référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2003-04/msg00002.html
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Re: Corneille et Molière BOURASSA ANDRE G



Chers Collègues,
Ce serait trop beau! Mais compte tenu de la date de la nouvelle, ça
pourrait être un fameux poisson d'avril: le châtelain anonyme, la charette
aller-retour Pézenas-Paris, les tragédies secrètes...
Manuscrits retrouvés ou pas (on verra bien), cette idée de comparaison des
textes de Molière et des frères Corneille par ordinateur demande elle
aussi à être prise avec esprit critique.
Ce n'est pas que je n'u croie pas, car j'utilise l'ordinateur à des fins
d'édition et d'analyse de texte depuis plus vingt ans. Mais justement:
l'analyse ne peut se faire qu'à partir de l'orthographe et la ponctuation
du temps, et non à partir des versions normalisées où on a appliqué à
chacun les mêmes règles et les mêmes usages. Ce recours aux éditions du
vivant de l'auteur vaut aussi pour l'analyse des structures.
Espérons que mes soupçons sur les odeurs de friture et mes doutes sur la
fréquence du nettoyage des charettes à Pézenas ne sont pas fondés.
Amitiés,
André G. Bourassa.

On Wed, 2 Apr 2003, rogerduchene wrote:

> Marseille, 1er avril. Grande nouvelle. A la suite des nombreux articles
> parus dans la presse, qui a enfin trouvé de la place pour parler de Molière,
> ou plutôt de Corneille qui lui a écrit presque toutes ses comédies, un
> châtelain des environs de Pézenas, qui demande instamment qu'on taise son
> nom, a eu l'idée de regarder le contenu d'une vieille charette oubliée dans
> sa grange. Il s'y trouvait encore quelques documents. De l'avis d'un érudit
> local, cette charette serait celle qu'aux alentours de 1820 un paysan aurait
> conduite, chargée des papiers de Molière, aux portes de la Bibliothèque
> nationale et qu'il n'aurait pu y laisser en raison de sa fermeture le jour
> de sa venue (voir ma biographie de Molière, p. 7). Tout au fond, il y
> restait quelques manuscrits, tous de la main de Molière. Ce sont des
> tragédies, écrites en provençal. Voilà donc prouvé que malgré ses origines
> parisiennes, Molière savait parfaitement écrire dans la belle langue d'oc.
> On s'est réjoui d'abord que ces pièces, en copies autographes, ne devaient
> rien à Pierre Corneille. Malheureusement, un spécialiste du théâtre du XVIIe
> siècle n'a pas eu de peine à s'apercevoir qu'elles étaient imitées de près,
> pour ne pas dire copiées, des tragédies de Thomas Corneille. A moins, ce que
> soutiennent certains érudits locaux qui rapprochent ces pièces de celles
> d'anciens auteurs occitans peu connus, que ce ne soit Thomas Corneille qui
> ait adapté et mis en français ces richesses méconnues de la littérature
> provençale. Aux ordinateurs de se mettre au travail pour nous dire une fois
> de plus la vérité scientifique et faire taire ces faux savants qui se
> targuent de distinguer au seul rythme  des vers ou même des mots une pièce
> de Corneille d'une pièce de l'abbé Boyer. Merci de votre attention. Roger
> Duchêne
> Note importante : un dossier sérieux et argumenté sur la prétendue
> attribution de la plupart des pièces de Molière à Corneille peut être
> consulté à partir de web17 <http://web17.free.fr>, ou directement
> http://leroidanse.free.fr>. Vos contributions peuvent encore enrichir le
> débat (et le site). Cordialement. RD
>


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