référence : http://listes.cru.fr/arc/webiblio-l/2005-02/msg00003.html
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Bases de données de texte intégral et la technologie SFX Bourgeois, Anne



Bonjour à vous!

 

Depuis l’implantation progressive de la technologie SFX, de plus en plus de bases de données que nous utilisons quotidiennement donnent accès à du texte intégral.  D’où la question existentielle qui me taraude ces derniers jours: ces bases sont-elles devenues pour autant des bases de données de type «De texte intégral» selon la formule consacrée dans les fiches BDUQAM ou demeurent-elles des bases de données de type «bibliographique»?  Si ces bases sont qualifiées de type «de texte intégral», il faudrait modifier la fiche BDUQAM en conséquence, en cochant également le type «de texte intégral», en plus du type «bibliographique» déjà présent ...

 

Prenons le cas de MLA, par exemple.  Objectivement, du point de vue bibliothécaire, il n’est pas juste de qualifier cette base de type «de texte intégral» puisqu’elle est définie par le fournisseur ou par l’éditeur comme une base bibliographique n’offrant par elle-même que des références bibliographiques à des articles de périodiques, livres et chapitres de livre.  Cependant, grâce à la magie de SFX, elle permet depuis peu, d’accéder à du texte intégral quand même...  L’étudiant, de son point de vue, ignorant cette astuce technologique, va simplement se rappeler que la base MLA donne accès à du texte intégral.  C’est ce qui l’importe, quelle qu’en soit la raison!   

 

Il n’est de secret pour personne qu’une base de données donnant accès à du texte intégral a plus de succès qu’une base de données bibliographique.  Dans ce contexte, doit-on céder à cette illusion en qualifiant certaines bases de données «De texte intégral» grâce à SFX pour leur donner plus d’attrait ou de visibilité (dans ce cas, il faudra ajuster certaines fiches BDUQAM) ou demeure-t-on dans le confort des justifications professionnelles en maintenant le statut «bibliographique» aux bases qui le sont vraiment?

 

Il ne faut cependant pas perdre de vue que le type de base coché dans la fiche BDUQAM a un impact direct sur la recherche de bases par types de données.  En effet, une base qualifiée de type «De texte intégral» va automatiquement se retrouver dans le résultat de recherche précoordonnée («accès aux textes»), tandis qu’une base qualifiée de type «bibliographique» va automatiquement se retrouver dans le résultat de recherche précoordonnée «accès à des références».

 

Bien sûr, il n’y a pas d’urgence à résoudre cette question, mais y réfléchir et envisager des solutions permet de remettre en perspective nos pratiques et l’utilisation de des outils bibliographiques dont l’évolution est parfois dure à suivre.

 

Merci d’avance pour les idées que nous pourrons échanger à ce sujet!

 

Anne B.

 

 

 

Anne BOURGEOIS

Bibliothécaire de référence (études littéraires et communications)

Bibliothèque centrale, local A-R140

Téléphone: (514) 987-3000, poste 4343

Courriel: bourgeois.anne@uqam.ca