le contexte actuel de la décentralisation ? Comment la soutenir ?
Et quelle place lui accorder ?

à 14h
LUKALILA de Suzie Bastien, Mise en scène : Philippe Clément - Théâtre et
Compagnie de l'Iris
(texte édité aux éditions Comp'Act)

En avril 1999, on a retrouvé les cadavres de deux passagers clandestins dans
un conteneur au port de Montréal. L'autopsie a révélé qu'ils étaient morts à
leur arrivée, asphyxiés. Ils avaient probablement été délibérément laissés
là, parce qu'avouer leur existence aurait contraint les propriétaires du
bateau à payer une forte amende.
On a préféré les oublier jusqu'à ce qu'ils en crèvent. J'aurais voulu qu'on
les accueille avec des fleurs et des sourires. Je leur ai inventé le royaume
de Siam, parce l'Amérique dont ils rêvaient n'existe pas. Les conteneurs de
tout les bateaux sont pleins à craquer de clandestins soudés d'espoir,
dessoudés à leur cour défendant. Je pense à eux.

à 16h
CAMBRURE FRAGILE de Dominique Paquet, Mise en scène - Christina Fabiani,
Compagnie La Hulotte
(texte édité aux éditions Comp'Act)

L'histoire se passe dans une fabrique de souliers. Philippe Zeli, le père,
est cordonnier-bottier dans la région des Marches.
Dans les années 1990, il s'installe à Milan et crée une gamme de souliers
sur mesure, inspirée  des  souliers  masculins  de la Renaissance. Ses
quadruplés développent l'entreprise, la maison devient célèbre, les clients
se comptent parmi les têtes couronnées, les chevaliers d'industrie, les
stars hollywoodiennes. Lorsqu'Elvira, seule héritière, reprend le flambeau,
elle est contrainte d'ouvrir son capital aux investisseurs étrangers et doit
se plier aux exigences de la consommation de masse. Cèdera-t-elle ?

à 18h
UNE RÉPÉTITION, Évocation de la vie et de l'ouvre de Jean Sénac, poète
algérien mort assassiné de Michel Del Castillo, Mise en scène Armel Veihan -
Théâtre A et Confluences - Assistante : Marie Gourion

"... La représentation d'une guerre est toujours problématique car son
dénouement commande l'écriture, qui est fatalement celle des vainqueurs.
J'ai essayé de suggérer l'inquiétude et le doute, de chuchoter qu'aucun camp
n'est tout à fait innocent. Je reste ainsi fidèle à ce que j'écrivais dans
Tanguy, mon premier roman : Dans une guerre, il n'y a ni vainqueurs ni
vaincus : il n'y a que des victimes...".
"... Mourir dans sa poésie, c'est, pour un poète, mourir dans son âme. Le
crime devient une pure formalité. Quand l'assassin passe à l'acte, tout est
accompli dans la langue, réalité ultime du poète..." M. Del Castillo

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