référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2003-11/msg00003.html
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Appel de communications Catherine Cyr



Colloque bi-annuel de la Société québécoise d’études théâtrales dans le cadre de l’ACFAS

 

THÉÂTRE ET HISTOIRE : historicisation du théâtre et dramatisation de l’histoire

Université du Québec à Montréal

Du 12 au 14 mai 2004

 

Appel de communication

 

 

À l’approche de célébrer ses trente ans d’existence, la Société québécoise d’études théâtrales – fondée en 1976 sous l’appellation Société d’histoire du théâtre du Québec  – revisite sa mission d’origine en proposant, dans le cadre de son prochain colloque bi-annuel, une réflexion sur l’histoire. Ce retour aux sources vise à évaluer d’une part les progrès de la recherche historique dans le domaine des études théâtrale au Québec et ailleurs, et à prendre de l’autre la mesure des changements qu’auront inévitablement provoqués à ce chapitre les développements de la théorie critique (sémiotique, sociocritique, poïétique, pragmatique, etc.) et de la réflexion historiographique.

 

Comment faire l’histoire du théâtre aujourd’hui ? Telle sera l’interrogation centrale de ce colloque, développée à partir de présentations à caractère théorique mais qui pourra aussi s’articuler autour d’études de cas témoignant des travaux actuellement en cours. De ce point de vue, l’objectif du colloque est double. Réaffirmer la nécessité d’une recherche historique vigoureuse et plurielle au moment où son prestige au sein des études théâtrales montre les signes d’un déclin, surtout aux yeux de la jeune génération de chercheurs ; et indiquer les voies nouvelles à explorer dans ce domaine en prenant appui notamment sur les progrès des sciences historiques qui ont entrepris depuis au moins deux décennies un examen en profondeur des méthodes et pratiques de la discipline, invitant de ce fait les historiens du théâtre à repenser les leurs.

 

Le prochain colloque de la SQET se place donc sous le signe des regards croisés qui dessinent la carte d’un territoire aux contours toujours imprécis puisque toujours mouvants. Outre la contribution attendue et nécessaire des spécialistes du théâtre, l’occasion se prête ainsi à une rencontre réunissant des chercheurs d’autres horizons disciplinaires (histoire culturelle, sociologie, anthropologie) qui s’intéressent de près au phénomène théâtral et spectaculaire mais à l’intérieur d’un système de référence et d’interprétation où les acteurs sociaux ainsi que les organisations occupent souvent, plus que les œuvres, le devant de la scène.

 

On ne saurait par ailleurs négliger dans cette démarche réflexive l’apport essentiel de la création théâtrale contemporaine. Aussi bien pour en proposer l’analyse sous l’angle de la représentation de l’histoire que pour dégager de la production scénique et dramaturgique elle-même les prémisses d’une « théorie théâtrale de l’histoire ». Depuis Brecht et Piscator, la modernité théâtrale participe en effet, dans sa revendication à l’autonomie, du « conflit des interprétations » à la faveur duquel l’art énonce son point de vue sur les événements de ce monde de même que sur les lois qui gouvernent son fonctionnement. Dans cet esprit, faut-il accorder le statut d’historien au metteur en scène et à l’auteur dramatique ? La figure du témoin semble mieux traduire ce rôle d’interprète de l’histoire qu’assume le créateur. Notre colloque invite à penser cette question à partir des œuvres scéniques et dramaturgiques contemporaines qui ont « fait le pari » de l’histoire.

 

Cette rencontre aura lieu dans le cadre du 72ième  Congrès de l’ACFAS qui se tiendra du 10 au 14 mai à l’Université du Québec à Montréal, où se réunissent annuellement des chercheurs de tous les horizons disciplinaires afin de faire le point sur les connaissances. Pour la SQET, il importait dans ce contexte de montrer combien la recherche en études théâtrales, et à plus forte raison les travaux en histoire du théâtre, sont de plus en plus solidaires d’une approche interdisciplinaire dont l’ambition première demeure toutefois la compréhension du phénomène théâtral. Cette confrontation des approches devrait enfin permettre de mieux apprécier les défis qui attendent la recherche québécoise.

 

On retiendra donc que deux axes de réflexions balisent la problématique générale du colloque :

 

D’abord, un questionnement de nature épistémologique sur les méthodes et les objets de ce qu’il conviendrait d’appeler une nouvelle histoire du théâtre. Les participants sont invités à soumettre des propositions de communication en s’inspirant entre autres des thématiques suivantes :

 

-          Nouvelle histoire : nouveaux objets, nouvelles approches;

-          Sciences humaines et historicité du phénomène théâtral;

-          Le théâtre comme pratique culturelle;

-          Le théâtre comme fait social total;

-          Théâtre et histoire des idées / idéologies;

-          Pour ou contre une histoire nationale du théâtre;

-          Études historiques et théories du théâtre;

-          Histoire du théâtre et / ou des spectacles;

-          Écrire l’histoire : rhétorique du discours historique;

-          L’interprétation des œuvres dans l’enquête historique;

-         Histoire totale ou en miettes ; continuités et discontinuités;

-          Le retour de l’acteur : pour une micro-histoire du théâtre.

 

En complément, on se penchera sur la création scénique et dramaturgique proposant une interprétation de l’histoire. Sont ici privilégiées, mais sans exclusive, les œuvres (textes et spectacles) traitant de l’histoire contemporaine (20e siècle) et actuelle :

 

-          Mise en scène de l’actualité et de l’histoire;

-          Dramaturgies du fait divers;

-          La guerre (virtuelle, potentielle, réelle) mise en scène;

-          Le théâtre confronté à l’horreur : les tabous de l’histoire;

-          Le metteur en scène comme témoin de l’histoire;

-          Dramaturgie et processus historiques;

-          Historicité et actualité du répertoire;

-          L’événement théâtral comme fait historique.

 

Ce colloque SQET/ACFAS aura lieu les 12, 13 et 14 mai 2004 à l’Université du Québec à Montréal. Il s’adresse autant aux chercheurs spécialistes en études théâtrales et en sciences humaines qu’aux jeunes chercheurs d’universités québécoises, canadiennes et étrangères. Pour participer, il suffit de rédiger une proposition de communication d’environ 200 mots, à poster d’ici au 17 novembre à l’attention du responsable Yves Jubinville à l’adresse suivante :

 

Courriel

jubinville.yves@uqam.ca

 

Adresse postale

Yves Jubinville, professeur

École supérieure de théâtre

Université du Québec à Montréal

Case postale 8888, Succ. Centre-Ville

Montréal (Québec)

Canada H3C 3P8

Téléphone : 514-987-3000 (poste 2527)

 



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