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RE: Considérations sur la dramaturgiescénique ( No 2) "André G. Bourassa"



Bonjour,
Je crois que Menez a bien résumé mon intervention:

>  André ne parle-t-il pas de la clarté générale 
>des propos (ou des desseins) de Yannick, plutôt 
>que de « procédés fabricateurs » s'opposant à 
>des « processus créateurs » (comme le suggère 
>Serge)?  Si je comprends bien André, il y aurait 
>tout simplement un amalgame à éviter (entre les 
>principes de la performance et les principes du 
>théâtre?? Cela reste à préciser) et, peut-être, 
>des distinctions supplémentaires à apporterŠ

Je sais bien, pour avoir dirigé certaines de ses 
recherches, à quel point les connaissance de 
Yannick en écologie sont approfondies. Je 
trouvais seulement que si l'écologie peut 
s'appliquer pertinemment en performance, il n'en 
va pas aussi simplement au théâtre. Ma position 
sur ces mots est disponible : 
<http://www.theatrales.uqam.ca/glossaire.html>. 
Ce qui n'empêche pas les expériences de 
rapprochement; jje pense aux expériences de 
Pierre O. Lacocque, décédé trop tôt, et à celles 
de Dominic Champagne (qui, incidemment, était 
jmembre du jury de Yannick).

Mais je ne voudrais pas détourner la discussion. 
Sur la question de fond, je distinguerais entre 
une classe et une troupe. Les membres d'une 
troupe sont normalement réunis pour travailler 
selon une voie de craétion qu'ils ont choisie. 
Mais en classe, je copmprends Yannick de 
s'interroger sur la démarche à suivre.
Pour une classe de théorie, cela peut toujours 
aller: on peut trouver, dans un cours sur Artaud, 
des étudiants qui avaient opté pour Brecht et 
d'autres formés d'après Stanislavski. Le 
professeur me semble tenu d'exiger qu'ils 
connaissent et comprennent Artaud, mais je 
considérerais normal qu'ils restent fidèles à 
leur option personnelle.
Dans une classe de jeu, c'est une autre paire de 
manches. Si les étudiants sont inscrits à un 
cours que le programme consacre au théâtre 
réaliste, ils sont en droit d'avoir un cours tel 
qu'annoncé, même si la voie de création du 
professeur ne va pas dans ce sens: il ne devrait 
d'ailleurs pas accepter de le donner s'il n'y 
ceroit pas.
Si par contre on demande à un professeur de 
monter une production avec ses étudiants, il 
faut, me semble-t-il, laisser au professeur la 
liberté de suivre sa propre voie et faire 
connaître d'avance aux étudiants dans quel sens 
il va travailler; on l'aura évidemment choisi en 
conséquence. Ceci pour dire que je doute qu'on 
puisse trouver un commun dénominateur à tout mode 
de création. Il me semble que cela doit coller à 
la peau du créateur. Les voies médianes ne 
risquent-elles pas de mener à la médiocrité?
Je ne prétends pas qu'on ne puisse trouver un 
modèle explicateur, et, de ce point de vue, je 
suis de celles et ceux qui examinent avec intérêt 
ce que proposent Yannick et Menez. Mais il me 
paraît que ce modèle explicateur ne peut être un 
moule à création. À vous de me convaincre :-)
Pour l'instant, je suis plus passionné par 
certaines recherches expérimentales 
(phénoménologie, poïétique...). Mais on n'est 
plus au même niveau.
Amitiés, André G. Bourassa.

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