référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2008-10/msg00000.html
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Parution : Éparts / liaisons études et pratiques des arts, nº2 automne 2008 Christiane Gerson



Bonjour,
La publication du deuxième numéro de la revue Éparts / liaisons études et pratiques des arts vient souligner la pertinence de supporter les arts en cette période où leur avenir est mis à l’épreuve par l’État.
 
Éparts contribue à la pérennité des arts en donnant une voix à ceux qui questionnent la recherche et la création en arts. Elle fait état de l’interpénétration des démarches de chercheurs et d’artistes et de la diversité des pratiques artistiques.
 
Sous la direction de Christiane Gerson et Diane Leduc, Éparts est une revue multidisciplinaire en arts. Elle comporte un éditorial écrit par un invité, des articles de chercheurs et/ou d’artistes invités et des articles reçus par appel à communication. Elle y présente des articles qui exposent et interrogent la circulation qui s’opère entre la théorie et la pratique en arts afin de favoriser l’émergence de nouvelles connaissances dans ce domaine. À l’image de son nom, la revue Éparts sert d’élément dynamique et de symbole à cette circulation.
Éparts s’adresse particulièrement aux artistes et chercheurs universitaires en arts, toutes disciplines confondues. Elle est libre de toute forme d’affiliation, mais elle émane de l’Association étudiante et du programme de Doctorat en études et pratiques des arts de l’Université du Québec à Montréal.
 
Éparts nº2, automne 2008, se présente sous le thème d’une quête de sens pour la recherche-création : le sens de l’art, celui du vécu personnel à travers les œuvres, celui du territoire, celui du corps et de ses enveloppes.
 
Cette publication vous propose des réflexions de quatre artistes-chercheurs sur l’articulation théorie-pratique ; deux d’entre eux sont diplômés du Doctorat en études et pratiques des arts de l’Université du Québec à Montréal. Leurs textes sont circonscrits, d’une part par les impressions sur l’art de l’artiste multidisciplinaire Sylvie Laberté et, d’autre part, par les propos du peintre, sculpteur et performeur Armand Vaillancourt tentant de clarifier ce qui est embrouillé. Ces propos ont été recueillis, édités et annotés par Christiane Gerson. Laliberté parle de sa démarche de création nécessairement au féminin alors que Vaillancourt parle de la sienne comme d’une manière de vivre. Pour lui, tout est art : l’objet travaillé par l’usage et le temps, l’œuvre qu’il conçoit de toutes pièces et l’écornage des bêtes. La création, présente en chacun de nous, est la graine que l’artiste et le chercheur tentent inlassablement de réveiller. Ces derniers l’alimentent et la cultivent avec un souffle qui leur est propre.
 
En ouverture, notre éditorialiste invité, Jean-Émile Verdier, s’interroge sur le savoir qu’engendre l’art et sur sa reconnaissance à travers l’Université. Il se sert de la neige dans le tableau Marché aux viandes et aux poissons de Lucas Van Valkenborch en guise de toile de fond pour mener une réflexion sur la nécessité d’être à l’écouter de l’art et de ses artistes.
 
Martin Boisseau ramène au programme du lecteur la problématique de la création à l’Université (voir les articles de J. Lancri et S. Ouaknine dans le numéro 1) par un questionnement mené selon le point de vue d’un praticien-chercheur. L’intérêt est le parallèle qu’il fait entre la pratique artistique et la pratique de théorisation tout en plaçant la recherche-création au cœur d’une démarche réflexive sur et avec l’art que l’institution universitaire devrait favoriser. Luciano Vinhosa propose une démarche-création qui permet de considérer le territoire et les habitants urbains qui déposent des objets habituels, formant ainsi des agencements et des délimitations territoriales. Il se trouve à les sortir de la banalité en les regardant à la manière d’une composition artistique. Ce regard devient le prétexte pour une réflexion sur le lieu, l’espace et la territorialité. William Weiss, et son collaborateur Dan Necsulescu, présente une analyse approfondie du théâtre romain, alternant théorie et pratique, les travaux de Florence Dupont et à sa propre mise en scène de Médée de Sénèque. Il tente finalement de comprendre pourquoi les tragédies de Sénèque sont rarement montées au théâtre. Soulignons que la production de Médée dans le contexte de l’Université d’Ottawa (2005) est une manifestation de la pertinence du théâtre universitaire. Yvon Bonenfant clôture ce dossier inépuisable sur la recherche-création, par une proposition exceptionnelle de recherche-création sur les sens – l’ouïe, la vision, la chair – et la voix. Il aborde dans son texte les notions de la perception (os, peau, chair) selon Pavis et de la somatique qu’il intègre au moyen d’un processus de création où il élabore une partition de voix étendue, en revêtant un costume expérimental qui se substitue à sa propre peau.
 
Également, dans l’espoir de sensibiliser davantage les lecteurs aux travaux des étudiants, unne liste des thèses soutenues et des soutenances à venir constitue la dernière partie de la revue
 
 
Vous pouvez vous procurer la revue auprès des Pesses universitaires du Québec (PUQ) :
Presses de l'Université du Québec
2875, boul. Laurier
Québec (Québec) Canada  G1V 2M3
Téléphone : 418 657-4075
http://www.puq.ca/fr/periodiques.asp
 
Vous pouvez soumettre un article pour publication en vous adressant à : eparts@uqam.ca
 
Cordialement,
Diane Leduc, Christiane Gerson,
Corédactrices en chef
Éparts / liaisons études et pratiques des arts

514 277-7155, 450 371-1700