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COLLOQUES


Espaces de dissensions civiles / Space of Civil Discord
29 octobre 2010
Pavillon J.-A.-DeSève, UQAM / 320, rue Sainte-Catherine Est, local DS 1950

Programme de l'événement :  version HTML | version PDF

Descriptif

David Harvey rapporte que « la liberté de façonner et de remodeler nos villes et nous-mêmes constitue l’un de nos droits les plus importants, mais le plus méconnu ». La privatisation capitaliste de l’espace – qui englobe aussi bien des quartiers et des villes entières que des zones à caractère national et international – a transformé de façon radicale le paysage humain à travers les « destructions créatives » de l’intervention du milieu financier, des entreprises et de l’État. L’appropriation systématique des espaces publics, ainsi que leur transformation en des capitaux plus profitables, marginalisent les pauvres, qui sont de plus en plus assujettis à des « géographies contraintes » (Kawash) à l’intérieur de taudis dans des quartiers déshérités, de bidonvilles et de « villes fantômes » dans le tiers-monde (Neuwirth). Zygmunt Bauman observe que ces espaces sont devenus les dépotoirs d’êtres humains jetables déplacés par des catastrophes économiques, militaires ou naturelles. Il ajoute que ces « vies gaspillées » sont le résultat inévitable d’une modernisation et d’une mondialisation endémiques.

En 2004, le Conseil canadien de développement social estima que 3,5 millions de personnes vivaient dans le besoin, ce qui représente plus de 11 % de toute la population du Canada. Les tentatives de Statistique Canada de calculer le nombre d’itinérants se sont également avérées infructueuses car non seulement il n’existait aucune définition opérationnelle sur l’itinérance (ce qui a incité certaines personnes à utiliser l’expression « continuum de l’itinérance »), mais aussi les difficultés liées à l’obtention de résultats de recensement d’une population cachée, mobile et en perpétuelle évolution se sont révélées insurmontables. Les estimations récentes varient entre 1000 itinérants à Calgary et 10 000 itinérants à Montréal. Malgré les difficultés à avoir des chiffres exacts, ces estimations ahurissantes ne correspondent pas au discours national actuel d’une nation démocratique du « premier monde », une nation qui se dit accueillante, prospère et égalitaire, et qui bénéficie d’une couverture sociale dynamique. L’itinérance n’est pas simplement un sous-produit inapproprié des procédés capitalistes, mais plutôt un phénomène social complexe influencé par les politiques gouvernementales, les politiques du logement, les investissements centraux, les agences de services sociaux, et l’art urbain. De plus, l’itinérance est culturellement construite par l’entremise du discours social, ainsi que de la symbolisation et de la représentation dans la littérature, les arts visuels et les médias grand public.

Le présent colloque, qui a eu lieu le 29 octobre 2010 dans le cadre du groupe de recherche Zones de tension, a offert un espace propice aux débats sur la question du droit à la ville et, plus précisément, sur les enjeux de la pauvreté et l’itinérance dans les contextes culturels canadien et québécois. Quels sont les moyens dont disposent les individus et les communautés pauvres pour contester, s’approprier et représenter les espaces de la ville comme formes de résistance à l’empiètement sur le capital ? Les sujets tels que les constructions de la classe ouvrière, la pauvreté et les sans-abris ; le site urbain comme site de résistance, de conflit et de violence ; les interventions des pauvres et des sans-abris qui s’engagent à travers les arts de la rue, les manifestations et les protestations ; et l’histoire sociale des taudis, des expulsions, des squatts, et des « villes-tentes » au Canada et au Québec pourront être examinés au sein de cet espace.

Simon Harel
Professeur titulaire, Département d'études littéraires, UQAM
Membre de la Société royale du Canada
Récipient du prix Trudeau (2009-2012)
Téléphone : (514) 987-3000, ext. 4289
Courriel : harel.simon@uqam.ca

Domenic A. Beneventi
Stagiaire postdoctoral, CELAT-UQAM
Téléphone : (514) 987-3000, ext. 5629
Courriel : beneventi.domenico@courrier.uqam.ca


 

OÙ VA LA CULTURE ? Événement sur la mobilité culturelle
du 29 avril au 1er mai 2010 au Cœur des sciences de l’UQAM

programme | descriptif | lieux de l'événement | soirée de performances

Sous la direction de Simon Harel et Marie-Christine Lambert-Perreault

Collaborateurs : Jérôme-Olivier Allard, Fabienne Claire Caland, Simon Houle, Jonathan Lamy et Karina Victoria Sieres

