Le spleen vestimentaire
Chronique d’un art annoncé 2 : the sequel
Par Marc-André DuBois, Correspondant aux États-Unis

Chronique d’un art annoncé 2 :
the sequel
par Marc-André DuBois

 Note : cette chronique est une suite de l’article Petit tour d’horizon, publié dans notre dernière édition. Pour y accéder, consultez la section archives.

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Résidence secondaire de Rodin, Cézanne et Duchamp.
Philadelphia Museum of Art.  www.philamuseum.org

Crée en 1875, ce musée a reçu, au cours des temps, diverses collections, parmi lesquels se succèdent l'art oriental, la période précolombienne, l'art européen antique ainsi que le travail d'artistes internationaux contemporains. Dans la section ancienne, signalons surtout Botticelli, Giovanni Bellini, Bruegel et Van Eyck. L'art français est représenté par une riche collection de sculptures et d'éléments d'architecture religieuse du XIIIe au XVIIe siècle, ainsi que par des oeuvres de Poussin et des impressionnistes. La présence de plusieurs oeuvres importantes de Cézanne, dont notamment Les Grandes Baigneuses, permet de tracer la démarche et l'évolution du célèbre peintre français.

Dans le cas du XXe siècle, le musée de Philadelphie offre un panorama fidèle des tendances américaines des années 10, comme en témoigne une section destinée aux oeuvres de Marcel Duchamp, dont la célèbre Mariée mise à nue par ses célibataires, même. Il est également possible d’admirer des oeuvres de Wharol, Gorky, De kooning, Rothko, Barnett Newman, Chuck Close, ainsi que plusieurs artistes ayant contribué à inculquer à la peinture américaine une véritable identité.

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Les portes de l’enfer, Rodin,
1880-1917, Bronze, 18 x 12 pied;
Rodin Museum, Philadelphia,
source : sunsite.unc.edu

Le Musée Rodin, sous la direction du Philadelphia Museum of Art, est également une attraction culturelle d’une extraordinaire richesse. L’accès au musée est gratuit en échange d’un don minimum, et surtout obligatoire, de 3 $ à la fondation du musée - pourquoi pas !

Situé dans un magnifique établissement à proximité du Philadelphia Museum of Art, le spectateur est accueilli par les magistrales Portes de l’enfer sur lesquelles l’artiste a travaillé de 1880 à sa mort, survenue en 1917. Donnant l’envie de commettre les pires péchés, l’oeuvre colossale, dont les détails sont d’une somptueuse beauté, constitue sans aucun doute l’une des créations les plus complexes du sculpteur français. Parmi les 124 autres sculptures exposées, on retrouve notamment l’une des versions du Penseur, L’Éternel Printemps, possiblement l’oeuvre de l’artiste ou l’amour y est le mieux illustré, Les Condamnés de Calais, illustrant à merveille toute la puissance de cet événement à caractère historique, ainsi que quelques bustes de Victor Hugo, attribuant ainsi au Musée Rodin de Philadelphie la plus grande collection d’oeuvres de l’artiste à l’extérieur de Paris.

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Dia Center for the Arts: Ambassadeur de l’art actuel a New York.

Depuis plus de 20 ans, le Dia Center for the Arts joue un rôle d'une grande importance parmi les nombreuses institutions muséales de New York, en présentant, préservant et finançant divers projets artistiques multidisciplinaires.

Les premiers projets réalisés par l'institution, datant de la fin des années 70, furent certaines installations dont le résultat ne pouvait être intègre au cadre conventionnel d’une galerie ou d'un musée. La plupart de ces oeuvres, dispersées au coeur des États-Unis et administrées par la fondation, sont toujours accessibles au grand public. Parmi ces réalisations, on retrouve de l'artiste Walter De Maria's The Lightning Field (1977), située dans le désert au Nouveau-Mexique, constitué 400 pôles de métal, traçant un périmètre d’un mille de long par un kilomètre de large, et crée par la formation d’éclairs, l’œuvre est un véritable bouleversement atmosphérique. * Du même artiste, on retrouve également, au 393 West Broadway à New York, l'oeuvre The Broken Kilometer (1977), composée de 500 tiges de métal disposées en cinq rangées de 100 tiges **.

Parmi les oeuvres financées par la Dia Foundation, on retrouve aussi les massives installations de Donald Judd à Marfa, au Texas, ainsi que celles plus colorées de Dan Flavin, dont une située au Grand Central Terminal, dans le métro de New York.

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Joseph Beuys, 7000 oaks, sculpture environnementale, 1998. Gracieuseté Dia Fondation for the Arts

De 1974 à aujourd'hui, Dia Center for the Arts a contribué à la réalisation de plusieurs projets d'artistes, dont ceux de Joseph Beuys, John Chamberlain, Andy Warhol, Barnett Newman, Cy Twombly et plusieurs autres. Sa collection se veut fort représentative et joue le rôle d'ambassadeur de l’art minimal, l’art conceptuel, du Land Art et de tous les projets multidisciplinaires.

Le musée situé au 548 West 22nd Street, à Chelsea, consacre présentement ses 5 étages aux récentes expositions de Dan Flavin, (1962-63,1970,1996) , de la photographe Tracey Moffatt : Free Falling, de Richard Serra Torqued Ellipses, de Joseph Beuys 7000 Oaks , ainsi qu'au projet urbain de Dan Graham.

*The Lightning Field est ouvert au grand public du premier mai au 31 octobre...le coût , est de 85 $ par personne pour une nuit a la belle étoile...Avec beaucoup d'électricité dans l'air...!

**L'oeuvre est présentée du mercredi au samedi de 12h00 a 18h00 (ferme en juillet et août)

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Petite parenthèse québécoise (!)

Récipiendaire du Prix Emile-Neligan en poésie, Carle Coppens, étudiant en psychologie industrielle a l'Université de Montréal, a publié son premier recueil intitulé Poèmes contre la montre. Ce recueil doté d'une grande authenticité tant par son contenu que par le caractère innovateur et original de sa réalisation est a la fois touchante, amusant et d'une grande modernité. Le travail du très prometteur auteur, exhibant sa muse entre la station Henri-Bourassa et Crémazie ( comme il dit si bien), prend la forme de précieux moments lors des soirées pluvieuses de Jersey City, et peut facilement s'adapter aux conditions climatiques québécoises.

Salutations !

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