Groupe d'études et de recherches  
en sémiotique des espaces  

 

 

SÉMINAIRES

 

Proposition 2006-2007:
Nouvelles perspectives

Je vous propose, cette année, une piste d’autant plus utile et pertinente qu’elle devrait nous permettre, à ce stade de nos réflexions, d’aller au coeur du sujet éthique au double sens du terme. C’est du moins ce que je crois. Je vous propose de suivre à la trace l’analyse généalogique de Nietzsche parce qu’elle ouvre sur « une perspective immense et nouvelle » (GM, §6 de la préface, dans la traduction de Kremer-Marietti). Grâce à Nietzsche, nous parviendrons peut-être à nous   « acclimater sur terre ».

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Proposition 2005-2006:
Dérive de l’espace public à l’ère du divertissement

L'espace public

En droit public, on définit l’espace public en ces termes : « biens (espaces physiques) appartenant à des collectivités administratives et à des établissements publics, lorsqu’il sont mis à la disposition directe du public usager ». Un « espace public » peut ne pas être du « domaine public » : ainsi les parcs d’attraction et les centres commerciaux n’appartiennent habituellement pas à une collectivité administrative ou à un établissement public.

Le divertissement

Selon Pascal, le divertissement consiste pour l’homme à se détourner de sa véritable condition d’être faible et mortel. Chez Nietzsche, la nausée de la sagesse est l’extrême du rire, et exprime le besoin de divertissement, ce qui n’a rien d’irréfléchi, mais est bel et bien médité et réfléchi. Benjamin croit pour sa part que la fonction artistique des oeuvres devient accessoire alors que la fonction de divertissement prend de l’importance avec leur valeur d’exposition.


Pour Foucault, le pouvoir se glisse le long des productions discursives et il est au cœur de la volonté de savoir qui lui sert de prétexte et d’instrument. L’ensemble des discours devient essentiel au fonctionnement du pouvoir et c’est à partir des relations de pouvoir que les discours sont possibles, que le divertissement peut être objet de discours et de savoir. Or cette alliance puissante entre savoir et pouvoir prend appui sur le corps.


Aujourd’hui, la ville elle-même devient divertissement et la frontière entre loisirs et commerce se fait de moins en moins claire. Les Américains dépensent aujourd’hui à peu près autant pour leurs activités de loisir en public (cinéma, parcs à thème) que pour celles en privé (home-vidéo, ordinateurs personnels, etc.). Parmi eux, la génération élevés en banlieue est assoiffée d’interaction sociale, et elle trouve dans les centre-ville de nouvelles attractions leur permettant de vivre de nouvelles expériences.

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Proposition 2004-2005:
Du lieu pour soi au chemin vers l’autre:
Espace, éthique et communication


Le lieu permet à l’homme d’avoir sa place et au sujet d’avoir lieu d’être (Sibony, 1986). C’est à cet endroit qu’il s’identifie et se prolonge dans la communauté; c’est aussi à partir de là qu’il mesure la distance qui le sépare des autres. Le lieu devient le terme et le point de départ de ses déplacements, du chemin qui le mène vers l’autre. Mais lorsqu’il se réduit à la visée du but à atteindre, le chemin peut être négligé au nom du lieu à prendre (Boyadiev, 1990 : 19). C’est là peut-être la leçon qu’il faut tirer de l’histoire de la conquête – aussi bien celle de la mer océane que celle du nouveau monde.

Je vous propose d'étudier le rapport entre ce que le lieu révèle sur le rapport du soi à l’espace et ce qu’il a comme incidence sur l’ensemble du continent dans les rapports du soi à l’autre.

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Proposition 2003-2004:
Du cinéma à la ville chez Disney:
Dispositifs, hétérotopies et représentations chez Disney

Je vous propose qu'on se donne les moyens de comprendre combien le cinéma de Disney, ses parcs thématiques et ses projets de développement urbain contribuent largement à faire que « dans l'espace urbain, et dans l'espace social en général, la distinction entre réel et fiction [devienne] floue » (Marc Augé, L'impossible voyage), au risque de faire de nos villes des parcs d’amusement dont les thématiques nous achèvent…

Pour tout dire, une véritable tyrannie du bonheur s’exerce dans l’espace public disneyen. Les identités se construisent au croisement de tous les actes de consommation et, pour ne pas perturber la satisfaction obtenue par cette dernière, les conflits sont évités et la communauté produite sur mesure.

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Proposition 2002-2003:
L’expérience d’aller au cinéma:
Espace, cinéma et médiation

Fonctionnant au départ comme simple métaphore (la médiation comme passage ou lien), la notion de médiation s’est largement développée ensuite comme concept, contribuant même, en France, à la naissance d’une nouvelle pratique artistique et culturelle visant à déclencher et accompagner les démarches d’appropriation des œuvres. En ce sens, le concept de médiation pourrait être défini comme l’art d’interpréter le monde et de contribuer à sa transformation, c’est-à-dire appréhender, s’approprier, voire transformer sa vie quotidienne, matérielle et relationnelle.

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