18 février 2007 : La réaction de la FEUQ/FECQ à la plate-forme libérale (suite...)
Des promesses non réalisées
Le Parti libéral rappelle l’importance d’aller chercher une augmentation des transferts fédéraux alors que cela fait déjà plus d’un an et demi que le dossier perdure et que M.Charest n’a toujours pas livré la marchandise. M.Charest évite aussi de chiffrer ses demandes en terme de transferts, alors que tous savent que la part du Québec représente 1,2 milliards. Il suffit de relire la déclaration commune signée par tous les acteurs du milieu de l’éducation postsecondaire québécois, incluant le ministre de l’Education du Loisir et du Sport lui-même."Serait-ce que M.Charest a peur de ne pas atteindre ses objectifs ? S’agit-il d’un aveu d’échec avant l’heure ?" se demande Etienne Hudon-Gagnon, président de la FECQ.
Une facture étudiante qui continue d’augmenter
Contrairement à l’affirmation généralement admise voulant que la contribution étudiante au financement des universités ait stagné depuis le gel des droits de scolarité en 1994, on peut observer que la hausse des frais assumés par les étudiants depuis 1994 a proportionnellement dépassé, et de loin, la hausse des subventions gouvernementales. En fait, depuis 1994 la hausse des frais afférents est responsable d’une augmentation de 19,2 % de la facture totale des étudiants. Rappelons qu’en 2003, le Parti libéral s’était engagé à réglementer les frais afférents via une loi-cadre, ce qu’ils n’ont jamais fait.
"Aujourd’hui, ce que propose le Parti libéral, c’est tout simplement l’inertie, sinon que pelleter en avant le problème, puis d’ajouter 500$ de plus aux frais de scolarité déjà existants. M.Charest laisse ainsi tomber les étudiants de toutes les régions du Québec qui se voient confrontés, depuis décembre dernier, à de nouvelles hausses des frais afférentes de plus de 160$ par année", martèle M.Bélair.