vers 1625
Paul Chomedey de Maisonneuve,
âgé de treize ans, entreprend son service
militaire en Hollande.
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PAOLINI Pietro (Lucques, 1603 ;
Lucques, 1681), Italie, Lucques, CONCERT DE MUSICIENS ET DE
CHANTEURS, vers 1625, huile sur toile, 119 x 201 cm,
Genèse oeuvre en rapport : tableau presque
identique conservé à l'Open Gate Club de Rome,
Paris, musée du Louvre, achat par préemption
en vente publique 1981, RF 1981-44. Vente : Versailles,
palais des congrès, 1981/07/09, no 20.
Bibliographie : Nouvelles acquisitions du
Département des Peintures (1980-1982), musée
du Louvre, Paris, 1983, p. 95.
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avant 1626
On peut se demander si en tant
que jeune soldat Paul Chomedey de Maisonneuve a pu
apprécier le côté ludique de la pratique
de luth tel que tenu par ce bouffon hollandais ! Ses
hagiographes l'ont plutôt dépeint avec un
penchant intimiste qui fuyait les débauches et
libertinages.
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HALS Frans (Anvers, vers 1581-1585
; Haarlem, 1666), Hollande, LE BOUFFON AU LUTH, 1626
avant, huile sur toile, 70 x 62 cm. Genèse oeuvre en
rapport :copie ancienne au Rijksmuseum d'Amsterdam ;
copie dessinée (1626) par David Bailly (1584-1657)
également conservée au Rijksmuseum d'Amsterdam
; copie ovale à l'arrière plan de la
vanité au jeune peintre (1651) , toujours par Bailly,
conservée au musée de Leyde ; autres copies
chez Sotheby, Londres, 17/02/1981, no 81 et dans la petite
histoire de l'art et des artistes de Hillyer et Huey,
Nathan, p. 91 ; réutilisation de la copie d'Amsterdam
dans l'hommage to Frans Hals de Sean Keating (1889-1978),
conservé à la national gallery of Ireland
(Dublin). Inscription : monogrammé ; inscription
(ancienne, revers), « FH (INITIALES ENTRELACEES) F
(ECIT) (M.H.D.) ; ETIENNE LEROY (A L'ENCRE, SUR LA
TOILE) », Paris, musée du Louvre, dation
1984, RF 1984-32. Appartenances : Mauritsz Laurens,
Amsterdam (?, 1669) ; Leroy Etienne, Bruxelles (marchand,
avant 1873) ; Rothschild Gustave de, Paris ; Rothschild
Robert de, Paris ; Rothschild Alain de. Bibliographie :
NOUVELLES ACQUISITIONS DU DEPARTEMENT DES PEINTURES
(1983-1986) , PARIS, R.M.N., 1987, P. 78-81.
Commentaires : cadre en bois et plâtre dans le
goût hollandais riche de la deuxième
moitié du XIXe siècle ou du tout début
XXe siècle provenant du fonds du Louvre.
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1625-1649
Cet « homme accordant
son luth » a été peint durant la
période où Paul Chomedey de Maisonneuve fait
son service militaire en Hollande. Il a probablement
été influencé par les musiques et
musiciens qu'il aurait pu entendre en
Hollande.
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ANONYME, D'APRÈS
THEODOR ROMBOUTS, Flandres 2e quart 17e siècle,
HOMME ACCORDANT SON LUTH, huile sur toile, 70 x 79,
copie du tableau de Rombouts conservé dans la coll.
Johnson à Philadelphie, Paris, musée du
Louvre, legs 1869, MI 933. Appartenances : La Caze Dr
Louis. Bibliographie : DEMONTS 2413, P.100, P.190 ;
C.S.I. I, P.114. Attribution : HONTHORST (DEMONTS) ;
MOLENAER J.M., ? (DEMONTS).
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1625-1649
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Abraham Bosse
(1602-1676) et , Jeune seigneur jouant du luth
et chantant, vers 1625-1649, gravure.
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1628
Ces beaux oiseaux chantent avec
vigueur les beautés et les charmes de la vie. Un luth
en position phallique pénètre la figure
pulpeuse de cette chanteuse.
D'après
Dollier
de Casson c'est
exactement ce genre de libertinage que cherchait à
fuir le jeune mystique Chomedey en pratiquant le luth dans
ses temps de loisirs.
Par contre Marie
Morin fait
discrètement état des questionnements de
Chomedey au sujet du mariage qui se seraient résolus
par un vu de chasteté
perpétuelle.
Jacques Bizard
possédait un luth. Il s'adonna aux plaisirs de la vie
à Montréal entre 1677 et 1692.
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BRUGGHEN HENDRICK TER,
Hollande 1628, LE DUO, huile sur toile, 106,5 x 82,5,
signé daté « H.T. BRUGGHEN FECIT
1628 », Paris, musée du Louvre, achat 1954,
RF 1954-1. Appartenances : Neger Jean.
Exposition : Utrecht, 1952 ; Anvers, 1952.
Bibliographie : NICOLSON A 56 ; C.S.I. 1, P.
37.
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1630-1640
Ce luthiste semble bien
représenter ce dont Paul Chomedey de Maisonneuve
aurait pu avoir l'air dans ses pratiques solitaires de son
instrument au moment où il termine sa carrière
militaire et choisit de répondre
« oui » à l'invitation qui lui
est faite de venir fonder et gouverner Montréal.
À cette époque, avant son voyage, on doit
l'imaginer avec des dentelles et linge fin tels que
décrits par Marie
Morin.
Aurait-il été
exposé aux sublimes musiques des luthistes
Gaultier : Ennemond dit Le Vieux (vers
1575-1651), Jacques (mort vers 1649, portrait
gravé d'après Jan Lievens), Denis, dit Le
Jeune, ou Gaultier de Paris (mort en 1672, peint par
Lesueur jouant du luth au milieu d'une réunion
d'amateurs) (Chauvel
1988) ?
Ou bien à celles
publiées par l'imprimeur Pierre Ballard dans la
décennie 1630-1640 par les luthites Robert Ballard,
joueur de luth de la Chambre du Roi, et Mézangeau,
musicien ordinaire du roi ; ou bien, Bouvier, Dubut et
François Dufaut (Vaccaro
1976) ?
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A late 1630's portrait that
might be Jacques Gaultier, by Jean de
Reyn.
« Le luth est
estimé en France le plus noble de tous [les
instruments], soit à raison de la douceur de ses
chants, le nombre et l'harmonie de ses chordes, son
estenduë, son accord, & la difficulté qu'il
y a de le toucher aussi parfaitement, que les sieurs
l'Enclos, Gautier, Blanc-rocher, Merville, le Vignon, &
quelques autres qui vivent maintenant (Mersenne
1636, cité par
Chauvel
1988). »
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