référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2006-03/msg00010.html
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INVITATION LES CAS WOYZECK Serge Ouaknine



INVITATION

LE CAS WOYZECK
d’après Georg Büchner

Conception et mise en scène : Serge Ouaknine et la classe des professionnels
de1ère année.
École Supérieure d’Art Dramatique du Conservatoire National de Montpellier.
Maison Louis Jouvet - 19 rue Lallemand - 3400 Montpellier
Réservation : Tél. : 0467 60 05 40 Fax 0467 60 05 43
Email : artdramatique@montpellier-agglo.com
Tramway, station : Louis Blanc – près de la Fac de Droit et de la Rue de
l’École de Médecine 

Générale 1 : le vendredi 17 mars 2006, à 17h.
Générale 2 : le lundi 20 mars 2006, à 19h.
Première : le  mardi 21 mars 2006, à 19h.
Représentation : le  mercredi 22 mars 2006, à 19h.

Note du metteur en scène

 

Un jeune soldat, Woyzeck, tue, apparemment dans un délire de jalousie, Marie,
la jeune femme qu’il aime et dont il a un enfant, hors de l’Église. 
Mort à 23 ans, en 1837, en laissant quatre versions de son chef-d’œuvre, Georg
Büchner annonce toutes les violences du XXe siècle, plus qu’il ne signe, pour
l’Allemagne  de son temps, un drame romantique ou une tragédie de la solitude.
On l’aura remarqué, par la dimension fragmentée, non immédiatement narrative du
cas qu’il essaie de cerner, Büchner laisse une écriture neuve, « un casse-tête
littéraire » dont vont s’emparer les modernes. 
Comment naît un chef-d’œuvre, sinon d’une question  récurrente, obsessive et
traitée selon un angle incident neuf. Le jeune dramaturge aura lu dans une
revue spécialisée le rapport du psychiatre Johan Christian August Clarus
(1823), conseiller à la Cour, sur un cas de meurtre réel. Le cas Woyzeck a bel
et bien existé. C’est du doute que Büchner va construire un labyrinthe d’une
grande probité. Nous avons voulu retraverser la question de ce meurtre
emblématique, perpétué le 2 juin 1821 à Leipzig, c’est-à-dire refaire aussi,
théâtralement, le chemin des traces, confronter l’œuvre d’art et le rapport
clinique officiel qui l’a inspirée. D’un côté, la part  hallucinée d’une
fiction, née d’un fait-divers, avec, de l’autre, ce que la science balbutiante
du corps et de l’âme dit de l’homme... Oui, on peut briser un être. Le mal
existe. Sous couvert de la rigueur scientifique et du « bien moral », un corps
social entier peut se rendre complice de la barbarie. 

Pour les acteurs du Conservatoire, c’est une magnifique démarche dramaturgique,
charnelle, musicale et vocale, l’établissement aussi d’une parole juridique et
médicale. Le Conservatoire de Montpellier est étrangement placé, entre la
Faculté de Doit, la plus vieille École de Médecine d’Europe et la Cathédrale St
Pierre.
Le montage des deux textes que nous proposons, à notre connaissance, est une
investigation jamais encore tentée.


N.B.
Nous avons utilisé l’excellent ouvrage de Jean-Louis Besson et Jean Jourdheuil
(Éditions Théâtrales, 2004), mais aussi la traduction plus ancienne d’Arthur
Adamov, avec l’étude de Marthe Robert (Édition l'Arche,1953).  







	

	
		
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