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Historique des GRIPs Une période mouvementée
Parallèllement, au Québec, des étudiantEs commencèrent à s’éveiller aux mêmes problèmes et à se préoccuper de plus en plus des questions concernant leurs droits. Ainsi vit le jour des associations comme l’ANEEQ (Association Nationale des Étudiants et Étudiantes du Québec) et le RAEU (Regroupement des Associations ÉtudiantES Universitaires), qui sont maintenant dissoutes.
Ralph Nader et les GRIPs
Nader alla plus loin, et se mit à enquêter sur une multitude de sujets, ce qui suscita l’intérêts d’étudiantES qui cherchaient à montrer l’irresponsabilité de sociétés commerciales en matière de santé et de sécurité des citoyens, ainsi que l’échec du gouvernement à renforcer les lois qui devaient en principe contrôler les activités. Nader donna également beaucoup de conférences, ce qui encouragea la mise sur pied de nombreux GRIPs tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de campus universitaires.
Actuellement, plus d’une centaine de GRIPs existent aux États-Unis et ce, dans 35 États (http://www.uspirg.org). L’organisation qui fêta ses 30 ans, en 2002, a remporté des centaines de victoire sur un éventail d’enjeux. Ceux-ci comprennent la mise en place d’aires protégées, la réforme de lois environnementales, l’accessibilité à des soins dentaires à bas prix pour les enfants, etc. Le Canada possède, pour sa part, des GRIPs dans 4 provinces (Ontario, Colombie-Britannique, Nouvelle-Écosse et Québec).
Les GRIPs au Canada Au Canada, le premier GRIP vit le jour en 1973, à l’Université de Waterloo en Ontario (http://wpirg.org). Quant au Québec, ce n’est qu’en 1980 qu’un vent d’intérêt pour la formation d’un GRIP se fit sentir. Un groupe d’étudiantEs de l’Université McGill invitèrent Ralph Nader à donner une conférence, ce qui mena rapidement à la mise sur pied d’un PIRG au sein de ce campus (http://ssmu.mcgill.ca/qpirg), ainsi qu’à l’intérieur de celui de l’Université Concordia (http://concordia.pirg.ca/). Quelques années plus tard, soit en 1988 et 1989, des référendums se tinrent dans ces deux universités pour obtenir une cotisation automatique non-obligatoire (CANO). Le vote positif des étudiantEs confirmèrent la volonté de la communauté de maintenir ces organisations.
Du côté francophone, l’Université de Montréal devient, en 1991, la première université de langue française à voir un GRIP se former au sein de son campus. Groupe qui disparaîtra malheureusement au courant des années ’90. Quant à l’UQÀM, la formation du GRIP remonte à 1993. Un référendum se tint alors du 15 au 19 novembre auprès des étudiantEs de Sciences Humaines, Arts, Lettres, Communication et Éducation réunis sous l’égide de AGESSHALC et de l’ADEESE. 12% des étudiants inscrits allèrent voter et dirent oui à 88%, à la CANO. Le GRIP-UQÀM perdra toutefois, à son grand regret, la cotisation étudiante qui lui était attribué, lors de la dissolution de l’AGESSHALC en 2001. |