référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2005-12/msg00006.html
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Re: Theatre et etiquettes nationales Jane Baldwin



Bonjour,

Je vous remercie de votre courriel très intéressant. Je comprends très bien 
ce que vous dites et je suis d'accord en partie.  Mais, comme j'écris un 
chapitre sur les deux premières pièces Shakespeariennes que Jean Gascon 
avait montées, je voulais savoir si je pouvais dire que son "Richard II" 
était le "first homegrown professional or (as far as I can ascertain) 
amateur production in Canada."

Bonnes fêtes,

Jane Baldwin


----- Original Message ----- 
From: "BOURASSA ANDRE G" <bourassa.andre_g@uqam.ca>
To: "Liste de discussion en francais sur le theatre" <queatre@uqam.ca>
Sent: Sunday, December 11, 2005 11:59 AM
Subject: Theatre et etiquettes nationales


> Bonjour,
> Votre question soulève un point délicat dans un pays où le théâtre
> professionnel doit beaucoup à la présence prolongée et parfois définitive
> d'artistes venus de l'étranger.
> Par exemple, le _Ruchard II_ dont je vous ai parlé a été produit alors que
> le Royal Près-de-ville était sous l'autorité de John Wellington Buckland,
> qui fut locataire de la salle de 1852 à 1872. Américain d'origne
> anglaise, il est décédé à Montréal; son épouse, qui est encore locataire
> en 1874, est aussi décédée longtemps plus tard à Montréal. Quelle
> étiquettte leur mettre? Faut-il en mettre une absolument? Une chose est
> certaine, c'est que les productions sont celles du Royal, même quand ils
> ont recours à des vedettes venues d'Angleterre ou des USA.
> Le Royal a parfois été sous-loué durant les absences ou la maladie de
> Buckland. Ce fut le cas pour John McCullough (américain d'origine
> irlandaise) et Benedict De Bar (Américain d'origine anglaise, né de
> parent d'origine française); leurs productions demeurent celles du Royal.
> Ce sera différent quand De Bar reviendra comme locataire en titre et
> inscrira les théâtres Dominion et le Royal dans des circuits
> nord-américains.
> Les étiquettes nationales sont facilement piégées. Par exemple, l'ouvrage
> que j'ai cité la dernière fois classe Dion Boucicault parmi les irlandais.
> Qu'en penserait Boucicault, un des auteurs le plus joués au Québec durant
> cette période? Ce classement ne fausse-t-il pas les statistiques si on
> parle de la présence américaine et post-coloniale sur les scènes du
> Québec? Faut-il considérer les productions de Backett à Paris comme
> irlandaises? Peut-être faut-il faire la différence entre une production et
> le statut civil de leur metteur en scène et de leurs comédiennes et
> comédiens. Ainsi on ne serait pas porté à voir les premières productions
> de Stratford en Ontario comme britanniques.
> Cordialement, André G. Bourassa.
> Cf. "Les visiteurs au pouvoir"; <http://www.theatrales.uqam.ca/3h.html>.
>
>
>> Je pose plus précisément la question sur Richard II que j'ai envoyée il
>> y a une semaine.
>> Je cherche la date de la première représentation canadienne de Richard
>> II montée par un Canadien avec une distribution canadienne, soit 
>> anglophone,
>> soit francophone. J¹ai l¹impression que Jean Gascon a été le premier
>> metteur en scène de monter Richard II (1962) au Québec en français.
>> Est-ce que vous savez si j¹ai raison ? Si c¹est vrai, est-ce que son
>> Richard a été le premier au Canada qui remplisse mes critères ?
>
> 


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