
[Samedi 12 septembre 15h.
Suite du procès verbal de Poiret.]Et le samedy, douziesme jour dudit mois de septembre, audit an, 1676, trois heures de relevée, suivant la continuation d'assignation du jour d'hier, nous sommes transporté en ladite maison, devant déclarée en laquelle nos dits scellez sont apposez ou estant sont comparus pardevant nous
Ladite dame de Baraillon, ès noms et qualitez par elle prises, assistée de Me de Villeneufve, son procureur et ledit Mr Philippes de Turmenyes audit nom d'exécuteur testamentaire dudit sieur de Maisonneuve
Lesquelles parties sans préjudicier à leurs droits et actions ny aux protestations par elles faites le jour dhier et quelles restoient sans approbation des qualités prises, sauf à se pourvoir par ladite dame contre ledit testament, ont requis et consenty ladite recognoissance et levée de nos dits scellez pour estre procédé à la continuation dudit inventaire par lesdits notaires et à la prisée et estimation des meubles par ledit Jacob et ont signé
M. Bonnot - De Turmenyes - Villeneufve - Perrier.
Sur quoy, nous commissaire susdit, avons donné acte ausdites parties de leurs compatutions, dires, réquisitions et consentement et sans préjudicier à leurs protestations ny approbation des qualités, avons reconnu sains et entiers levé et osté les scellez, représentez par ledit Fin et par nos apposez sur lentrée de serrure et sur les deux bouts d'une bande de papier mise sur un coffre de bahut carré, couvert de cuir, duquel coffre, ouverture faite, avec la clef estant en nostre possession a esté procédé par lesdits notaires à l'inventorié du linge qui y estoit renformé, à lusage dud. deffunt, ensemble des trois cuillèrs et trois fourchettes dargent dont deux avoient esté mis dans ledit coffre, lors de lapposition de nos scellez et lautre laissé en évidence aud. temps et à la prisée et estimation par ledit Jacob.
|
Aujourd'hui on utilise le mot « malle » pour désigner ce que l'on appelait au XVIIe siècle « bahut, coffre de bahut, coffre à sommier, coffre à trousser, cantine, coffre de campagne » qui servaient à ranger et transporter les vêtements ou autres objets. On les fabriquait en osier, en cuir ou en bois, recouvert de tissu, peau ou métal retenus par des clous (Reyniès 1987, tome 1, p. 444-457). L'inventaire précise ci-dessus que celui de Maisonneuve fermait à clef, était couvert de cuir et monté « sur ses deux pieds de bois ». Deux pieds amovibles servant de supports à un coffre de bois du XVIIe siècle. Collection Girard, La Grand'Combe-Chateleu. |
![]()
|