NOTES

1 Voir à ce propos Favreau L. et B. Lévesque (1995), Repenser le développement communautaire et l'économie sociale à la faveur de la crise de l'emploi et de la crise de l'Etat-providence, cahier du CRISES. Suite aux journées-bilan du Lac Beauport, une troisème projet pourrait se dessiner: celui d'étudier les expériences d'économie sociale qui ont souvent deux générations d'existence, notamment les coopératives de travail et les coopératives d'habitation. En quoi cette économie sociale faiblement instituée participe-t-elle d'un renouvellement des réponses à la crise de l'emploi et de l'Etat-providence?

2 Une bonne partie de ce cahier est inspiré de présentations soumises au groupe de travail sur les associations du CIRIEC international qui se réunit régulièrement à Paris et Liège pour ses travaux de recherche comparative depuis 1994 (10 pays y sont représentés dont le Canada pour l'Amérique du Nord et plusieurs pays d'Europe).

3 Voir à cet effet Lévesque, B. (1995), Repenser l'économie pour contrer l'exclusion sociale: de l'utopie à la nécessité, Cahier no 9502, CRISES (UQAM-UQAH-UQAR-U. Laval), Dépt. de sociologie, UQAM, 32 pages.

4 En complément à ce cahier, on lira avec profit le livre sous la direction de J.-L.Laville auquel nous avons contribué (1994), L'économie solidaire, une perspective internationale, Desclée de Brouwer, Paris, 335 pages.

5 Composante de l'ensemble associatif qui est la plus importante numériquement et politiquement.

6 Nouvelle dimension à côté des dimensions "classiques" de la revendication et du développement de services, toutes deux étroitement liées à la montée d'un Etat-providence première génération et fondées principalement sur les transferts sociaux issus des politiques publiques (période faste 1945-1975).

7 Pour plus d'information voir en annexe les études de cas en chantier dans quatre régions du Québec soit à Montréal sous la direction de L. Favreau, B. Lévesque, M.-C Malo et Y. Vaillancourt, à Québec sous la direction d'Y. Comeau, dans l'Outaouais sous la direction de L. Favreau, dans l'Est-du-Québec sous la direction de C. Saucier. Les cas ici présentés ne le sont qu'à titre illustratif et présentés très sommairement.

8 Rappelons ici que les CLSC sont des ressources publiques de première ligne en matière de santé et de services sociaux. Ils desservent un territoire moyen de 50,000 personnes et dispose de 100 à 150 intervenants (infirmières, nutritionnistes, travailleurs sociaux et auxiliaires familiales, intervenants communautaires...).

9 Voir à ce propos le mémoire de maîtrise en sociologie de Christel-Anne Noraz (1995), Processus et stratégies d'insertion sociale dans un projet communautaire, le cas des cuisines collectives Hochelaga-Maisonneuve, CRISES, UQAM (à paraître).

10 L'expression "associative" est utilisée ici dans le sens d'initiatives économiques alliant l'utilité sociale et le rendement économique en épousant principalement le statut associatif (OSBL) plutôt que celui d'entreprise coopérative.

11 Pour ce qui a trait à l'expérience des CDC, voir L. Chagnon, (1995), Etude de cas de la Corporation de développement communautaire Rond Point: le développement local et les CDC au Québec, Collection Thèses et mémoires, CRISES, vol. 1, 1995, UQAM, 120 pages. En ce qui a trait à la pertinence économique et social du secteur associatif voir l'étude de cas de R. Millette (1995), Le poids économique et social des associations: le cas de la région de Lanaudière, CRISES, UQAM.

12 Voir à ce propos B. Dutrisac, "Desjardins, partenaire du développement des économies locales", revue Desjardins, vol. 60, #3, 1994, p.7 à 11. Marie-Claire Malo de l'équipe de chercheurs de CRISES engagés dans l'économie sociale travaille présentement sur cette question.

13 Question de génération et de sensibilité, question d'articulation à la collectivité locale qui n'attend plus tout de l'Etat, question de réalignement des pouvoirs publics dans leur financement des associations etc...A voir de plus près.

14 Voir Etat de la situation et nouveaux défis, Document de consultation, ICEA, Montréal, mai 1994 p.66 à 80. Le programmme québécois APTE (Actions positives pour le travail et l'emploi) comprend à lui seul sept mesures dont une pour le rattrapage scolaire, une pour le retour aux études postsecondaires des chefs de familles monoparentales, un programme d'aide à l'intégration à l'emploi (PAIE) lui-même intégrant une mesure particulière pour les moins de 30 ans insérés dans des projets associatifs etc.

15 Voir notamment Econov, L'Approche de développement économique communautaire et sa situation au Québec, Bureau fédéral de développement régional (Québec), Montréal, juillet 1993, 90 pages.

16 Le budget de développement des collectivités locales du Québec en matière de formation professionnelle n'était que de 5.1 M$ de dollars en 1993-1994 (sur 91.1 M$), soit un maigre 6% et celui de son pendant fédéral au Québec de 144,5 M$ (sur $887.2 M$) soit environ 16% du budget (ICEA, 1994: 72 et 68).

17 Voir à ce propos le numéro thématique de la revue Coopératives et Développement , intitulé Quartiers en crise: développement local et revitalisation en milieu urbain, vol.26, numéro 2 (1995).

18 Voir à ce propos le numéro thématique de la revue Nouvelles pratiques sociales, intitulé Le travail social à l'épreuve du territoire et du développement local, vol.8, numéro 1 (1995).

19 Voir en annexe les chantiers de réflexion que nous suggèrent les enquêtes en cours.

20 "Spécialisation sociale de l'espace" c'est-à-dire la polarisation économique et culturelle entre le centre-ville et sa périphérie qui est une tendance-clé dans toute l'Ameacute;rique urbaine. Le centre-ville concentre les populations défavorisées, des économies locales en déclin...tandis que les "classes dites moyennes" se retrouvent, elles, dans les périphéries.


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