référence : http://listes.cru.fr/arc/webiblio-l/2008-03/msg00003.html
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Le monde du livre est en pleine mutation : deux enjeux et.un contraste! Debbah, Karim



mar 06

Le monde du livre est en pleine mutation : deux enjeux et…un contraste!

Bibliothèques et cie Add comments


D’abord, deux enjeux illustrant les enjeux d’aujourd’hui, à l’occasion du prochain Salon du Livre. Puis un contraste entre le l’importance des enjeux ci-dessous et….le thème de la 3e conférence organisée par l’ENSSIB cette année :

1er enjeu :

J’ai lu un très intéressant article sur la question des contrats pour les versions numériques que les éditeurs proposent aux auteurs en France. ça se passe sur le Blog de François Bon et ça rappelle très directement les récentes grèves des scénaristes à Hollywood. Quelques extraits pour poser le débat, mais je vous conseille de lire tout le billet chez François Bon, et de le poursuivre dans les tables rondes sur le sujet, notamment celles de l’espace lectures de dem@in lors du prochain Salon du Livre.

Extrait du Préambule de FB :

On sait que, dans les contrats d’édition standards, les droits d’auteur sont fixés à 10 ou 11% du prix hors taxe, évoluant jusque vers 14% à mesure des tirages. Nous touchons un pourcentage de 5% sur les livres de poche. Les droits d’adaptation cinématographique font l’objet d’un contrat à part, que l’auteur n’est pas contraint de signer. Mais les droits dérivés, les droits « non livre », adaptation théâtrale, et surtout traductions, sont toujours fixés moitié moitié.

Enfin, les PDF qui servent à cette numérisation ne demandent pas (depuis au moins 2001/2002) de préparation spéciale : ce sont ceux qui servent à l’impression… Et on sait que le gouvernement a débloqué 400 000 euros pour la numérisation de 9 000 ouvrages, sans concertation pour le contenu et l’orientation de ce qui aurait dû être une mission de service public et non une simple opération commerciale.

Ceci parce que nos éditeurs nous proposent, ces jours-ci, massivement, des contrats pour « diffusion numérique de
l’ouvrage », où bien sûr le mot livre n’est jamais prononcé, mais qui tente de faire passer l’idée de droits d’auteur à 10/11% comme le livre, et non pas 50% comme la traduction.

2e enjeu:

Je vous conseille aussi du côté des librairies, via LaFeuille la lecture du livre de Eric Hazan : Le livre que Faire? dont l’introduction pose une nécessité que je partage entièrement:

Face aux géants du commerce en ligne, la librairie doit être capable de se structurer en réseaux, en rhizomes, qui peuvent naître d’affinités sélectives, d’une organisation territoriale, ou d’autres critères. Cette mise en réseau doit représenter un choix politique fort, revendiqué, et ne doit pas être vécue comme une nécessité à laquelle il faudrait se plier de mauvais gré. Dans un monde de la librairie française particulièrement atomisé, peuplée de singularités, cette proposition de « travailler ensemble » peut être singulièrement mal vécue. Elle n’en demeure pas moins une nécessité pour la survie de l’ensemble.”

Et enfin le contraste : je vous laisse juger de l’importance essentielle pour l’avenir des bibliothèques de ce débat organisé par l’ENSSIB(soupir)

« Bibliothèques : le bel aujourd’hui » (17 mars, 17h-18h30)

Alors que les bibliothèques connaissent un essor sans précédent, que les bâtiments poussent comme des champignons, que la fréquentation augmente, les bibliothécaires continuent, moroses, à s’interroger, s’inquiéter et se dénigrer. Une approche positive n’est-elle pas possible ? Légitime ? Nécessaire ?

( soupir, mais on assistera en revanche avec intérêt à la table ronde sur les bibliothèques européennes organisée par Yves Alix)

 

 

Karim Debbah
Technologies de l'information
Service des bibliothèques
Université du Québec à Montréal
Tél. (514) 987-3000 poste 6301#
Fax.(514) 987-0285
Courriel: debbah.karim@uqam.ca

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