référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2005-06/msg00000.html
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Jeu 115 Gervais, Jean



JEU 115
Théâtre hors les murs
L’Automne Gombrowicz
Lancement au Théâtre Prospero


7 juin 2005 – C’est avec plaisir que l’équipe de Jeu vous invite au lancement du numéro 115, le jeudi 16 juin, à 17 h, au Théâtre Prospero, 1371, rue Ontario Est.
 
En 2004, le Prospero a été l’hôte de l’Automne Gombrowicz, organisé à l’occasion du centenaire de la mort de l’auteur du Festin chez la comtesse Fritouille. Le petit dossier que nous lui consacrons salue sa langue inventive et ses idées subversives, et réfléchit à la question de l’adaptation de romans au théâtre.
 
Théâtre hors les murs
Le mot « théâtre » a la particularité de désigner à la fois l’art lui-même et le lieu où on le pratique, comme si les deux aspects étaient indissociables. Pourtant, le théâtre ne sait se satisfaire des murs qu’on lui donne. Qu’ils soient guidés par des considérations économiques, esthétiques ou idéologiques, les créateurs vont volontiers jouer dehors : des rues, des bars, des usines désaffectées, d’anciens bains publics sont ainsi investis. Ce dossier prend le pouls d’une pratique effervescente aux multiples ramifications qui, si elle n’est pas si neuve, connaît un intérêt renouvelé, se développant dans une marginalité parfois souhaitée, parfois subie. Dans la foulée des récents dossiers sur la poésie-spectacle et le théâtre d’intervention (Jeu 112 et 113), celui-ci s’intéresse à un théâtre qui sort des cadres.
 
En entretien, Philippe Gauthier, codirecteur du Festival de théâtre de rue de Shawinigan, évoque la vision du théâtre qu’il met de l’avant. La situation du théâtre de rue au Québec, avec un festival bien jeune et solitaire, a peu à voir avec celle qui prévaut en France. Philippe Chaudoir nous propose donc une « généalogie des arts de la rue en France »; ses rappels historiques permettent en outre de mieux comprendre les divers chemins qu’ont empruntés les créateurs hors les murs, des États-Unis à la Russie, en passant par l’Italie. Dennis O’Sullivan, cofondateur du défunt Zoopsie, remonte aussi dans le temps et nous livre une réflexion toute personnelle sur la question. Plusieurs artistes et compagnies bénéficient d’un portrait dans ce dossier : Acte 3 ; le café-théâtre l’Aparté, dont la brève mais dynamique existence est évoquée en entretien par sa fondatrice Nadine Vincent ; Roxane de Bruyn, qui pratique un théâtre à domicile; Roger Lombardot, auteur et homme-orchestre dont on découvre l’œuvre peu banale ; et, bien sûr, Momentum, qui se consacre au théâtre hors les murs depuis ses débuts. Par ailleurs, puisque d’autres arts envahissent la rue ou les espaces non traditionnels, deux articles témoignent d’expériences en ce sens du côté des arts visuels, avec des propositions d’artistes qui s’immiscent dans l’espace urbain, et du côté de la danse, avec des chorégraphies présentées dans les vitrines de grands magasins.
 
Également dans ce numéro
En éditorial, Lise Gagnon se penche sur l’entente entre les membres de l’UDA et TAI, s’interrogeant sur les enjeux du conflit et les impacts de l’accord. Outre nos habituels comptes rendus de spectacles de même que des articles sur la danse et l’opéra, il est question, dans ce numéro, de deux mises en scène de textes québécois en sol français : E, roman-dit de Daniel Danis, par Alain Françon, que l’on a pu voir au FTA, et Titanica de Sébastien Harrisson, dont nous parle en entretien le metteur en scène Claude Duparfait. Enfin, sous la rubrique Mémoire, Sylvain Schryburt rappelle l’aventure de l’Équipe de Pierre Dagenais.