Avec Anouk Bélanger, Simon Brault, Ying Chen, Boris Chukhovich, Jean-François Côté, Claudine Cyr, Jean-Simon DesRochers, Gilles Dupuis, Andrée-Anne Dupuis-Bourret, Pierre Fortin, Masaki Fujihata, François Hartog, Steven High, Louis Jacob, Michaël La Chance, Laurent Lamarche, Laurent Le Gall, Jean-Pierre Lemasson, Grégory Martoglio, Catherine Mavrikakis, Sylvianne Pilon, Laurent Reveillac, Roxanne Rimstead, Régine Robin, Annie Roy, Michel Rundstadler, Sherry Simon, Will Straw et Éric Vennettilli


Quatre membres de l’équipe de recherche Zones de tension – Domenic Beneventi, Simon Harel, Roxanne Rimstead et Sherry Simon – ont participé au colloque international « Urbanités littéraires / Cityscapes - Literary Escapes » organisé par l’Université de New York (Buffalo) en collaboration avec la revue Formules. Le colloque avait pour objet d'étudier le rapport de l'écriture à son environnement urbain et d'expliciter les rapports interactifs entre la littérature, l'architecture et l'urbanisme.

Du 10 au 13 septembre 2009, Niagara Marriott, Buffalo

Programme du colloque
Résumés des communications


Sous l’égide de l’équipe de recherche Zones de tension (UQAM)

© Boris Est, Bibliothèque nationale, installation 3D, 2009

Colloque Psychanalyse et survivance : formes et structures
77e Congrès de l'ACFAS, Ottawa (Canada)
Le vendredi 15 mai 2009

Sous la direction de Nellie Hogikyan (Chercheure postdoctorale, CELAT, UQAM) et Claudie Gagné (Professeure adjointe, Université Trent)

descriptif
programme


 
Colloque Espaces contestés : conflit, contre-récit et la culture d’en bas dans les littératures canadienne et québécoise / Contested Spaces: Conflict, Counter-Narrative, and Culture from Below in Canadian and Québécois Literatures
 
Sous la direction de Roxanne Rimstead (Université de Sherbrooke) et Domenic Beneventi (CELAT, UQAM).
 
du 1er au 2 mai 2009

Affiche du colloque. Photo : Chris Erb

Site Internet
Programme
Entrevues des participants (vidéo)

Site Internet Culture from Below (Culture d'en bas) créé sous la direction de Roxanne Rimstead


© Boris Est, Bibliothèque nationale, installation 3D, 2009
Séismes / Seismic Shifts, Colloque international d’études françaises et francophones des 20e et 21ème siècles / 20th and 21st Century French and Francophone Studies, Internationl Colloquium (Minneapolis, MN)
 
du 26 au 28 mars 2009
Site Internet
 
Le jeudi 26 mars 2009
Séance D6. Zones de tension
 
Président de séance : Simon Harel (Université du Québec à Montréal)
  • Sherry Simon (Université Concordia) :  « Occupying the Territory: Topographic Shifts in Montreal Literature ».
  • Roxanne Rimstead (Université de Sherbrooke) : « Looking Back in Anger: The Local and the Global in Poems by Patrice Desbiens ».
  • Pierre Ouellet (Université du Québec à Montréal) : « Tonalité, tonicité, tensivité : l'expression de l'indignation dans la littérature actuelle ».
  • Simon Harel (Université du Québec à Montréal) :« Itinérer/intinérance : lieux communs du conflit ».
  • Catherine Leclerc (Université McGill) : « Malaise dans la traduction : passages au français de la littérature anglo-québécoise ». 

Le colloque Le Père : diaspora, nation et transmission a eu lieu au CELAT à l'UQAM les 4 et 5 mars 2008. Le colloque a été organisé par Nellie Hogikyan en collaboration avec Simon Harel, sous l'égide de l'équipe de recherche Zones de tension, à l'aide du CELAT à l'UQAM.

Descriptif
Programme


Le colloque Densité, intensité, tensions. L'urbanité montréalaise en question  a eu lieu les 1er et 2 novembre 2007 à la Galerie Monopoli à Montréal. Ce colloque a été organisé par le CELAT à l'UQAM, en collaboration avec l’Institut du patrimoine (UQAM) et du département d'études anglaises de l'Université de Montréal.

Affiche du colloque

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Programme