référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2008-02/msg00027.html
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Appel à communications Andre G. Bourassa



Bonjour,
Pour votre information.
Cordialement, André G. Bourassa.

Appel à communications

 

Génie(s) de la bricole et du bricolage

Regards transdisciplinaires.

 

 

Journées d’études 27 et 28 novembre 2008

 

INSA (Institut National des Sciences Appliquées) de Lyon

ESCHIL (Equipe en Sciences Humaines de l’Insa de Lyon)

 

Avec le soutien du département de Littératures, Université Laval, Québec, Canada

 

 

 

Comme clin d’œil au centenaire de Claude Lévi-Strauss, il paraît opportun – surtout dans une école d’ingénieurs - de revisiter son concept de bricolage, qui oppose la pensée sauvage à celle de l’ingénieur. Du sens ancien de bricole, qui désigne un coup indirect, un mouvement incident, en zigzag, s’est développée l’activité du bricoleur qui œuvre de ses mains, en utilisant des moyens détournés par comparaison avec ceux de l’homme de l’art.

Réhabilitée avec la valeur de travail intellectuel non soumis à des règles théoriques, cette « science du concret » [1] est mise en comparaison par Lévi-Strauss avec la démarche scientifique de l’ingénieur. C’est cette distinction que nous voulons réexaminer, à l’heure du « bidouillage » informatique, de la conception d’objets technologiques, entre art et science, des performances comme mode de représentations artistiques et d’une vision du monde social comme négocié ou bricolé. Ce sera sous le signe de la pensée complexe que nous aborderons l’examen de situations où le « savoir relier » est premier.

 

 A l’image de l’équipe pluri-disciplinaire qui organise ces journées, seront invitées à se tisser entre elles des approches sociologique, littéraire, artistique, linguistique. De même seront articulés discours universitaires et productions artistiques (exposition, théâtre, atelier d’écriture). Autant de fils conducteurs susceptibles d’apporter des pistes de réponses aux questions suivantes :

 

·       Comment situer respectivement le bricolage, la fabrication, la métis, la conception, l’innovation ?

·       Jusqu’où est-il légitime de parler de bricolage ? religieux ? pédagogique ? cognitif ?

·       « faire pour comprendre et comprendre pour faire » : est-ce une manière  d’associer créativité et modélisation ?

·       « faire société », est-ce le produit d’une alchimie complexe, aux résultats aléatoires ?

·       « faire monde », pour des artistes et des écrivains ? la création et la théorie littéraires relèvent-elles du bricolage ?

·       « faire sens »pour des linguistes par la traduction ?

 

Ces journées croiseront des communications individuelles (d’environ 20 minutes) et des tables rondes où une problématique sera éclairée par des intervenants de champs différents.

Nous attendons des propositions de communication de spécialistes de littérature (tous siècles confondus), de langues, de sociologie, de sciences de l’éducation et de pratiques artistiques.

 

Les auteurs doivent soumettre leur résumé en 2000 signes, accompagné d’une courte notice biographique indiquant leur titre, statut, adresse électronique et postale précises.

Cette proposition comprendra le titre de la communication, sa problématique générale, ainsi que son positionnement en regard d’un des axes susmentionnés.

 

avant le 1er  mai 2008 à :

francoise.odin@insa-lyon.fr

 

Le comité scientifique donnera réponse le 1 juin et demandera aux auteurs retenus l’envoi de leur communication complétée avant le 15 septembre.

 

Une publication des actes est prévue : édition papier et / ou en ligne sur REVUE.ESCHIL.org, en phase de création.

 

 

 

Organisation / Comité scientifique

 

ESCHIL (Equipe en Sciences Humaines de l’INSA de Lyon) :

 

Philippe Bousquet, littérature, INSA Lyon

Carine Goutaland, littérature, INSA Lyon

Françoise Odin, arts, INSA Lyon

Patrick Perrier, sociologue et photographe, INSA Lyon

Christian Thuderoz, sociologie, INSA Lyon

 

 

et aussi dans le comité scientifique :

 

Philippe Choulet, professeur de chaire supérieure en philosophie aux lycées Fustel de Coulanges et Kléber à Strasbourg.

 

Jean-Paul Fourmentraux, maître de conférences, Université Lille 3, UFR Arts et Culture, chercheur au centre de sociologie du travail et des arts (EHESS).

 

André Grelon, directeur d’études à l’EHESS, directeur du centre Maurice Halbwachs.

 

Yves Gueniffey, Ecole des Mines de Nancy, responsable des enseignements d’Humanités.

 

Alain Kerlan, philosophe, directeur de l'Institut des Sciences et des Pratiques d'Education et de Formation, Université Lumière Lyon2. UMR Education et Politiques (Lyon 2/INRP).

 

Dominique Rincé, professeur au département Ens/Recherche en Humanités et sciences sociales Ecole Polytechnique, Paris.

 

Pascal Roggero, maître de conférences de sociologie, HDR, responsable du CIRESS-LEREPS, Université de Toulouse 1.

 

Irène Roy, professeure en études théâtrales, Littératures, Université Laval Québec.

 

 



[1] Claude Lévi-Strauss, La Pensée sauvage, Chapitre 1 « la pensée du concret ». nombreuses éditions et paginations depuis 1960.