Les femmes fondatrices de Montréal

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Au dix-septième siècle, il faut du courage pour traverser l’Atlantique. C’est avec ce même courage et beaucoup de volonté que l’on décide de s’établir dans une colonie lointaine.  La traversée se fait dans des bateaux où tous les voyageurs sont entassés les uns sur les autres. Ces traversées sont longues et il y a souvent des maladies.  Un équipage peut être considérablement réduit  par les malades qui succombent en route. Bien des colons (hommes) sont venus s'établir et travailler dans ces colonies lointaines, mais il y a aussi de nombreuses femmes qui ont décidé de contribuer à la construction de ce nouveau monde. Leurs contributions sont souvent d'un tout autre ordre.  C'est le cas de deux femmes particulières qui sont venues ici pour fonder la base des soins à fournir aux colons.  Il s'agit de Jeanne Mance et de soeur Marguerite Bourgeoys.  Mais elles ne sont pas les seules a être venues ici,  ils y a de nombreuses autres religieuses et  aussi ces filles de bonne famille.  Ces dernières sont venues ici pour fonder une famille avec tous ces braves hommes, souvent célibataires, qui ont voulu changer de vie.

 

La carte de la ville de Montréal en 1685 nous donne une bonne idée de ce qui attendait toutes ces personnes.  Il est à remarquer que l'hôpital de mademoiselle Jeanne Mance et la maison mère de la congrégation Notre-Dame de soeur Marguerite Bourgeoys sont situés l'un en face de l'autre.  Les deux femmes se cotoyaient fréquemment.  Elles avaient toutes deux de bonnes relations.  Lors d'un incendie à l'hôpital, les Hospitalières ont été hébergées à la maison mère de la congrégation Notre-Dame et vice versa dans le vas où c'est la maison mère qui était en difficulté.

 

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jeudi, 20 avril 2000