Les hommes ont commencé à se remettre en question
depuis les années soixante-dix. Ils se posent différentes questions sur
la masculinité, sur leur masculinité, c’est-à-dire sur les caractéristiques
communes entre les hommes et sur ce qui les construit comme homme dans une
société particulière.
Les questionnements peuvent ressembler à ceux-ci :
pourquoi les hommes ne peuvent-ils pas ou ont-ils de la difficulté à
pleurer, pourquoi les hommes doivent-ils toujours démontrer par la force
qu’ils sont les meilleurs, pourquoi les hommes sont-ils plus intéressés
à être en compétition entre eux qu’à s’entraider, etc. Les hommes
tentent de comprendre les raisons de leur difficulté à communiquer, à
exprimer leurs émotions ou tout simplement, à vivre.
Il ne faut pas oublier que les féministes ont durement
mis à l’épreuve les fondements de ce qu’était la masculinité. Les
hommes étaient donc déstabilisés et tentaient de se retrouver, de
retrouver un équilibre dans leur vie, de comprendre ce qui leur arrivait.
Toutefois, les propos étaient différents d’un homme à l’autre et
ils envisageaient différemment la masculinité, les rapports sociaux
entre les hommes et les femmes, etc.
Différents courants sont donc nés de ces positions
divergentes. Aux États-Unis,
principalement, divers courants se sont développés. Cet aspect constitue
la première partie de cette section. L’influence de ces courants
s’est fait et se fait sentir à travers l’Europe et l’Amérique.
L’exemple du Québec
sera illustré plus particulièrement dans une deuxième partie.