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L'UQAM se paye une «machine à caca» Debbah, Karim



 

EXPOSITION À LA GALERIE D'ART

L'UQAM se paye une «machine à caca»

Claude Giguère
Le Journal de Montréal

14-01-2009 | 09h53

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Déjà malmenée sur la place publique en raison de problèmes de financement, l'UQAM risque de faire jaser en déboursant 30 000 $ pour accueillir dans sa galerie principale une oeuvre d'art qui défèque et devant laquelle les visiteurs sont invités à venir manger.

La Galerie de l'UQAM payera 30 000 $ pour recevoir pendant un mois l'artiste belge Wim Delvoye et sa controversée machine Cloaca N° 5, laquelle a été surnommée «machine à caca».

Nourrie deux fois par jour, l'oeuvre de Delvoye reproduit fidèlement, et sous les yeux des visiteurs, le système digestif humain jusqu'à l'étape de la défécation. Des enzymes sont utilisées dans la Cloaca afin de transformer les aliments et des ingénieurs ont dû voyager avec elle pour son entretien.

Lors du vernissage de l'exposition, vendredi, un repas spécial sera même préparé pour la machine par trois artistes de Montréal. «Nous n'achetons aucune nourriture pour l'alimenter, nous avons une entente avec le Service alimentaire de l'UQAM afin de récupérer ses restes du jour», dit Louise Dery, directrice de la Galerie de l'UQAM.

Les 30 000 $ que coûte l'exposition sont fournis par le Conseil des arts du Canada, une somme qui provient d'une enveloppe réservée aux échanges entre collègues du Canada en art contemporain. «Ce ne sont pas des budgets de l'UQAM», tient à dire Mme Dery.

Entre l'art et la science

L'exposition de Delvoye se situe entre l'art et la science, selon Louise Dery.

VOTRE OPINION

«C'est un artiste dont la notoriété est bien établie, ce n'est pas un fou furieux, ses créations ont été présentées dans les plus grands musées», dit-elle.

Selon Mme Dery, une université dans laquelle des milliers de gens étudient la science et s'intéressent au corps, à une époque où l'on ne s'est jamais autant intéressé à la nourriture, est l'endroit idéal pour accueillir une telle exposition.

Invités à luncher

«Les visiteurs seront soufflés d'admiration devant la chose. On les invite d'ailleurs à luncher dans la galerie, ce qui est normalement interdit. Il y aura aussi une soirée spéciale lors de laquelle un gastro-entérologue, un sociologue et une historienne de l'art feront des présentations. C'est assez festif et joyeux comme exposition.»

Risque

Quand au risque de créer une polémique en dépensant des dizaines de milliers de dollars pour accueillir une oeuvre controversée dans un contexte de difficultés financières, Mme Déry plaide que la Galerie de l'UQAM est dans le peloton de tête des galeries universitaires du Canada et qu'elle participe à la réputation de l'université. «La galerie a participé à forger une réputation internationale de haut niveau pour l'UQAM», dit Mme Dery.

Et pour ce qui est des âmes sensibles, pas d'inquiétudes non plus. «On ne cherche pas à faire dans le sensationnalisme, mais à faire réfléchir. Si certains milieux plus conservateurs peuvent être choqués par cette exposition, nous savons que le public de Montréal est capable d'en prendre», conclu Mme Dery.

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Karim Debbah
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