référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2009-11/msg00016.html
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Haute Surveillance Michel Vaïs



Cher André,

Merci de le rappeler. Effectivement, la création québécoise de Haute Surveillance de Jean Genet a eu lieu aux Saltimbanques, à l'automne 1964 (donc, avant les Bonnes), dans une mise en scène de Marc Chartier. (J'en parle dans mon chapitre consacré aux Saltimbanques de L'accompagnateur, Éd. Varia.) Rodig Mathieu y avait beaucoup impressionné la critique par son jeu puissant. Sur un plateau vide et entre des murs gris, son Yeux-Verts semblait porter le poids immense et douloureux de la «faute» en même temps que la responsabilité du caïd de la prison. Robert Duparc, jeune finissant de l'École nationale de théâtre, y jouait aussi son premier rôle important.

Je reste convaincu que cette œuvre que Genet considérait après-coup comme «un brouillon de pièce écrit dans l'ennui et par inadvertance» renferme toujours un potentiel explosif.

Genet est un des auteurs de l'«avant-garde» européenne des années 1960 dont les Saltimbanques ont proposé des créations aux Montréalais (avec Vian, Arrabal, Weingarten, Cousin, Obaldia, etc.).

Au plaisir,


Michel Vaïs, Docteur ès études théâtrales
Rédacteur en chef
Jeu, Revue de théâtre
514-278-5764

Le 09-11-09 à 10:21, Andre G. Bourassa a écrit :

Bonjour Michel,
Si, de Genet, les Saltimbanques n'ont pas créé Les Bonnes, ils semblent bien avoir créé Haute-surveillance. Yerri Kempf, dans son recueil de critiques, Les Trois coups à Montréal (p. 315-316), la situe en septembre 1964; il n'a que des éloges pour Rodrig Mathieu. À toi de le mentionner aux membres de Mascarène, si tu le juges à propos, puisque tu as sûrement plus d'informations sur cette mise en scène que moi, qui ne l'ai pas vue.
Amitiés,
André