L’architecture romane
« Alors Jacob vit en songe une échelle dont le
pied était appuyé sur la terre et le haut touchait au ciel, et des anges de
Dieu montaient et descendaient le long de l’échelle. Il vit aussi le Seigneur
appuyé sur le haut de l’échelle ».
Bible, Genèse,
XXVIII, 12-13.
L’architecture romane (du latin « romanus »
signifiant « de Rome ») désigne l’ensemble de l’art
(architecture, peinture et sculpture) dont le berceau créateur est constitué
des pays latins de la fin du Xe siècle jusqu’au XIIe voir XIIIe siècle dans
certaines régions. Elle se distingue de l’ensemble « gothique »
qui qualifiait uniformément jusqu’au XIXe siècle l’ensemble de l’art médiéval,
et se veut le prolongement de l’art de la Rome impériale païenne puis chrétienne.
Les premières caractéristiques de cette
architecture sont les évolutions de l’utilisation de la pierre de taille qui
se traduisent par l’apparition d’un décor intérieur et surtout une première
approche de voûtement de pierre avec la voûte appareillée.
Par la suite cette architecture va maîtriser peu à peu le
phénomène des poussées créées par les voûtes de pierre.
L’architecture romane ne prend cependant pas les mêmes formes selon les régions
où l’église est construite, selon l’ordre auquel appartient le lieu de
culte (Cluny ou Citeau par exemple) et elle est aussi fonction des grandes
routes de pèlerinages (Saint-Jacques de Compostelle est construite sur le même
modèle que Saint-Sernin par exemple). Aussi les bâtisseurs romans se sont
parfois distingués du modèle classique roman pour adopter des solutions
annexes.
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NB : Les schémas qui illustrent les différentes
parties appartiennent à l’auteur du site.
Ils se veulent représentatifs et illustratifs et ne revendiquent en rien
une valeur scientifique en ce
qui concerne les échelles et les proportions.