![]() |
|||||||||||
![]() |
|||||||||||
|
Programmation de recherche Itinérance et exclusion sociale : un défi à la recherche et à l’action, 2005-2009 Pour les quatre prochaines années, notre programmation se structurera autour de deux axes prioritaires : I) les transformations de l’expérience d’itinérance ; II) les réponses sociales. Chacun des axes décline les objectifs scientifiques poursuivis, les questions ou activités de recherche à travers lesquelles ils se développeront et les retombées attendues du programme de recherche. La finalité de cette programmation est de favoriser une meilleure compréhension de la problématique sociale de l’itinérance par une articulation des théories de l’acteur, de la régulation et du contrôle social ce qui permettra le développement de solutions adaptées aux transformations actuelles. Axe I : L’expérience de l’itinérance et ses transformations Le bilan des connaissances présenté permet de saisir la complexité de l’expérience d’itinérance. Toutefois, de nouvelles questions se posent. Dans ce premier axe, la recherche sera développée autour de quatre dimensions : 1) l’identité ; 2) la domiciliation ; 3) les trajectoires de sortie 4) la cohabitation. Si nous les avons retenues c’est que, dans nos travaux antérieurs, elles se sont révélées comme nécessitant un approfondissement pour la compréhension des transformations en cours. Axe II : Les réponses sociales Au Québec et au Canada, l’univers des réponses sociales à l’œuvre dans l’itinérance est varié et confronté à différents paradoxes. Catégorie sociale générique, l’itinérance relève d’une diversité de politiques publiques. On fait ainsi de l’itinérance tantôt un problème social, tantôt une préoccupation de santé publique ou bien encore une question de sécurité publique. Ce deuxième axe analysera la diversité, la fragmentation, la complémentarité et le recouvrement des réponses sociales à l’œuvre dans le champ de l’itinérance afin de saisir leur contribution à la prévention et à la lutte au phénomène. Nos travaux se structureront autour des trois dimensions suivantes : 1) pratiques d’intervention ; 2) réponses émergentes au sein des communautés locales ; 3) réponses socio-politiques. Bien que présentées de manières distinctes, ces dimensions n’en sont pas moins interdépendantes. Elles sont traversées par des enjeux importants dont ceux relatifs à la définition même du phénomène, au partage des ressources, à la survie des organismes voués à l’intervention, à la production de nouvelles connaissances. |
||||||||||