référence : http://listes.cru.fr/arc/mascarene/2010-01/msg00015.html
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Re: Personnages de théâtre et maladie mentale Andre G. Bourassa



Bonjour,
Je m'excuse de n'avoir pas modifié l'en-tête en réacheminant le message de Patrick Lerroux, message qui avait été écarté par le système pour une question d'adresse d'inscription. 

Sur le sujet, je dirais, Denise, qui tu seras confrontée à plusieurs types de pièces.
Il y a celles qui sont de fines analyse de problèmes posés par la démence au personnage et à son entourage. Je pense à Long Journey into the Night ou à Oublier, de Marie Laberge (ce cas-ci, sur la maladie d'Alzheimer).

Il y a celles qui furent écrites par des auteurs luttant contre la maladie mentale, ou décrivant ce type de combat, avec mises en question du système psychiatrique, comme La Charge, que mentionne Patrick, justement, ou encore, romans et films, Vol au-dessus d'un nid de coucou et La Tête contre les murs.

Je serais plus réticent pour les pièces de Pirandello et de Shakespeare que tu mentionnes, car la quête de la vérité de l'un, et celle de la justice de l'autre, dépassent largement les interrogations sur la maladie du personnage, interrogations qui doivent demeurer tout au long de la pièce si on ne veut pas lui faire perdre tout ressort dramatique. Pirandello, plongé dans la spirale fasciste de son temps, était en droit de s'inquiéter: chacun sa vérité? Quant à Shakespeare, j'en suis encore à me demander s'il croyait - ou croyait que ses spectateurs croyaient - au monde des esprits dont Hamlet tire sa mission. Et puis, je serais curieux de savoir ce que pensent aujourd'hui les historiens danois à propos de cett légende de saint Canut dont Shakespeare s'est insipré: ce roi, assassiné dans sa chapelle, était-il un fou qui a ruiné son pays dans une attaque ratée contre l'Angleterre, ou un saint vuctime de l'ambition de son cousin et que Shakespeare imagine  poussant post-mortem son fils è la vengeance... Le martyrologe fait de Canut un saint, d'autres un fou Chacun sa vérité, là aussi?

Bonne chance,
André

De : pleroux@vif.com
Date : 8 janvier 2010 07:30:20 HNE


Provincetown Playhouse, 19 juillet 1919, j'avais 19 ans de Normand Chaurette

L'oeuvre de Claude Gauvreau telle qu'on la monte au Québec depuis son
suicide (en particulier L'Asile de la pureté, La charge de l'orignal
épormyable).

Il y en a tant... Quels troubles mentaux ou désordres recherchez-vous
particulièrement? Vous intéressez-vous à une lecture clinique des
personnages ou plutôt à des instances de mise en spectacle ("acting out") de
ces troubles?

Au Canada Anglais, Kirsty Johnston à l'Université de Colombie-britanique
fait des recherches semblables, vous pourriez communiquer avec elle à ce
sujet.
http://www.arts.ubc.ca/nc/research/single-page-news/article/310/research-pro
bes-disability-theatre-in-canada.html

Bien à vous,
Patrick Leroux


Dr. Louis Patrick Leroux
Assistant Professor / Professeur adjoint Department of English & Département
d'Études françaises Concordia University 1455, boulevard de Maisonneuve
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